Fury

Le succès du Fury passe par l’esprit d’équipe

« C’est le fun quand les choses n’arrivent pas par accident », dit Jérémy Gagnon-Laparé, quand vient le temps de parler des récents succès de son équipe.

Le Fury d’Ottawa a subi un seul revers à ses cinq derniers matches. Un revers subi sur la route, contre les Champions en titre de la United Soccer League.

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Un but pour maman, un gain pour le Fury

Le Fury d’Ottawa tenait à gagner et rendre hommage à ses mamans, dimanche, à la Place TD. Particulièrement Mour Samb, qui s’ennuie de la femme la plus importante de sa vie.

L’attaquant sénégalais a marqué un des buts des siens dans un gain de 2-1 contre le North Carolina FC. Il a ensuite célébré en soulevant son maillot rouge, dévoilant un t-shirt sur laquelle se trouvait la photo de sa mère.

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Charlie Ward, le fier «fils de maman»

Dimanche, quand le Fury d’Ottawa va accueillir le North Carolina FC, les mamans accompagnées seront admises gratuitement à la Place TD.

En ce jour de la fête des Mères, Charlie Ward va jouer pour la sienne, qui le surveillera au petit écran, à son domicile de Water Orton, un village britannique situé 20 minutes à l’est de Birmingham.

S’il y avait un titre dans le vestiaire du Fury pour le meilleur « fils de maman », Charlie Ward est convaincu qu’il en serait le champion.

« Tout le monde dans l’équipe sait combien j’aime ma mère. Ça fait quatre ans que j’évolue en Amérique du Nord. Il ne se passe pas une journée sans que je lui parle sur FaceTime. Ma mère a tout sacrifié pour ses quatre enfants. C’est probablement la mère la plus travaillante au monde. Elle est ménagère à temps plein. Mon père est électricien. Il travaille tout le temps. »

En faisant le choix de traverser l’Atlantique il y a quatre ans, le milieu de terrain a fait un sacrifice calculé dans l’espoir de pouvoir redonner à sa famille.

« J’aime vraiment jouer au soccer, mais de nos jours, je joue uniquement pour ma famille. Ma mère vous donnerait sa dernière pièce de monnaie pour vous aider. Mon objectif, c’est d’accéder au niveau le plus élevé du soccer afin de lui permettre d’arrêter de travailler. Même chose pour mon père et même mes frères tant qu’à y être ! »

Quand Charlie Ward parle, ça vient du cœur.

« J’ai tout laissé tomber pour tenter ma chance au soccer professionnel. Ça fait huit ans que je gagne ma vie en jouant au soccer tous les jours. J’ai arrêté de voir des amis. Je suis séparé de ma famille. Nous sommes un clan tissé serré. J’ai fait des sacrifices, mais c’est bien parce que je le voulais. »

À 24 ans, Charlie Ward est encore jeune et son rêve d’accéder à la MLS ou aux grandes ligues européennes est encore bien vivant. Il a d’ailleurs déjà trempé dans la MLS où il a été réserviste avec le Dynamo de Houston pendant deux saisons, mais à titre de joueur international, le meilleur circuit nord-américain lui est difficile d’accès.

« Si j’étais Américain, je serais encore à Houston en ce moment, mais comme j’occupe un des sept postes réservés aux joueurs étrangers, j’ai dû regarder bien des matches sur les lignes de côté. Je dois devenir plus dominant. »

L’ancien des programmes d’Aston Villa et Stoke City est donc débarqué à Ottawa cet hiver avec l’idée bien arrêtée de montrer à tous qu’il a l’étoffe d’un joueur international de la MLS.

« Si je suis dans la USL, c’est que je dois encore m’améliorer. Je dois être meilleur. À Ottawa, j’ai retrouvé (l’entraîneur-chef) Nikola Popovic que j’ai connu quand il dirigeait l’équipe de Swope Park. Nous avons développé un respect mutuel. Le type de joueur que je suis cadre bien avec son système de jeu. »

Chez le Fury, le directeur général Julian De Guzman est convaincu que Ward a les outils d’un joueur de la MLS.

« Il a grandement aidé notre jeu collectif. Nous connaissons le meilleur début de saison de notre histoire. Il a joué un rôle crucial là-dedans. Il a amené un impact positif. Nous avions besoin d’un joueur spécial comme Charlie pour faire fonctionner notre système de jeu. Nous espérons que sa tribune avec le Fury va lui permettre d’atteindre la prochaine étape de sa carrière. »

Dans la USL, la réputation de Ward n’est plus à faire. Il a amorcé 56 de ses 62 premiers matches en carrière. 

En attendant l’éventuelle visite de sa mère cet été, Ward tentera d’offrir une victoire à ses proches dimanche. Ils seront rassemblés au sous-sol du domicile familial pour le voir diriger la circulation au centre du terrain. « Ils seront tous là. Mes trois frères, mes parents, sans oublier nos deux chiens ! »