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Hans Lafleur pratique le saut en hauteur depuis une décennie.
Hans Lafleur pratique le saut en hauteur depuis une décennie.

Hans Lafleur veut sauter pour le Canada

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Son nom pourrait devenir familier lors des deux prochains cycles olympiques dans la capitale nationale.

Hans Lafleur rêve de représenter le Canada en 2024 à Paris ou 2028 à Los Angeles. Il l’a déjà fait dans les rangs juniors à des rencontres internationales.

«Je faisais partie de l’équipe nationale d’athlétisme aux Jeux panaméricains juniors en 2015, à Edmonton», souligne l’ancien élève de l’école secondaire Franco-Cité d’Ottawa.

Lafleur n’est pas sprinteur, ni marathonien ou lanceur de poids. Sa spécialité? Le saut en hauteur.

Il le pratique depuis une décennie. Depuis que le gaillard de six pieds un pouce a l’âge de 13 ans.

«Parce que j’ai toujours été haut de taille. Puis j’ai commencé à aimer ce feeling d’être haut de terre.»

Son nom est revenu parmi les médaillés de la première étape de la série des qualifications olympiques organisée par Athlétisme Canada.

Hans Lafleur a terminé deuxième chez les hommes avec un saut de deux mètres.

On est bien loin du record canadien détenu depuis sept ans par Derek Drouin, qui avait atteint la barre de 2,40 m.

«Le standard olympique est de 2,30 m. En sachant que j’entre dans mes meilleures années, une bonne poussée est très possible. Tes meilleures performances chez les hommes en saut, tu les obtiens habituellement entre les âges de 25 à 33 ans.»

Lafleur fêtera justement son quart de siècle plus tard cet été. Son record personnel est de 2,13 m.

Pour l’instant, il dit se «fixer des objectifs réalistes». D’abord se qualifier en vue des championnats canadiens et percer le top 100 mondial.

Et surtout en 2021, c’est de rattraper le temps perdu.

«C’était ma première compétition en un an et demi», dit-il de sa sortie du week-end dernier au stade Terry-Fox.

Ajoutez à cela qu’il n’a pu s’entraîner l’hiver dernier. Le dôme Louis-Riel était fermé en raison de la pandémie.

«Habituellement, tu as une saison en salle. Ça te prépare pour l’été. Ça te permet de retrouver tes points de repère», explique-t-il.

«Là, je suis arrivé sans préparation comme plusieurs autres athlètes. Tu t’ajustes au fur et à mesure.»

Ajoutez à cela que la météo est venue compliquer la donne. Plus précisément la pluie.

«Au saut en hauteur, tu dois calculer la courbe de ton élan. Il y a plusieurs ajustements à apporter», rappelle Lafleur.

«Quand la température n’est pas favorable, tu sais que c’est une occasion perdue d’obtenir un standard précis. Déjà que nous n’avons pas beaucoup de temps à gaspiller. Le nombre de compétitions est limité. Au lieu d’une vingtaine comme c’était le cas auparavant, nous en aurons juste huit cette année.»

Sur cette réponse, un retour au travail l’attendait. Hans Lafleur avait profité d’une pause dans son emploi au sein d’une compagnie de livraison d’alcool pour parler d’athlétisme en ce lundi après-midi.