Six mois après avoir annoncé sa retraite, le boxeur gatinois Harley-David O’Reilly (droite) évoque la possibilité d’un retour dans l’arène, mais chez les professionnels.
Six mois après avoir annoncé sa retraite, le boxeur gatinois Harley-David O’Reilly (droite) évoque la possibilité d’un retour dans l’arène, mais chez les professionnels.

Harley-David O’Reilly pourrait sortir de la retraite

Six mois après avoir annoncé sa retraite, le boxeur gatinois Harley-David O’Reilly évoque la possibilité d’un retour dans l’arène, mais chez les professionnels.

Médaillé de bronze aux Jeux du Commonwealth, l’athlète âgé de 31 ans avait accroché ses gants en janvier après avoir vu son rêve olympique prendre fin. Des blessures l’avaient empêché notamment de participer au tournoi canadien de qualification, quelques semaines avant Noël.

Depuis, ses côtes ont pris du mieux. Mais c’est surtout l’état de sa main droite qui lui fait croire que son dernier combat n’a finalement pas été disputé.

O’Reilly est ressorti encouragé d’une visite chez un spécialiste en mai. Il a reçu la première de trois injections de cortisone qui pourrait aider à chasser la douleur, lui dont le pouce cassé avait mal guéri.

«Je viens de faire un premier entraînement complet, a soutenu O’Reilly au Droit, tard vendredi soir.

«Je suis encore jeune. Si ma main va mieux, je vais revenir. Si ça ne va pas, je vais passer à autre chose.»

Le test, ce sera lorsqu’il pourra échanger des coups dans un gymnase avec un partenaire d’entraînement. Pour l’instant, les règles sanitaires du gouvernement ne permettent pas des séances collectives.

«Ce n’est pas la même chose que de frapper dans un sac. Je vais savoir vraiment comment ma main se porte quand je vais mal frapper un coude ou la tête d’un autre boxeur à l’entraînement.»

O’Reilly a disputé une soixantaine de combats dans les rangs amateurs, signant plus de 40 victoires. Il est devenu champion canadien chez les 81 kg en 2017, ce qui lui avait ouvert les portes de l’équipe nationale à Montréal.

En plus de monter sur le podium aux Jeux du Commonwealth en 2018, on l’a retrouvé aux Jeux panaméricains, l’été dernier, au Pérou. Il a aussi représenté le Canada à des tournois internationaux, dont en Europe.

«C’est sûr que je ne me vois pas devenir un Mayweather. Ce rêve de jeune est pas mal fini pour moi. Mais si je peux faire 10 à 15 combats professionnels.... Je veux vivre sans regret. On verra si la main le permet ou non.»

En attendant, O’Reilly veut se concentrer sur un nouveau rôle que lui a confié le club de boxe BG Buckingham.

On l’a recruté en tant qu’entraîneur. Il viendra notamment épauler la relève outaouaise.

«Je veux surtout me concentrer pour l’instant à aider l’équipe tout en développant ma carrière en coaching. Il y a un bon groupe là-bas. On va s’amuser. Marcellin, ça fait longtemps qu’il coache. Moi, je peux partager mon expérience internationale et tout le bagage de boxe que j’ai acquis lors de tournois et de camps d’entraînement avec l’équipe nationale.»

Marcellin, c’est Marcellin Gaumont. Il a fondé BG Buckingham, qui avait gagné la bannière du meilleur club lors des Gants d’argent en 2017.

L’équipe compétitive comprend notamment Alexandre Gaumont, un droitier de 165 livres qui s’avère un des plus beaux espoirs de l’Outaouais dans les rangs amateurs. Il a gagné l’or au Défi des champions de Boxe Québec au début du mois de mars.

«Nous sommes super contents de l’avoir (O’Reilly) chez nous. C’est un bon gars qui possède les mêmes valeurs que nous. Je me souviens quand il venait s’entraîner ici. Il était toujours bien reçu. Il ne se promenait pas avec une attitude de champion», a soutenu Marcellin Gaumont.

«Il s’amène avec une belle crédibilité. Il commence mardi. J’ai hâte de le présenter aux boxeurs.»