Curtis Granderson (droite) a été un des meilleurs joueurs de l’équipe au cours des premières semaines du calendrier.

Granderson livre la marchandise

TORONTO — Quand les Blue Jays de Toronto ont embauché Curtis Granderson l’hiver dernier, ils espéraient que le vétéran voltigeur puisse être une bougie d’allumage pour un club aspirant à lutter pour le sommet de l’Est de l’Américaine.

Il a plutôt été un des meilleurs joueurs de l’équipe au cours des premières semaines du calendrier.

«Il a été immense, a déclaré le lanceur J.A. Happ. J’ai adoré cette embauche dès son annonce cet hiver. C’est un pro. Il donne toujours de bonnes présences au bâton. C’est un joueur qui peut tout faire sur le terrain.»

Granderson a connu un excellent mois au bâton. Son circuit en solo en 10e manche du match de lundi, qui a donné une victoire de 4-3 aux Jays contre les Red Sox de Boston, est son troisième de la saison. Il a ainsi haussé sa moyenne à ,321.

Avant les matchs de mercredi, Granderson affiche également une moyenne de présences sur les buts de ,424 et une moyenne de présence et de puissance de ,996 en 20 rencontres.

«Je pense qu’il est encore tôt, a-t-il dit au cours d’une récente interview. Nous n’avons pas joué une tonne de matchs et je n’ai pas une tonne de présences. Vous avez des périodes où tout va très bien pour vous et d’autres où ça va un peu moins bien.

«De mon côté, je prends les choses un jour à la fois et je ne me soucie pas de ce qui s’est passé. Pas plus que je me soucie de ce qui va arriver, parce que vous ne pouvez que contrôler ce qui se passe maintenant.»

À 37 ans, Granderson a toujours suffisamment de vitesse pour être utilisé au premier rang du rôle offensif. Celui qui a pris part à trois matchs des étoiles a aussi assez de puissance pour être inséré au milieu de celui-ci. Le gérant John Gibbons peut l’utiliser au champ gauche comme au champ droit, même comme frappeur désigné.

«Il a frappé pas mal de circuits et on peut s’attendre à ce qu’il en frappe d’autres, a dit Gibbons. Il nous donne toujours de bonnes présences contre les droitiers et il a été efficace contre certains gauchers cette saison. Dans certaines circonstances, on pourrait même le laisser affronter les gauchers. «Je ne suis pas surpris. Je pense qu’il a été très bon, a poursuivi Gibbons. C’est pour ça que nous l’avons embauché. Il a connu une belle carrière jusqu’ici et nous croyons qu’il en a toujours suffisamment dans le réservoir pour faire une différence ici. C’est ce qu’il fait jusqu’ici.»

Granderson a signé un pacte d’une saison avec les Jays, d’une valeur de 5 millions $ US. Repêché au troisième tour par les Tigers de Detroit en 2002, il s’est taillé un poste avec l’équipe en 2006. Il a compilé des statistiques impressionnantes avec les Tigers (jusqu’en 2009), les Yankees de New York (2010-13) et les Mets (2014-17).

Ses statistiques ont faibli quelque peu la saison dernière et les Mets l’ont échangé aux Dodgers de Los Angeles. Il a tout de même frappé 26 circuits en tout. Il souhaite saisir l’opportunité que lui offrent les Jays.

«Je tente juste de ne pas m’emporter quand ça va bien et de ne pas m’en faire quand ça va mal, a expliqué Granderson. J’ai apporté de petits ajustements et je travaille avec l’équipe d’entraîneurs ici afin d’être sur le terrain le plus longtemps possible.»