Greg Ellingon avoue qu’il a hâte de retrouver la Place TD, mais il ne sera pas accompagné de ses coéquipiers Trevor Harris et SirVincent Rogers.

Harris et Rogers rateront les retrouvailles à la Place TD

En matière de retrouvailles, on a déjà vu mieux.

On attendait avec impatience le match du 27 septembre. On devait alors souligner le grand retour des trois fils prodigues – Ellingson, Harris et Rogers – à la Place TD.

Ils devaient revenir affronter le Rouge et Noir d’Ottawa dans l’uniforme des Eskimos d’Edmonton.

On a très vite compris que SirVincent Rogers ne serait pas de la partie. Le bloqueur américain a subi une déchirure au triceps durant le camp d’entraînement. On ne l’a pas vu de la saison.

Trevor Harris est allé le rejoindre à l’infirmerie, tout récemment. On a placé le quart-arrière sur la liste des blessés pour six semaines, vendredi matin. Juste au moment où les Esks s’apprêtaient à quitter l’Alberta, on a compris qu’il ne serait pas du voyage.

Il reste bien Greg Ellingson, mais le flanqueur américain n’est pas trop du genre flamboyant.

Il n’est pas le meilleur candidat pour attiser la rivalité.

« Je n’ai pas d’amertume dissimulée », a-t-il dit, quand on lui a demandé de parler de la fin de son association avec le Rouge et Noir.

« Je serai tout simplement content de jouer à nouveau au parc Lansdowne. C’est un bel endroit. C’est un beau secteur de la ville. Tous les fans peuvent prendre l’autobus pour venir au stade. Je serai content de sauter sur le terrain de nouveau, même si je porterai des couleurs différentes. Sinon, tout sera comme avant. »

Le climat n’était pas aux retrouvailles chaleureuses, vendredi non plus.

Durant ses années à Ottawa, Ellingson s’est lié d’amitié avec Brad Sinopoli. Les deux receveurs de talent étaient inséparables. On les surnommait « les potes » au stade. The Buds, si vous préférez l’anglais.

Eh bien, Sinopoli n’était même pas certain d’avoir envie de souper en compagnie de son pote, à la veille de cet affrontement.

« Honnêtement, je ne suis pas certain. Il faudra voir l’heure à laquelle les Eskimos débarqueront en ville. On étudiera tout cela en temps et lieu. Le match sera quand même disputé assez tôt, samedi. Je viens bien finir par le croiser, un jour ou l’autre. En ce moment, je préfère penser au match », a-t-il indiqué aux journalistes qui ont assisté au dernier entraînement de la semaine.

Sinopoli a capté seulement trois passes pour 12 verges, dans le revers de la semaine dernière contre les Lions de la Colombie-Britannique.

La saison de toutes les frustrations se poursuit, pour l’ancien des Gee Gees de l’Université d’Ottawa.

Ça se passe beaucoup mieux pour Ellingson. L’athlète qui est originaire de la Floride a récolté 871 verges par la voie des airs, jusqu’ici. En maintenant ce rythme, il atteindra sans problème le plateau des 1000 verges pour une cinquième année consécutive.

« Heureusement, je n’aurai pas besoin de me mesurer directement à lui, dit Sinopoli. Je vais le croiser avant le match, sans doute. Après, je n’aurai pas vraiment besoin de penser à lui. »

« Nous appartenons à des équipes différentes. La sienne va essayer de gagner. La mienne aussi. C’est pas mal ça qui est ça. »

Deux quarts

L’entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, ne change pas d’idée. Il a toujours l’intention d’utiliser deux quarts, Dominique Davis et Jonathon Jennings, durant cette rencontre.

« Ce n’est pas un scénario idéal, reconnaît-il. Cela dit, la définition de la folie, c’est de répéter le même scénario, chaque semaine, et attendre un résultat différent. »