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Hannah (photo) et Jared Schmidt ont participé à leur huitième étape de la Coupe du monde en milieu de semaine dernière à Reiteralm, en Autriche.
Hannah (photo) et Jared Schmidt ont participé à leur huitième étape de la Coupe du monde en milieu de semaine dernière à Reiteralm, en Autriche.

Hannah et Jared Schmidt, un duo frère et sœur qui rêve aux Jeux

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Trente ans plus tard, un autre duo frère et soeur de la région pourrait participer aux Jeux olympiques.

En 1992, les patineurs artistiques d’Aylmer, Isabelle et Paul Duchesnay, avaient même gagné l’argent en danse sur glace à Albertville. Hannah et Jared Schmidt, eux, ne rêvent pas au podium en 2022, à Pékin.

Se retrouver aux Jeux sera déjà un exploit pour ces deux anciens skieurs alpins qui ont migré vers le ski cross sur le tard.

« C’est mon objectif, même si je suis quand même nouvelle », affirme Hannah, qui pratique ce sport depuis seulement trois ans.

La femme âgée de 26 ans a signé le meilleur résultat de sa jeune carrière, il y a une semaine, terminant 10e aux championnats du monde en Suède. Elle dispute sa première saison complète sur le circuit de la Coupe du monde, tout comme son frère.

Jared Schmidt

C’est Jared, âgé de 23 ans, qui l’a convaincue de l’imiter et tenter sa chance en ski cross après la fin de ses études en criminologie à l’université Carleton.

L’équipe canadienne de développement a rapidement recruté la paire originaire d’Ottawa. À leur première saison en 2018-2019, les Schmidt ont participé à des épreuves du circuit Nor-Am et de la Coupe d’Europe avant de subir chacun une blessure majeure.

Jared s’est déchiré le ligament collatéral médial du genou droit. Quant à Hannah, elle a subi une fracture du plateau tibial du genou droit.

« Tout ça s’est passé en l’espace de deux semaines », raconte Jared.

Résultat, la paire n’a pu concourir l’hiver dernier. Elle a passé son temps à guérir. « Nous avons fait notre réhabilitation ensemble. Nous avons travaillé très fort. Nous habitons dans la même maison à Calgary », souligne Jared.

« Nous voyageons aussi ensemble, ajoute Hannah. C’est le fun. Nous visitons de nouveaux endroits et découvrons de nouvelles pistes ensemble. »

Les Schmidt ont grandi dans le secteur Dunrobin. Ils ont étudié en français jusqu’en huitième année.

Leur enfance a été passée sur les pentes du Mont-Tremblant où papa est entraîneur certifié au club de ski alpin.

« Tous mes coéquipiers et entraîneurs étaient francophones. Je n’avais pas le choix de parler français », raconte en riant Jared, qui maîtrise toutes les expressions québécoises.

« Quand j’étais à Tremblant, je ne faisais pas juste des entraînements en ski alpin. J’allais aussi jouer sur mes skis dans le bois et faire des sauts. J’avais du plaisir avec mes amis. C’est un peu ça le ski cross. Tu as toujours un parcours différent avec des sauts et des courbes », explique-t-il.

« Quand tu arrives en bas de la piste, tu veux remonter tout de suite pour la refaire. C’est tellement excitant », ajoute pour sa part Hannah.

Les Schmidt ont un hiver occupé. Ils ont participé à leur huitième étape de la Coupe du monde en milieu de semaine dernière à Reiteralm, en Autriche.

Hannah a chuté lors des qualifications tandis que Jared n’a pu accéder à la ronde éliminatoire, terminant 40e.

« J’affronte des gars d’expérience qui sont sur le circuit depuis 10 à 15 ans. Ils connaissent toutes les pistes. Ça fait la différence quand le classement est serré. Souvent, il y a juste une seconde de différence entre la première et 32e place lors des qualifications », relate Jared, dont le meilleur résultat cet hiver en Coupe du monde est une 29e place à Idre Fjäll, le mois dernier, en Suède.

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FORT CONTINGENT OLYMPIQUE EN VUE DANS LA CAPITALE

Une quinzaine d’athlètes d’Ottawa-Gatineau pourrait se retrouver en sol chinois dans un an pour l’aventure olympique.

Qui sont-ils ? Peuvent-ils aboutir sur le podium ? Y a-t-il de nouveaux visages à surveiller dans les prochains mois ?

Commençons par le patinage de vitesse sur longue piste, un sport dans lequel trois athlètes pourraient gagner au moins une médaille, et même plus. Il y a la vice-championne du monde Ivanie Blondin, qui fera partie des favorites au départ groupé. Isabelle Weidemann et elle, tous deux d’Ottawa, forment un trio redoutable avec la Québécoise Valérie Maltais à la poursuite par équipe chez les femmes. Leurs médailles dans la bulle à Heerenveen dans le dernier mois confirment les espoirs fondés en elles.

Ivanie Blondin fera partie des favorites au départ groupé.

À Blondin et Weidemann se greffera Vincent De Haître, qui était vice-champion du monde en titre au 1000 mètres avant de prendre une pause, il y a trois ans, pour se concentrer sur le cyclisme sur piste. Reste à voir si la fierté de Cumberland retrouvera sa forme d’antan à temps pour les Jeux en février 2022.

Toujours sur la glace, mais en patinage artistique, un autre athlète franco-ontarien s’avère un sérieux espoir de médaille. Natif de Cornwall, Paul Poirier forme un des meilleurs couples en danse sur glace avec Piper Gilles. Champions canadiens en titre, ils ont terminé deuxièmes l’an dernier à la compétition des Quatre continents.

En curling mixte, John Morris, d’Ottawa, s’avère le champion olympique en titre avec Kaitlyn Lawes. Reste à voir si la paire pourra se qualifier en vue des Jeux.

En curling féminin, Rachel Homan a tout gagné déjà en carrière à l’âge de 31 ans sauf une médaille olympique. Son quatuor avait déçu en 2018 en terminant sixième avec une fiche de 4-5.

Homan n’a pas caché son désir de participer à nouveau aux Jeux afin de corriger cette rare erreur de parcours.

Jusqu’à quatre skieurs de fond formés en Outaouais pourraient faire le voyage à Pékin en 2022. Katherine Stewart-Jones, Laura Leclair, Antoine Cyr et Pierre Grall-Johnson sont tous membres de l’équipe canadienne qui se trouve en Europe depuis plus d’un mois sur le circuit de la Coupe du monde.

En ski alpin, la Franco-Ontarienne Valérie Grenier tentera d’améliorer sa surprenante sixième place obtenue à PyeongChang au combiné. Elle pourrait être accompagnée de Simon Fournier, de Hull, qui participe aux épreuves de la Coupe du monde depuis deux hivers.

Le duo frère et soeur formé de Jared et Hannah Schimdt, d’Ottawa, espère obtenir son billet olympique en ski cross. La vétérante en skeleton, Mirela Rahneva, également d’Ottawa se remet en ce moment d’une chirurgie spinale subie en décembre. Elle croit pouvoir retrouver la santé de même que la vitesse et la technique qui lui ont permis de gagner neuf médailles depuis 2016 en Coupe du monde.

Finalement en hockey, les Sénateurs comptent quelques joueurs dans la mire de leur pays natal. On pense au défenseur canadien Thomas Chabot de même qu’au fougueux attaquant américain Brady Tkachuk et la recrue allemande Tim Stützle.