Fury

Le Fury aurait aimé poursuivre

Julian De Guzman et le Fury d’Ottawa ont finalement brisé la glace à leur dernier match local de la saison dimanche dernier.

Après avoir fait match nul sept fois en plus de subir trois autres revers pour se sortir de la course aux séries éliminatoires de la USL, le Fury s’est éclaté devant ses partisans avec un triomphe convaincant de 4-0 contre le FC Cincinnati, un club qui participera aux séries.

L’entraîneur-chef et ses joueurs avaient souvent répété le même refrain depuis deux mois.

«Ça s’en vient, mais il va peut-être nous manquer de temps.»

La première victoire est en poche. L’ennui, c’est qu’il ne reste qu’un match à la saison du Fury et celui-ci aurait sans doute aimé étirer sa campagne de quelques semaines pour voir si les matches nuls auraient pu se transformer en victoires avec les ajustements apportés par Julian De Guzman en remplacement de Paul Dalglish.

Samedi, à Pittsburgh, le Fury (8-10-13) mettra un terme à une saison décevante où son fait d’armes aura été de gagner une ronde du Championnat canadien de soccer contre Edmonton en plus de vaincre le puissant FC Toronto à domicile pendant la demi-finale nationale.

Construire avec Bruna ?

Gerardo Bruna, cet ancien académicien du Real Madrid et de Liverpool, aura été un des joueurs les plus constants du Fury depuis la rentrée en poste de Julian De Guzman il y a 11 matches.

Le milieu de terrain argentin commençait à peine à prendre son envol après une première saison marquée par les blessures. Son contrat de deux ans arrive à échéance et il espère pouvoir étirer son séjour à Ottawa après ce dernier match à Pittsburgh.

«La saison morte sera longue et je pense que Julian (De Guzman) va préparer une bonne équipe. C’est difficile de mettre fin à notre saison parce que nous ne sommes pas où nous voulions être. L’équipe aura le temps de réfléchir à ce qui n’a pas bien été pour s’améliorer. J’espère faire partie de l’équation. Ma famille aime la région et nous attendons l’arrivée d’un deuxième enfant», a lancé celui qui s’est retrouvé dans l’équipe d’étoiles hebdomadaire de la USL à quelques reprises en deuxième moitié de saison.

Bruna a trouvé que le Fury avait dominé plusieurs matches à partir de juillet sans pouvoir récolter les trois points d’une victoire. 

«Contre Cincinnati, nous avons probablement eu moins de chances de marquer que dans nos matches précédents, mais nous avons été plus incisifs, plus chanceux et nous avons gagné 4-0. Nous voulons bâtir là-dessus.»

Finir en force

Le Fury a tenu son dernier entraînement de l’année 2017 jeudi avant de s’envoler vers Pittsburgh afin d’affronter les Riverhounds (8-12-11), également éliminés des séries.

Ottawa (11e rang) a deux points d’avance sur Pittsburgh (13e). Au mieux, le Fury terminera l’année au 10e rang de la conférence de l’Est, mais pas question pour Julian De Guzman de lever le pied ou de modifier sa recette gagnante.

«Notre dernier match sera aussi important que notre match contre Cincinnati. C’est une question de créer une mentalité gagnante à domicile et de la transporter à l’étranger où nous n’avons pas eu beaucoup de succès cette année (deux victoires en 15 matches). Je veux gagner ce match et je vais préparer mon alignement en fonction de cela. Je veux utiliser les joueurs qui vont nous apporter cette mentalité victorieuse.»

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Enfin une victoire pour le Fury!

Mieux vaut tard que jamais.

L’entraîneur-chef intérimaire du Fury d’Ottawa, Julian de Guzman, a enfin savouré sa première victoire dans la United Soccer League (USL).

C’était un match qui ne voulait pratiquement rien dire, dimanche après-midi à la Place TD.

Jouant sans pression, se sachant déjà éliminés de la course aux séries éliminatoires, ses joueurs ont complètement dominé le FC Cincinnati. Ils ont signé une victoire de 4-0.

«Nous avons enfin réussi à connaître une grosse première demie... et nous avons été capables de jouer encore mieux durant la deuxième demie», a commenté de Guzman, quand ses joueurs lui ont remis le ballon du match.

