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Glenroy Gilbert se souvient encore très bien du coup de théâtre réalisé par ses amis Donovan Bailey, Bruny Surin, Robert Esmie et lui, il y a 25 ans, à Atlanta.
Glenroy Gilbert se souvient encore très bien du coup de théâtre réalisé par ses amis Donovan Bailey, Bruny Surin, Robert Esmie et lui, il y a 25 ans, à Atlanta.

Glenroy Gilbert: répéter l’exploit de 1996

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Glenroy Gilbert se souvient encore très bien du coup de théâtre réalisé par ses amis Donovan Bailey, Bruny Surin, Robert Esmie et lui, il y a 25 ans, à Atlanta.

Le relais 4x100 m canadien avait surpris les États-Unis, champions olympiques en titre et pays hôte, pour rafler l’or aux Jeux en 1996. C’était la consternation dans le stade.

« On dirait que c’était juste hier... puis je me regarde dans le miroir et je vois le gris dans mes cheveux. Je réalise que ça fait déjà un quart de siècle. C’est un dur retour à la réalité », lance Gilbert, l’ancien sprinter d’Ottawa qui dirige maintenant l’équipe canadienne d’athlétisme depuis quatre ans.

À première vue, ce dernier semble encore un type en grande forme à l’âge de 52 ans.

On l’a impression qu’il pourrait s’amuser dans une course amicale avec le triple médaillé olympique Andre De Grasse et Aaron Brown, les deux gros noms du sprint en ce moment au pays.

Ça fait bien rire Glenroy Gilbert.

« Aucune chance de me voir courir à leurs côtés. Je connais mes limites. Je ne crois pas que je pourrais franchir plus de 10 mètres avant qu’un de mes muscles cède ! Je préfère maintenant les longues marches ! »

Ce qui lui arrache aussi un sourire ces jours-ci ? L’alignement de 57 athlètes que le Canada enverra aux Jeux olympiques à Tokyo.

Glenroy Gilbert

« Un groupe très solide et diversifié. Tu as autant de l’expérience que de la jeunesse. Nous avons de bons athlètes dans les épreuves d’endurance. Nous avons de redoutables espoirs au saut en hauteur. Nos sprinters sont rapides. Partout, nous sommes bien positionnés pour assister à de belles performances », affirme Gilbert.


« Je nous vois gagner des médailles. Je crois que chaque jour, il y aura des athlètes à surveiller. C’est ce qui rend le tout excitant. Nous possédons de nombreux athlètes dans le top 8 mondial. »
Glenroy Gilbert

Reste à voir si on pourrait assister à une répétition des Jeux de 1996. Bailey avait gagné l’or au 100 m. Quelques jours plus tard, il aidait le Canada à devenir champion olympique au relais 4x100 m.

De Grasse a signé le quatrième temps le plus rapide au 100 m en 2020, stoppant le chrono à 9,97 secondes.

Quant au relais canadien, il montre le troisième temps le plus rapide cette saison.

« Je pense que c’est réaliste de dire que nous avons les morceaux du casse-tête pour réaliser l’exploit au relais », affirme Gilbert. Nos gars sont tous familiers avec un et l’autre. Un peu comme nous l’étions en 1996. Ça aide beaucoup. Il reste quand même du travail à faire d’ici les Jeux. Ce fut difficile dans la dernière année et demie de se réunir et s’entraîner. Heureusement, nous aurons quelques séances d’entraînement avant nos courses. »

Les membres de l’équipe canadienne d’athlétisme commenceront à se pointer au Japon dès dimanche.

« Nous arriverons en trois vagues. Nos athlètes se retrouvent en ce moment un peu partout dans le monde », souligne Gilbert.

Et ceux qui affirment que le Canada sera un des pays les plus affectés sportivement par la pandémie à ces Jeux ? Le champion olympique se dit en désaccord.

« Tous les pays ont été touchés à divers degrés par cette pandémie au niveau sportif. Tous les pays n’ont pas pu se préparer comme ils l’auraient souhaité. Nous avons fait de notre mieux. Je demeure confiant pour notre équipe. Comme mentionné plus tôt, c’est un groupe dynamique et solide qui possède beaucoup d’expérience. Certains athlètes ont été très créatifs pour demeurer au sommet de leur art. »

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Glenroy Gilbert

Discipline : Athlétisme

Âge : 52 ans

Fait intéressant : Entraîneur-chef, 25 ans après avoir gagné l’or aux Jeux