Tony Taylor (99) a compté trois buts à ses quatre derniers matches.

Tony Taylor se fait un nom avec le Fury

Quand la saison 2018 de la USL a commencé, le Fury d’Ottawa s’attendait à beaucoup de buts de la part de son capitaine Carl Haworth ou encore du marqueur naturel Steeven Dos Santos.

Le premier n’a qu’un seul but en 18 matches cette saison. Le second mène l’équipe avec quatre buts, mais l’organisation s’attendait à plus de la part de celui qui en avait marqué 10 en 2017 à sa première année avec le Fury. Il avait aussi inscrit 21 buts à ses deux saisons précédentes avec les Rhinos de Rochester.

Dernièrement, c’est un Américain de 29 ans qui s’est mis à animer l’attaque. Tony Taylor a pris son mal en patience en début de saison en attendant d’avoir l’occasion de montrer son savoir-faire, mais il est devenu un incontournable pour l’entraîneur-chef Nikola Popovic depuis un mois. Pas question de le retirer du 11 de départ maintenant.

L’ancien joueur du Revolution de la Nouvelle-Angleterre et du New York City FC dans la MLS a marqué son premier but de la saison le 14 juillet dans un gain de 2-1 contre le Penn FC. Depuis, il en a ajouté deux autres dans des victoires contre Nashville le 21 juillet et contre Tampa Bay le 3 août. Trois buts à ses quatre matches, c’est loin d’être vilain pour un joueur qui a commencé la saison sur les lignes de côté.

Le Fury voudra que Taylor poursuive sur sa lancée mercredi soir alors qu’il recevra les Kickers de Richmond pour le premier de deux matches à la Place TD cette semaine. À 11 matches de la fin de la saison régulière, le club a besoin d’un point pour retrouver sa place dans les séries éliminatoires.

Pour Taylor, tout était une question de rester concentré sur sa besogne avec sa nouvelle équipe à Ottawa.

« Je me devais de travailler fort en attendant d’avoir l’occasion de jouer. C’est tout ce que je pouvais contrôler. Je devais être prêt quand on allait me faire signe. Je voulais m’entraîner comme si je jouais un match. Quand j’ai eu ma chance, j’étais prêt. »

Nikola Popovic, on le sait maintenant, fait toujours confiance aux joueurs qui maîtrisent son système de jeu très exigeant. Tony Taylor semble faire partie du groupe qui a capté les subtilités de ce système.

« C’est un bon système. Le coach connaît son soccer. Il a double nationalité portugaise et serbe. Toute l’équipe a mis du temps à apprivoiser son système. Nous avons travaillé fort tout en continuant de croire en lui et sa philosophie. On commence à récolter les fruits de son travail maintenant. Chaque match, ça se passe de mieux en mieux. »

Tony Taylor et ses coéquipiers savent très bien que les deux prochains matches à domicile sont importants pour se placer en position favorable pour les séries. L’équipe joue toujours mieux à la maison devant ses partisans. Les Kickers (5-14-3) occupent le bas du classement. Avec des victoires, le Fury tiendra sa destinée entre ses mains.

« Pour nous, les cinq matches qui nous restent à la maison seront comme des finales. Chaque point compte. Nos efforts seront concentrés sur Richmond en premier. Ça nous prend une victoire. Nous avons l’avantage de connaître notre terrain. Nos partisans nous poussent à nous surpasser. »

Blessé pendant quatre semaines, Carl Haworth sera à nouveau disponible après avoir fait une entrée tardive dans le dernier match du Fury vendredi dernier à Nashville. Il a touché la barre horizontale dans les 10 premières minutes suivant son entrée. Encore là, le directeur général Julian De Guzman voudrait le voir profiter davantage de ses chances de compter.

« C’est bien qu’il soit de retour. C’est important pour notre club. Il lui reste à produire des buts. Nous avons besoin de lui à son mieux. Il a encore beaucoup à nous offrir. »

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FIN ABRUPTE POUR COLIN FALVEY

Ramené à Ottawa en grande pompe pendant la saison morte, Colin Falvey ne s’attendait certainement pas à être écarté des plans du Fury aussi rapidement.

Favori de la foule quand l’équipe de Marc Dos Santos a atteint la finale de la NASL en 2015, le fougueux irlandais traînait la réputation d’avoir gagné partout où il était passé en Amérique du Nord. Son arrivée devait permettre au Fury de retrouver le droit chemin en 2018. Perçu comme un leader exemplaire, il avait même été nommé assistant capitaine en début de saison.

Une demi-saison plus tard, Falvey a déjà perdu la faveur de l’entraîneur-chef Nikola Popovic, qui lui préfère maintenant les arrières canadiens Nana Attakora, Thomas Meilleur-Giguère, Eddie Edward ainsi que le nouvel arrivé David Edgar.

Aujourd’hui, le défenseur de 33 ans est toujours à Ottawa, mais il ne s’entraîne plus avec l’équipe. Son deuxième séjour à Ottawa va se terminer dans l’attente d’un transfert qui ne viendra probablement pas avant la fin de la saison. La période des transferts internationaux est terminée.

Falvey n’aura pris part qu’à 12 des 23 matches du Fury en 2018 et selon le directeur général et ex-coéquipier Julian De Guzman, il devrait en rester ainsi. Malheureusement pour lui, Falvey a participé à la majorité des premiers matches de la saison. Tous des revers à sens unique...

«Dans ce jeu, il y a constamment des pièces qui changent de place. Colin a eu la chance de jouer au début. D’autres ont eu des chances de jouer par la suite et ils ont bien répondu. C’est la nature du jeu. Si on compare nos six premiers matches de l’année à nos six derniers, c’est bien évident qu’il y a eu une amélioration majeure, alors nous allons rester avec l’alignement qui nous fait gagner. Nous aimons beaucoup notre défensive.»

Fier compétiteur, Falvey aurait accepté la décision du personnel des entraîneurs avec professionnalisme, mais pour des raisons que le directeur général préfère garder pour lui même, il a été convenu de garder le joueur à l’écart du club.

«Nous avons ajouté David Edgar à notre équipe récemment. Ça complique encore plus les choses pour Colin. Nous pensons que notre équipe ressemble à une équipe des séries maintenant. Nous n’allons rien changer. Gerardo Bruna a subi le même sort. Nous avions de grandes attentes envers lui. Il n’a pas pu y répondre. Il a été libéré.»

Un autre Impact ?

À présent que la fenêtre des transferts internationaux est fermée, De Guzman dit qu’il travaille un dernier dossier pour ajouter un autre joueur canadien. 

«Nous sommes en discussion avec l’Impact. On verra ce que ça va donner.»