Jessica Gaudreault, d'Ottawa, a été choisie meilleure gardienne d'un tournoi de la FINA, le week-end dernier, en Californie.

Gaudreault brille pour le Canada

Visiblement, le pouce de sa main droite ne la fait plus souffrir.
Jessica Gaudreault a été nommée meilleure gardienne au tournoi intercontinental de water-polo de la FINA qui a pris fin dimanche en Californie. La joueuse d'Ottawa a aidé le Canada à remporter le bronze et se qualifier du même coup en vue de la finale de la Ligue mondiale prévue du 6 au 11 juin en Chine.
« J'ai été opérée en novembre. J'avais des ligaments déchirés, a relaté Gaudreault, mercredi, à son retour au domicile familial.
«C'est une blessure assez rare. En fait, je ne connais aucune autre gardienne qui a vécu pareille situation.»
Une blessure qu'elle avait subie en stoppant un ballon dans l'eau, l'automne dernier.
Gaudreault aura mis cinq semaines à se remettre de l'intervention chirurgicale.
«Ma main est un peu plus rigide que par le passé. Mais ce n'est pas une mauvaise chose pour une
gardienne de but», a-t-elle souligné.
Sa solide performance au premier tournoi majeur de la saison s'avère une bonne nouvelle pour l'équipe canadienne, qui tente de se relever après son échec de 2015. La formation avait terminé 11e aux Mondiaux, échouant dans sa tentative de se qualifier en vue des Jeux olympiques.
Ces jours-ci, le compteur a été remis à zéro.
Il y a un nouvel instructeur-chef. Puis deux autres joueuses viennent d'annoncer leur retraite.
Ce qui fait de Jessica Gaudreault une des vétérantes de l'équipe.
«Ça fait bizarre de dire pareille chose puisque je n'ai que 22 ans», a-t-elle fait valoir.
Mais il s'agit tout de même de sa sixième saison déjà dans le rouage de la formation senior féminine. Elle a déjà du millage sur la scène internationale.
En plus de participer aux championnats du monde, Gaudreault s'est retrouvée en finale des Jeux panaméricains, il y a deux ans, à Toronto. À cela s'ajoutent des parties dans la NCAA, elle qui étudie à l'Université de l'Indiana, défendant les couleurs des Hoosiers.
Elle a notamment eu l'occasion de compléter ses derniers examens en chimie avant de prendre la direction du tournoi de la FINA. «Je rêve de travailler dans le domaine pharmaceutique», a confié la joueuse qui a fait ses classes chez les Titans d'Ottawa puis au sein du Capital Wave.
Les prochaines semaines seront passées dans l'eau à Montréal.
Ses coéquipières et elle se prépareront en vue de la finale de la Ligue mondiale, mais également des championnats du monde qui se dérouleront en juillet à Budapest. «Je crois que nous pouvons connaître du succès à ces tournois», a-t-elle dit.
À quel point ?
«Je pense que nous sommes capables de gagner une médaille», a précisé Jessica Gaudreault.
Cette dernière prend le soin de souligner que les joueuses de l'équipe ne font que commencer à s'apprivoiser. «Nous n'avions jamais évolué ensemble avant ce tournoi-ci. Le premier match contre le Japon, nous l'avons perdu car il y a eu notamment des passes ratées. Les filles se cherchaient dans l'eau», a-t-elle expliqué.
Ce qui la rend si optimiste pour la suite des choses ?
«Je crois que les joueuses devant moi dans l'eau ont bloqué plus de tirs que moi. Je n'ai eu à effectuer que quelques arrêts ici et là.»
Ce qui lui fait dire que ce prix de meilleure gardienne du tournoi de la FINA était «un honneur d'équipe».