Mike Hoffman a récolté deux points dans la victoire des Panthers face aux Islanders, mercredi.
Mike Hoffman a récolté deux points dans la victoire des Panthers face aux Islanders, mercredi.

Hoffman se rachète

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Les Panthers de la Floride ont réussi à survivre, mercredi. Ils ont évité le balayage quand ils ont vaincu les Islanders de New York, 3-2.

Mike Hoffman a joué un rôle assez important, avec un but et une passe.

Disons qu’il avait des choses à se faire pardonner.

On le répète depuis le début de ces étranges séries de la coupe Stanley. La marge d’erreur est très mince. Inexistante.

Or, une mauvaise pénalité de Hoffman dans le match numéro deux, mardi, avait permis aux Islanders de s’installer aux commandes de la série.

Les Panthers n’ont plus le droit de perdre, maintenant. Hoffman fait partie des joueurs qui doivent élever leur jeu d’un cran.


« Les unités spéciales peuvent vous permettre de remporter des matches. »
Mike Hoffman

Hoffman a récolté ses deux points lors de supériorités numériques.

Son but, marqué au début de la troisième période, a permis aux Panthers de prendre les devants.

«Les unités spéciales sont vraiment importantes dans les séries. Vous l’avez vu, encore une fois, aujourd’hui. Les unités spéciales peuvent vous permettre de remporter des matches», a-t-il déclaré en quittant la patinoire.

Hoffman a joué un meilleur match, dans l’ensemble. La preuve, c’est que son entraîneur Joel Quenneville l’a envoyé dans la mêlée dans les deux dernières minutes de jeu, alors que les Panthers s’accrochaient à leur avance d’un but.

Ses – nombreux – entraîneurs à Ottawa ne lui ont pas souvent fait confiance dans ce type de situation.

Quenneville a pris une décision drastique, à l’approche du match potentiellement décisif. Il a apporté pas moins de cinq changements à sa formation débutante.

«Je prends toutes mes décisions en fonction des résultats et des performances individuelles», a-t-il fait valoir, durant sa visioconférence d’après-match.

«Parfois, utiliser des joueurs qui sont frais et dispos, ça peut faire une belle différence. Surtout qu’à l’heure actuelle, tous les joueurs ne sont pas au même niveau, en ce qui a trait au conditionnement physique.»

À 30 ans, Hoffman était en voie de connaître la plus productive saison de sa carrière. Il était le troisième meilleur marqueur des Panthers, en mars. Il avait récolté 59 points en 69 parties.

Les Panthers auront peut-être encore plus besoin de ses services, vendredi, dans le match numéro quatre des séries.

Le meilleur marqueur de l’équipe en saison régulière, Jonathan Huberdeau, est possiblement mal en point.

Le Québécois est resté au banc des joueurs jusqu’à la fin du match, mercredi, mais il a raté quelques présences sur la glace. Il s’est possiblement blessé à une jambe, à la suite d’une collision avec son coéquipier Noel Acciari.

Quenneville n’a pas l’air trop inquiet.

«On verra bien comment les choses vont se présenter, a-t-il commenté. Jonathan doit composer avec certaines contraintes, ces temps-ci. On garde les doigts croisés. Il devrait bien s’en sortir.»