Le milieu de terrain Jérémy Gagnon-Laparé (gauche) fait partie des 18 Canadiens de la formation du Fury d’Ottawa.

Un dernier test avant les séries pour le Fury

Il reste encore une partie à la saison du Fury d’Ottawa, mais les joueurs pensent déjà aux séries éliminatoires qui commenceront mercredi prochain à la Place TD.

L’entraîneur-chef Nikola Popovic ne fait pas exception à la règle. Le duel de samedi contre l’Independence en Caroline du Nord permettra d’abord et avant tout à ses troupes de se préparer pour les séries. Il n’entend pas donner de congé à ses joueurs réguliers.

« La façon de finir l’année est très importante, tu veux avoir un bon momentum et de l’énergie lorsque tu arrives en séries, rappelle l’entraîneur. Certains joueurs qui traînent des blessures vont jouer moins de minutes, mais tous ceux qui sont dans un bon état pour jouer vont jouer. »

« Nous méritons d’être où nous sommes, on a bien joué toute l’année », affirme de son côté le défenseur Carl Haworth.

Popovic renchérit sur les propos de son capitaine allant jusqu’à affirmer qu’il s’agit de la « meilleure saison de l’histoire du Fury ».

« Si on regarde les statistiques, les points au classement, le nombre de buts marqués, tout ça avec le nombre de Canadiens au sein de l’équipe et les jeunes qu’on a intégrés à la formation [...], ça nous rend fiers. Ç’a été une saison fantastique », lance l’entraîneur-chef.

Il n’y a pas moins de 18 Canadiens dans le vestiaire du Fury, soit les deux tiers du club.

« On fait des efforts pour avoir des talents locaux. Réussir à avoir du succès avec ces joueurs-là, c’est sûr que ça fait parler », soutient le milieu de terrain sherbrookois, Jérémy Gagnon-Laparé.

Ces succès sont particulièrement importants pour le soccer canadien lorsqu’on considère que le Fury est la seule équipe au nord de la frontière américaine en USL depuis la création de la Canadian Premier League, cette année.

Satisfaction temporaire

Gagnon-Laparé souligne que la qualification pour les séries éliminatoires a apporté un « gros sentiment de satisfaction » à l’équipe. Le capitaine Haworth indique toutefois qu’il faut maintenant se voir plus grand.

« On peut donner du fil à retordre à toutes les équipes de cette ligue et on peut remporter le match chaque fois qu’on embarque sur le terrain, soutient le joueur de défense. Notre objectif est toujours de faire les séries pour ensuite remporter les grands honneurs. »

L’entraîneur-chef aimerait également que ses joueurs ne soient pas trop satisfaits d’une qualification en séries. Il espère que le Fury se batte pour un championnat chaque saison dans les années à venir.

Les joueurs du onze ottavien devront être bien préparés, ajoute Nikola Popovic. Si la majorité des athlètes et des entraîneurs dans le sport professionnel essaient de se convaincre qu’un match de séries, c’est comme un match de saison pour ne pas trop mettre de pression sur leurs épaules, le chef d’orchestre du Fury affirme sans détour que ce n’est pas le cas.

« La chose la plus importante en séries, c’est d’être capable de se concentrer à 100 % parce que chaque erreur peut compromettre notre saison. Il faut arriver avec les idées claires et en sachant que chaque chose que tu dois faire, tu dois le réussir. Si quelque chose se passe mal, il n’y a plus de temps pour se reprendre. »