L’ancien capitaine de l’équipe nationale canadienne ne sait pas ce qui lui arrivera l’an prochain. Il se concentre donc sur les objectifs à très court terme. Le Fury doit disputer un dernier match, sur la route, avant de clore sa saison. Ce match sera présenté à Pittsburgh, la fin de semaine prochaine.

«Il nous faut maintenant en gagner une à l’extérieur. Je veux créer une culture gagnante à la maison. Cette culture pourra être exportée sur la route. Si nous pouvons gagner notre dernière partie, nous allons terminer la saison en nous tournant vers la bonne direction», indique de Guzman.

Le Fury aura quand même une bonne raison de se souvenir de la saison 2017. En attirant 5445 spectateurs pour cette dernière partie à domicile, le club a établi un nouveau record d’assistance. Pour la toute première fois, plus de 100 000 fans de ballon rond ont franchi les tourniquets.

Carl Haworth pourra partir la tête haute. L’attaquant canadien a enfin réussi à marquer.

Après avoir vécu toutes sortes de frustration durant la saison, il a réussi à déjouer le gardien Mitch Hildebrandt très tôt, dans la 13e minute de jeu.

Gonflé de confiance, Haworth a marqué un deuxième but sept minutes plus tard.

«J’avais réussi à créer de belles opportunités. J’avais l’impression de me trouver aux bons endroits, sur le terrain. Je me doutais bien qu’il me fallait simplement marquer un but pour tout débloquer», a-t-il dit.

Onua Obassi et Steevan Dos Santos ont été les autres marqueurs du Onze Ottavien dans la victoire.

Il s’agissait du 13e de la saison de Dos Santos. Ça lui permet officiellement d’écrire son nom dans le livre des records du Fury. Il a éclipsé Tom Heinemann, qui avait marqué 12 buts durant la saison 2015.

Le Fury a complété la saison avec une fiche de huit victoires et trois nulles en 13 matches à la maison.

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Plus populaire malgré une saison difficile

Lorsqu’il sautera sur le terrain de la Place TD pour la dernière fois de la saison 2017 dimanche, le Fury d’Ottawa n’aura plus rien à l’enjeu.

Trop de verdicts nuls. Pas assez de victoires. Le club de Julian De Guzman a été décevant à sa quatrième année d’existence professionnelle. Malgré son budget  supérieur à la majorité des équipes de la USL, il sera écarté des séries éliminatoires puisqu’il occupe le 13e rang parmi les 15 clubs de sa conférence.

Pourtant, le Fury (7-10-13) n’a jamais été aussi populaire auprès de ses partisans. Dimanche, contre le FC Cincinnati (11-9-10), le club va franchir le plateau des 100 000 spectateurs pour la première fois de sa jeune histoire. Sixième dans la conférence, le FC Cincinnati voudra assurément consolider sa place dans les séries pendant son passage à la Place TD, mais foi du défenseur ottavien Eddie Edward, ses coéquipiers sont plus déterminés que jamais à mettre fin à leur série de 10 matches sans victoire.

« Évidemment, comme club, nous sommes déçus. Nous ne sommes pas contents de nous retrouver où nous sommes, mais nous sommes des professionnels et c’est notre job de performer et de divertir nos partisans avec des victoires. Même si ce n’est pas arrivé assez souvent pendant la saison, nous devons terminer notre année sur une note positive. C’est une question de fierté pour le club. C’est une question de respect pour nos partisans et pour notre entraîneur Julian De Guzman. »

Le vétéran défenseur se sent mal pour celui qui a remplacé Paul Dalglish alors que le club n’était qu’à un point d’une place dans les séries. Depuis sa rentrée, le Fury a signé trois défaites et sept matches nuls.

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Un autre match nul frustrant

C'est officiel. Le Fury d'Ottawa ne sait plus comment gagner un match de soccer.
C'est aussi officiel. Avec deux matches à jouer à sa première saison dans la USL, le Fury d'Ottawa est éliminé des séries. Pour la 10e fois de suite depuis la rentrée de Julian De Guzman comme entraîneur-chef, l'équipe ottavienne n'a pas été en mesure de savourer les trois points d'une victoire.