Le club de goilf Dunnderosa, à Chelsea
Le club de goilf Dunnderosa, à Chelsea

Glissades, pizzeria et maisons remplaceront le golf à Chelsea

Les dernières balles ont été frappées au club de golf Dunnderosa, qui accueillait des joueurs depuis 1964 au pied du parc de la Gatineau.

Les verts et allées laisseront place à un important projet de développement récréotouristique et immobilier dans les prochaines années, a appris LeDroit. Des glissades sur tubes à neige, une pizzeria avec four à bois, un casse-croûte et une terrasse dotée d’un bar Tiki font notamment partie des plans de la phase 1 prévue sur 10 acres à Chelsea.

Tout ça viendra s’ajouter au mini-golf Dunn-D’s, déjà en place depuis 2009.

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« La première phase s’appellera le Village Dunn-D’s. Notre logo sera un crocodile », souligne Mathieu Chénier, un des deux propriétaires du Dunnderosa avec l’homme d’affaires Pierre Wistaff.

Le nom de Chénier est connu en Outaouais. Son visage aussi. On le retrouve sur de nombreuses pancartes « À vendre » de RE/MAX. Il est courtier immobilier.

Ce dernier est devenu officiellement partenaire de Wistaff en mars dernier avant la pandémie. « Mais ça fait deux à trois ans que je travaille sur le projet », précise-t-il.

La phase 2, elle, prévoit la construction de logements sur les 43 autres acres qui accueillaient auparavant des golfeurs.

« Je peux confirmer qu’il y a un projet immobilier, mais je ne peux pas garantir le nombre d’habitations. Nous avons des partenaires pour cette phase et il est trop tôt encore pour en discuter publiquement. Rien n’a été déposé à la municipalité », explique Mathieu Chénier.

La construction éventuelle d’un hôtel ou auberge à l’intersection des chemins Notch et Kingsmere lui trotte aussi en tête.

« Il y a du tourisme à Chelsea avec le Nordik Spa-Nature et les randonnées dans les sentiers du parc de la Gatineau, autant à l’été et l’hiver, mais il n’y a aucun hébergement, explique le jeune promoteur âgé de 33 ans. Les gens doivent aller dormir à Hull. Je pense que la municipalité regarderait ça d’un bon œil. »

Des travaux ont déjà été entamés sur le site de l’ancien terrain de golf. L’enclos des voiturettes a disparu.

Le chalet, construit en 1889, subit une cure de rajeunissement tout en conservant son cachet de l’époque. Il servira de salle de réception pour des événements et réunions.

L’ouverture des huit à 10 pistes du parc de glissade sur tubes à neige est prévue en vue de la saison 2021-2022. Des tests pourraient avoir lieu dès l’hiver prochain.

Le tout sera aménagé sur l’ancien départ du premier trou du Dunnderosa. « C’est la première chose à laquelle j’ai pensé que nous pourrions faire en voyant la pente ici », affirme Mathieu Chénier, qui évalue les travaux de la première phase à près d’un million de dollars.

Mathieu Chénier (droite) et son partenaire Pierre Wistaff, propriétaires du Dunnderosa

« La localisation pour un tel projet est idéale. Il y a du potentiel ici. Puis Chelsea est en développement. Tu as déjà trois gros projets immobiliers dont les ventes vont bien. »

Il s’agit des projets de la Ferme Hendrick, du Ruisseau Chelsea et du Quartier Meredith pilotés par trois groupes différents dans le district 2 de la municipalité de 6900 habitants.

« C’est un gros projet qu’on a ici. On va y aller une étape à la fois avec ce qui peut être rentable. Le mini-golf roule déjà très bien. Mais il faut le faire connaître davantage. Il y a beaucoup de gens encore dans la région qui ne savent pas où il est situé. »

La décision de cesser les activités du club de golf a été prise après la saison 2019. Il ne restait qu’une dizaine de membres selon les propriétaires.

Le parcours de 2410 verges s’avérait idéal pour les débutants avec ses 18 trous à normale trois. Plusieurs golfeurs de l’Outaouais y ont disputé leur première ronde durant leur jeunesse. Les plus vieux en profitaient, eux, pour améliorer la précision de leur coup d’approche.

« La rentabilité n’était pas là. Ça coûtait trop cher à maintenir. Les machines étaient vraiment vieilles. Il aurait fallu se rééquiper, explique Mathieu Chénier, lui-même un golfeur.

«N’importe quel homme d’affaires aurait pris la même décision. Si tu fais déficit année après année, tu vas fermer. Même si le prix pour jouer était moins élevé qu’ailleurs, ça coûtait tout autant à entretenir le terrain.»