Pascal Heidecker souhaite se qualifier pour les Jeux olympiques de 2024.

Heidecker renoue avec la compétition

Un épéiste de Gatineau tente un retour à la compétition après une pause de deux ans. Son but avoué ? Se qualifier en vue des Jeux olympiques de 2024, à Paris.

Pascal Heidecker, qui a participé aux championnats du monde seniors à quatre reprises, avait remisé son arme en 2018. « Quand je n’ai pu me qualifier au sein de l’équipe nationale, j’ai réalisé que je n’avais plus le feu sacré. J’ai décidé de prendre une pause », a-t-il raconté, dimanche matin, lors de la conclusion de la Coupe Canada d’escrime au complexe Branchaud-Brière.

Plus de 400 athlètes provenant d’un peu partout au pays ont tiré durant les trois derniers jours en Outaouais.

Heidecker, 28 ans, faisait partie du lot. Il a dû se contenter du 13e rang, vendredi, à l’épée masculine senior.

« C’est décevant. Je me sentais bien. C’était censé être une bonne journée pour moi, surtout que je tire habituellement très bien à Gatineau. J’ai l’habitude d’être un médaillé. Mais j’ai échappé un match ou deux dans la ronde préliminaire. Je me suis retrouvé avec un adversaire plus fort dès la ronde des 16. »

Décevant, car le produit du Masque de fer a remporté le bronze lors de la première étape de la Coupe Canada, en septembre à l’anneau olympique de Richmond, en Colombie-Britannique.

Au moins, il s’amuse. C’est le plus important. « J’ai repris le goût de la compétition. Ça me manquait, a lancé Heidecker, qui a déjà terminé 15e en Coupe du monde.

«Et j’ai le sentiment du devoir inachevé. J’ai participé à quatre reprises aux championnats du monde. J’ai obtenu des résultats pas pires sur la scène internationale. Et quand tu demandes à n’importe quel athlète quelle compétition il tient à faire, tout le monde va te répondre les Jeux olympiques. Je ne suis pas si vieux. Je me donne une chance en vue de 2024.»

Heidecker a établi un plan de match précis. Il a repris l’entraînement «sérieusement» tous les jours depuis septembre.

Ce dernier s’accordera un an ou deux de préparation avant de renouer avec le circuit international, dont les épreuves de Coupe du monde. Tout ça en continuant sa carrière professionnelle à Travaux publics Canada.

Tout ça, aussi, en poursuivant une autre passion, l’arbitrage.

Pascal Heidecker a passé ses journées de samedi et dimanche dans le rôle d’officiel à la Coupe Canada. Il détient sa certification nationale à l’épée et le fleuret.

«Je travaille en ce moment pour obtenir celui aussi au sabre, a-t-il précisé.

«Je devais avoir 16 ans quand j’ai commencé l’arbitrage. Tant qu’à être sur place pour une compétition, ça te permet de faire aussi un peu d’argent. C’est le fun. En étant un athlète de haut niveau, ça te permet d’obtenir un peu plus de respect que d’autres. Je n’ai pas besoin de négocier avec la frustration de certains entraîneurs parfois intenses !»