Maxime Crépeau tentera d’inscrire son deuxième blanchissage de la semaine contre le Indy Eleven samedi après-midi.

Un record à la portée de Crépeau

Le hasard réserve parfois de belles surprises dans la vie.

Qui sait ? Si le Club de soccer de la voie maritime (devenu le Club Roussillon) n’avait pas manqué de gardien quand Maxime Crépeau avait 10 ans, il n’aurait sûrement jamais eu la chance de menacer le record de blanchissages du Fury d’Ottawa.

Avec encore 11 matches à disputer à la saison du Fury dans la USL, le gardien de 24 ans est à trois jeux blancs d’égaler le record de Romuald Peiser établi en 2015. L’espoir de l’Impact de Montréal partage la tête de la ligue avec 11 jeux blancs en saison régulière. Ses deux blanchissages pendant le Championnat canadien contre l’AS Blainville n’ont pas été comptabilisés, ce qui fait que le Fury a blanchi ses adversaires 13 fois en 28 matches cette saison.

Là-dessus, Crépeau n’était pas devant le filet dans les deux premières défaites de la saison alors que Callum Irving était considéré comme le gardien numéro un du club comme il l’avait été en 2017 avant l’arrivée du Québécois.

« C’est un effort collectif. C’est une aide mutuelle entre les 11 joueurs sur le terrain, mais une moyenne d’un blanchissage à chaque deux matches, c’est très bien. Il reste qu’il ne faut pas perdre de vue que nous avons encore 11 matches à jouer et que notre objectif est de remonter le classement le plus possible afin de mieux nous positionner pour les séries », a dit Crépeau.

Contre Indy samedi
Le Fury (10-10-4) accueillera le Indy Eleven (10-7-5) samedi après-midi à la Place TD dans un duel entre les clubs de 6e et 8e positions de la conférence de l’Est de la USL. Les visiteurs n’ont qu’un point d’avance sur l’équipe ottavienne et une victoire de l’équipe locale pourrait la propulser en cinquième position.

Quand même, c’est aussi un drôle de hasard que les deux meneurs pour les jeux blancs de l’histoire du Fury soient francophones de souche.

« Ça ne m’avait jamais traversé l’esprit que deux gardiens francophones avaient signé autant de jeux blancs à Ottawa, mais c’est bon pour le club. Ce sont nos racines après tout. »

Crépeau dit surtout connaître Romuald Peiser de nom. Il a jasé avec le gardien français plus tôt cette saison avant un match à la Place TD. « C’était dans le tunnel avant et après le match. Ce fut bref. Je le connais plus de réputation parce qu’il a joué à San Francisco l’an dernier avec des gars de l’équipe. Je sais que Marc (Dos Santos) était allé le chercher en Europe. On s’est souhaité bonne chance pour le reste de la saison. On connaît de bonnes saisons tous les deux », a-t-il dit au sujet du gardien qui défend maintenant les couleurs du Penn FC.

Le coup de foudre
Jeune, Maxime Crépeau avait imité son grand frère en commençant à jouer au soccer, mais il a eu la piqûre pour la position quand son club de développement U10 s’était retrouvé sans gardien.

« J’avais décidé d’en prendre une pour l’équipe et de me porter volontaire. Ça s’était bien passé. J’avais été sollicité une couple de fois et nous avions gagné 3-1. Contre St-Hubert. Je m’en rappelle ! Depuis, je ne suis jamais retourné sur le terrain. J’ai essayé deux ou trois autres matches après et je suis tombé en amour avec la position. J’aimais les frissons et l’adrénaline que ça me procurait. J’aimais ça plonger pour arrêter des ballons et me voilà rendu ici maintenant ! »

Vivement pour le Fury, car Crépeau aime la pression d’avoir une influence sur le résultat d’un match.

« Quand tu représentes la dernière ligne de défense, c’est un couteau à double tranchant. Tu fais une erreur et tu es pointé du doigt. En même temps, tu fais un ou deux arrêts clés et tu peux sécuriser trois points ou même un match nul à ton équipe. »

Quelque part, l’Impact de Montréal doit prendre des notes de la page d’histoire que s’apprête à écrire leur jeune espoir.