Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Gabriela Dabrowski a terminé ses deux cours universitaires en ligne avant son départ vers Tokyo où elle participera au tournoi de tennis olympique pour la deuxième fois en carrière.
Gabriela Dabrowski a terminé ses deux cours universitaires en ligne avant son départ vers Tokyo où elle participera au tournoi de tennis olympique pour la deuxième fois en carrière.

Gabriela Dabrowski: Raviver l’instinct du tueur

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Gabriela Dabrowski a terminé ses deux cours universitaires en ligne avant son départ vers Tokyo où elle participera au tournoi de tennis olympique pour la deuxième fois en carrière.

«C’était un cours d’éthique et un autre intitulé Meurtre 101», précise la raquette d’Ottawa, qui étudie en psychologie à l’université Indiana East. «C’est un peu comique quand tu y penses. Ça sonne tellement contradictoire comme cours. Mais il y a des concepts qui s’entrecoupent. Par exemple, mon dernier travail de fin de session portait sur l’aspect éthique de la peine de mort. Certaines des choses que j’ai apprises provenaient de mon cours de Meurtre 101!»

Dabrowski était de bonne humeur malgré la fin prématurée de son parcours en double mixte à Wimbledon. Son partenaire croate Mate Pavic et elle, qui étaient classés deuxièmes favoris sur le gazon anglais, ont été éliminés en quart de finale.

La femme âgée de 29 ans, qui a déjà gagné un titre du Grand Chelem en double mixte, n’a pas chômé depuis le début de la pandémie. «Pas que j’adore être toujours occupée. Mais j’aime être productive», note-t-elle.

«J’aime apprendre. Je me suis dit que je devrais maximiser tout ce temps passé en environnement bulle sur le circuit international pour essayer d’obtenir un véritable diplôme!»

La pandémie lui a rappelé aussi à quel point la vie loin des terrains de tennis s’avère importante pour elle. «J’aime demeurer active, mais surtout j’aime passer du temps de qualité avec des amis, rencontrer de nouvelles personnes et avoir la liberté d’aller où je veux et faire ce que je veux», dit-elle.

C’est un peu ce dont Dabrowski avait raffolé de son expérience précédente aux Jeux en 2016, à Rio. «Mon souvenir favori était de défiler avec Équipe Canada lors de la cérémonie d’ouverture», mentionne-t-elle.

«Je sais que ce sera différent cette fois-ci puisqu’il n’y aura aucun spectateur, ou presque pas. Ça sera une atmosphère très étrange. Cela dit, je suis heureuse que les Jeux aient lieu et je me sens privilégiée d’y participer à nouveau. J’espère avoir l’occasion de rencontrer des athlètes dans le village, si c’est permis.»

Sans ses parents

Que sa mère Wanda et son père Yurek, tous deux d’origines polonaises, ne puissent pas se rendre au Japon ne l’attriste pas.

«Je ne pense pas qu’ils auraient fait le voyage en temps normal. Nous formons une famille très tranquille de ce côté», explique Dabrowski, qui parle l’anglais, le français et le polonais.

«Mes parents ont marqué ma carrière. Sans leurs sacrifices, jamais je n’aurais pu pratiquer ce sport comme je le fais en ce moment. Nous nous parlons régulièrement. Et franchement, je m’ennuie d’eux. Je ne les ai pas vus depuis novembre 2019 en raison de la pandémie.»

La joueuse classée 14e au monde en double féminin passe ses saisons mortes de tennis en Floride. Ça lui permet de poursuivre l’entraînement au chaud.

À Tokyo, Dabrowski risque de faire équipe avec la Torontoise Sharon Fichman, une spécialiste du double féminin comme elle. Il y a cinq ans à Rio, elle avait formé une paire avec Eugenie Bouchard, subissant l’élimination au second tour.

L’équipe canadienne de tennis sera amputée de ses trois principales vedettes aux Jeux.

La cinquième meilleure raquette mondiale, Bianca Andreescu, s’est retirée des Jeux olympiques en début de semaine, citant la pandémie pour justifier sa décision.

Denis Shapovalov et Milos Ranonic, qui figurent tous deux dans le top 22 chez les hommes, avaient déjà effectué un choix similaire le mois dernier.

Jeudi, Vasek Pospisil s’est ajouté à la liste, mais en raison de blessures récentes l’ayant embêté à Wimbledon.

+

Gabriela Dabrowski

Discipline: Tennis

Âge: 29 ans

Fait intéressant: Parle l’anglais, le français et le polonais