Olivier Hanlan, 25 ans, avait évolué à Lituanie en 2015-2016, gagnant le titre avec le Zalgiris Kaunas. Puis l’an dernier, il a évolué en France.

Hanlan a brillé dans la G-League

Olivier Hanlan est fatigué. Très fatigué. Mais il s’avère aussi un joueur très comblé depuis trois jours.

Le garde d’Aylmer a aidé les Spurs d’Austin à remporter le championnat de la G-League, le circuit de développement de la NBA. Il a inscrit 14 points en plus de récupérer sept rebonds dans le gain de 98-76 contre le club-école des Raptors de Toronto, mardi soir, à Mississauga.

« Nous allons encore célébrer ce soir », a-t-il avoué au bout du fil, vendredi, lorsque joint au Texas.

La conquête met fin à ce qu’il qualifie de « très longue saison ». Sa première en Amérique du Nord depuis son passage chez les pros.

Hanlan, 25 ans, avait évolué à Lituanie en 2015-2016, gagnant le titre avec le Zalgiris Kaunas. Puis l’an dernier, il a évolué en France.

« En Europe, tu joues 40 matches sur une période de 10 mois. Ici, j’ai joué une cinquantaine de parties en six mois. Tu n’as pas autant de temps pour le repos. »

Pas qu’il s’en plaint. Hanlan s’est rapproché de la NBA.

Les Spurs de San Antonio détiennent ses droits à la suite d’une transaction en 2016 avec le Jazz de l’Utah qui avait repêché, un an plus tôt, l’ancien joueur des Cyclones de l’école secondaire Grande-Rivière.

La G-League se veut une belle vitrine. Participer à sa finale aussi.

Hanlan a aidé sa cause. Il a entamé 30 des 44 parties régulières du club-école des Spurs, conservant une moyenne de 14,7 points. « J’ai pu prouver que je peux m’adapter à différents styles de jeu, à différentes situations », a-t-il souligné.

« Des fois, j’étais partant. D’autres matches, je débarquais du banc durant le match pour jouer 15-20 minutes. Mais peu importe mon utilisation, je trouvais une façon de contribuer. »

Qui dit Spurs, dit une des meilleures organisations du basket pro. Une concession qui a gagné cinq titres de la NBA depuis 1999. Elle demeure toujours aussi compétitive malgré le départ de divers joueurs d’impact au fil des ans.

« Il y a une tradition gagnante. Ici à Austin, on fait exactement les mêmes choses qu’à San Antonio quand vient le temps des pratiques ou de la préparation pour nos matches. Tout est fait sérieusement. On nous inculque une mentalité de gagnants... On nous apprend à toujours trouver une façon de gagner. »

Hanlan se montrait évasif sur la suite des choses pour lui. Il a répété vouloir se reposer dans les prochaines semaines.

« Et laissez mon agent s’occuper de tout ça, a-t-il dit de son avenir. Je sais que ça sera définitivement un été assez intéressant », a ajouté l’athlète de 6’4’ et 190 livres.

Dans les prochains jours, son téléphone devrait sonner. Basketball Canada va probablement lui demander de participer aux parties de qualifications de la Coupe du monde prévues en juillet à Toronto et Ottawa. « J’aimerais définitivement jouer à Ottawa. Habituellement, les matches se passent ailleurs », a rappelé Hanlan, qui avait porté les couleurs de l’équipe nationale l’automne dernier lors de parties de qualifications en République dominicaine.