Le dernier match du gardien Callum Irving remonte au 7 avril 2018.

Un poste de gardien numéro un à reconquérir pour Irving

Au soccer, la position de gardien de but est la plus ingrate.

Ou bien vous jouez beaucoup. Ou vous ne jouez presque jamais. Callum Irving a vécu les deux extrêmes avec le Fury d’Ottawa.

En 2017, il a été le choix des partisans au titre du joueur par excellence du club en disputant chacun des 32 matches du Fury. En 2018, après avoir commencé l’année avec deux revers de 4-0 et 5-1 sur la route, il a cédé sa place à Maxime Crépeau dans le troisième match. Il n’a jamais revu d’action de la saison.

Le gardien britanno-colombien a été patient et il aura sans doute une occasion en or de reprendre sa place samedi à la Place TD alors que le Fury (1-1-1) va accueillir le club d’expansion du Loudoun United (0-1-2), le club-école du DC United. Toute la semaine, il a pratiqué dans le 11 partant de l’entraîneur-chef Nikola Popovic. Le Fury a perdu son premier match à domicile 3-0 la semaine dernière. David Monsalve était devant le filet comme lors des deux premiers matches sur la route.

Sans vendre le punch, Popovic a admis que des changements étaient à prévoir.

« Quand tu ne gagnes pas, tu as besoin de procéder à des changements. Ce n’est pas parce qu’un joueur a mal joué, mais Loudoun n’est pas le même type d’adversaire que Nashville. Il faut se préparer différemment. »

Vendredi matin, Irving n’avait pas encore eu l’assurance qu’il obtiendrait un premier départ en saison régulière en plus d’un an. Son dernier match remonte au 7 avril 2018.

« L’année dernière, de la façon dont les choses se sont passées, j’ai dû prendre de la maturité à titre de gardien. Je mentirais si je disais que j’ai savouré chaque moment de ma saison. C’est difficile de ne pas jouer, mais en même temps, j’ai appris à m’entraîner de la même façon, que je sois dans le 11 partant ou non. Maintenant, tout ce que je veux, c’est une occasion de jouer à nouveau et d’aider l’équipe à gagner. Ce n’est pas quelque chose qui t’est donné. Il faut le mériter. »

Une autre chose qu’Irving a apprise en étant tenu à l’écart du jeu, c’est sa façon de percevoir le rôle du gardien numéro un.

« Aujourd’hui, je respecte et j’apprécie davantage ce que signifie le jour d’un match. L’année dernière, je n’ai pas joué beaucoup. Ce qui m’a permis de passer au travers, c’est le concept d’équipe. Ce sont mes coéquipiers. Ils m’ont supporté toute l’année. Ce sont de vrais professionnels. À cause d’eux, c’était quand même plaisant de venir m’entraîner au stade. »

Malgré le contraste entre ses saisons 2017 et 2018, Irving dit n’avoir jamais songé à lancer la serviette.

« À 26 ans, au soccer, c’est encore jeune. Ça ne semblait pas vouloir fonctionner pour moi ici cette saison. J’étudiais tous les autres scénarios, incluant la CPL. Cette nouvelle ligue est parfaite pour les joueurs canadiens, mais le Fury est venu cogner à ma porte tardivement pour me ramener pour une troisième saison. Je connaissais l’équipe. La USL est une très bonne ligue. J’évaluais que j’aurais l’occasion de jouer à nouveau alors j’ai accepté rapidement de revenir. »

Cette occasion devrait être samedi après-midi. Pourra-t-il imiter Maxime Crépeau et saisir la balle au bond pour ne plus l’échapper ? Tout pourrait reposer sur le résultat du match contre le Loudoun United.