Alexis Guimond a inscrit un chrono de 1m28, 88 bon pour le deuxième rang en Corée du Sud.

Guimond poursuit sur sa lancée

Plus que jamais, Alexis Guimond peut se permettre de rêver à une médaille aux Jeux paralympiques.
Le skieur para-alpin de Hull a remporté l'argent dimanche à l'épreuve de descente de la Coupe du monde à Pyeongchang, en Corée du Sud. « Sur la même piste qui servira aux Jeux dans un an », a-t-il rappelé au bout du fil.
Il était 8h du matin en Outaouais, 21h en Asie lorsque Guimond a rappelé le journaliste. Il surfait encore sur sa performance réalisée plus tôt dans la journée.
Il s'agissait de sa troisième médaille à une compétition majeure à sa saison recrue sur la scène internationale.
L'espoir âgé de 17 ans avait terminé troisième en slalom géant debout aux championnats du monde à la fin janvier. Une dizaine de jours auparavant en Slovénie, il avait remporté l'épreuve de la Coupe du monde de Kranjska Gora.
« Ça aide beaucoup à la confiance. Si j'ai pu terminer deuxième ici, ça me dit que je peux obtenir un autre bon résultat dans un an. »
Surtout, Guimond a pris de bonnes notes qui pourraient lui servir en 2018.
« La météo varie beaucoup ici. Tu peux skier une journée sur de la glace, l'autre dans la slush... Il y a même eu du smog en après-midi. »
Sa plus récente réussite vient aussi prouver sa polyvalence en piste. Le bébé de l'équipe nationale a autant excellé dans les épreuves techniques que de vitesse.
« Je suis pas mal satisfait de ma saison. Ça dépasse toutes mes attentes, même si j'avais déjà confiance en mes moyens. »
Il lui reste encore trois courses en Corée du Sud. Par la suite, ce sera place aux championnats canadiens et américains aux épreuves techniques à Mammoth Lakes, en Californie.
Un voyage l'attendra aussi en avril à Kitzbuhel afin de participer à une campagne promotionnelle d'un de ses commanditaires, Rossignol. Il s'agira de sa première expérience à un tel événement.
Alexis Guimond, qui souffre d'hémiparalysie, salive aussi en pensant au repos qui l'attend au printemps.
« Ce fut une saison très dure sur mon corps. Je n'ai jamais été aussi fatigué... Même si je suis jeune, ce fut un gros choc de voyager autant, de s'entraîner tous les jours. Je vais finir par m'adapter avec un peu plus de temps. »
« En même temps, tout le monde en Coupe du monde est épuisé. Tout le monde commence sur la neige tôt en août et ça se termine à la fin mars. C'est long. »