« Notre équipe est de loin supérieure à ce qu’elle était il y a neuf jours », affirme l'entraîneur-chef du Crunch de Syracuse, Benoît Groulx.

Groulx fait preuve de patience

Les années se suivent, mais ne se ressemblent vraiment pas pour Benoît Groulx.

L’an dernier, à Syracuse, le Gatinois a eu le privilège de diriger une formation bourrée de vétérans. Il a su en tirer profit au maximum, atteignant la finale de la Coupe Calder.

Cette année, le portrait est fort différent.

Quand le Crunch s’est pointé à Belleville pour affronter les Senators dans leur match inaugural, il présentait une fiche de 3-5-1.

« C’est certain que ce n’est pas la fiche qu’on voudrait avoir. Dans le hockey, toutefois, on dit souvent qu’on a la fiche qu’on mérite », a déclaré Groulx lorsque nous l’avons croisé quelques heures avant la partie.

L’homme est quand même optimiste. « Notre équipe est de loin supérieure à ce qu’elle était il y a neuf jours », affirme-t-il.

Groulx vit simplement ce que des dizaines d’autres entraîneurs de la Ligue américaine ont vécu avant lui.

Trois de ses leaders de la saison dernière ont été promus. Jake Dotchin, Gabriel Dumont et Yanni Gourde évoluent désormais dans la LNH, ils portent les couleurs du Lightning de Tampa Bay.

Ils ont été remplacés par des espoirs qui ont bien peu de vécu dans le monde du hockey.

« Nous avons neuf recrues qui apprennent à se comporter comme des professionnels au quotidien. Ces joueurs-là sont en train de découvrir notre ligue. Plusieurs d’entre eux sont surpris de voir comment on joue, ici. Forcément, ils tombent en mode apprentissage. »

Comme dans le junior

Le travail de Groulx ressemble davantage à celui qu’il accomplissait dans le temps où son bureau était situé au Centre Guertin.

« Je reconnais effectivement des jeux qui se font dans le junior et qui ne peuvent pas être faits ici. J’ai des discussions au quotidien avec ces gars-là. Ils ont tous du talent et le cœur à la bonne place. Ils sont sur la bonne voie pour éclore. Combien de temps ça va prendre ? Je ne le sais pas. »

Groulx se réjouit, en attendant, de voir ses anciens protégés contribuer aux succès de la meilleure formation de l’Association Est de la LNH. « C’est un travail d’équipe. Oui, j’ai contribué. Le mérite revient quand même aux joueurs.