Erik Gudbranson (à gauche) sera joueur autonome avec restriction l’été prochain.

Gudbranson repart à neuf

VANCOUVER — Erik Gudbranson est convaincu que sa deuxième saison à Vancouver sera meilleure que sa première.

Ce ne sera pas difficile alors que l’arrière franco-ontarien originaire du secteur Orléans d’Ottawa avait vu sa campagne être interrompue après 30 parties en raison d’un ligament déchiré à un poignet qui a nécessité une opération. Sans leur imposant gaillard de 6’ 5’’ et 220 livres acquis de la Floride À la ligne bleue, les Canucks ont raté les séries éliminatoires à la fin de la saison 2016-2017.

Gudbranson est de retour en santé cet automne et il pense que l’arrivée d’un nouvel entraîneur-chef en Travis Green pourrait avoir le même effet sur les Canucks que l’entrée en scène de Guy Boucher a eu l’an passé à Ottawa.

« Du côté personnel, je m’attends à être meilleur que je l’ai été quand j’ai joué la saison dernière, a raconté le défenseur qui s’était contenté d’un but et cinq passes lors de ses 30 matches, avec un différentiel de moins-14. Je n’ai plus à composer avec une blessure (il s’était blessé pendant le calendrier préparatoire), c’est déjà ça en partant. Je pense que nous avons une bonne fondation pour avoir un bon club ici, et ‘Greener’ a apporté de bons systèmes de jeu alors que notre personnel s’est amélioré. »

La majorité des observateurs voient les Canucks en situation de reconstruction, pourtant, prédisant qu’ils pourraient faire partie de la loterie pour obtenir le premier choix au prochain repêchage. La saison est encore très jeune, évidemment, mais ils ont causé une grosse surprise en défaisant les Oilers d’Edmonton 3-2 samedi dernier lors de leur match inaugural.

« Le système de Travis demande qu’on joue de façon agressive, sur les 200 pieds de la patinoire. C’est très simple et il fonctionne bien plus on le pratique. Ça s’est bien transposé lors de notre premier match et c’est un pas dans la bonne direction, estime Gudbranson. C’est un système qui me convient bien, il faut être agressif un peu partout sur la patinoire. S’il y a des erreurs qui sont commises, ce sera parce que nous avons été proactifs sur la glace. »

Au milieu de leur camp d’entraînement, les Canucks ont été appelés à disputer deux parties hors-concours contre les Kings de Los Angeles en Chine, un périple que Gudbranson, un grand voyageur devant l’éternel, a apprécié.

« Ça a été une expérience très cool. C’était un peu trépidant comme voyage, mais c’était le fun d’aller vers l’inconnu. Il n’y avait pas beaucoup de gars de l’équipe qui étaient allés là, c’était certainement ma première fois. Mais c’était encore le camp d’entraînement, les gars travaillaient fort pour apprendre le système et tout ça », souligne-t-il.

Le troisième choix au total du repêchage de 2010, dont le frère Alex fait partie de l’organisation des Maple Leafs de Toronto (il a été cédé cette semaine à leur club affilié d’Orlando, dans la ligue East Coast), dit se plaire énormément sur la côte du Pacifique, au pied des Rocheuses. Il ne demanderait pas mieux que de rester en Colombie-Britannique pour encore plusieurs années, mais après sa saison difficile de l’an passé, il a dû se contenter de signer un contrat d’un an seulement, au même salaire (3,5 millions $) que l’an dernier. Il sera joueur autonome avec restriction l’été prochain, et un an plus tard, il pourrait devenir agent libre sans compensation.

« Je suis plus à l’aise ici après une certaine transition au début. Je suis à l’aise dans la ville, et dans le système. Il me reste à espérer que je vais connaître une meilleure année », dit-il à ce sujet.

Depuis le jour un du camp d’entraînement, il a été jumelé à un nouveau partenaire, Michael Del Zotto, l’ancien des Rangers, des Predators et des Flyers plus récemment qui a signé un contrat de deux ans pour 6 M $ comme joueur autonome l’été dernier.

« Il est un très bon joueur, il patine bien et voit le jeu se développer. Dans notre zone, il joue un jeu assez simple. Et il est capable de patiner et monter dans le jeu. J’espère qu’on va bien se compléter », affirme Gudbranson, 25 ans, qui forme une deuxième paire avec lui, les vétérans Alexander Edler et Chris Tanev étant appelés à affronter les meilleurs trios adverses habituellement.