Thiago De Freitas (à droite) a trouvé une façon de se faire remarquer lors du match de championnat canadien mercredi en marquant deux buts contre les Wanderers de Halifax.

Thiago commence à connaître le Fury

On l’avait presque oublié, celui-là. Le milieu de terrain brésilien Thiago De Freitas a signé un contrat avec le Fury d’Ottawa, l’hiver dernier.

Il faisait alors partie d’un tout petit groupe de joueurs internationaux qui avaient accepté de se joindre au seul club canadien de la United Soccer League (USL).

Les autres ont rapidement eu la chance de faire leurs preuves. Wal Fall, Mour Samb et Charlie Ward.

Le Fury a subi une seule défaite à ses 13 derniers matches en saison régulière. Ils ont tous eu leur gros mot à dire.

Thiago n’a pas eu cette chance. Une blessure, subie en tout début de saison, l’a envoyé sur les lignes de côté.

Il vient de refaire surface, lors du match de championnat canadien qui a été disputé à Halifax, en milieu de semaine.

Et il a trouvé une façon de se faire remarquer.

Il a marqué deux buts, sur la pelouse des Wanderers de Halifax. Ceux deux buts en valent quatre, puisqu’ils ont été inscrits loin de la maison. Ils placent donc l’équipe dans une très bonne posture, pour la suite de cet important tournoi.

« Ces deux buts vont me donner beaucoup de confiance, à titre personnel. Ces bons pour moi et c’est bon pour mes collègues. Je sais que je peux compter sur eux. Ils savent désormais qu’ils peuvent compter sur moi, également », dit-il.

Thiago a participé à cinq parties, jusqu’ici, en USL. Il n’a pas marqué. Il n’a même pas réussi à cadrer un seul tir. Il a été obligé de chercher, dans ses souvenirs, quand on lui a demandé de nous parler de son dernier match de deux buts.

« Ça fait longtemps ! Je crois que c’était en Hongrie », a-t-il finalement répondu.

Il faut savoir qu’avant d’aboutir à Ottawa, il a fait estampiller son passeport un peu partout.

Sa carrière a débuté dans son pays natal, avec le Fluminense FC.

Il a ensuite joué en Italie, en Allemagne, au Portugal, en Bulgarie, en Israël ainsi qu’en Grèce.

Il a fait un bref arrêt à Edmonton, en 2015, le temps de jouer 13 matches avec un club de la défunte North American Soccer League (NASL).

« Tout ça ne m’est pas arrivé par choix, intervient-il. J’aurais été très heureux de m’installer dans un pays pour y passer quelques saisons. »

« Le monde du soccer, c’est un monde complètement fou. Ça m’a quand même bien servi. J’ai eu l’occasion de voir du pays et d’accumuler beaucoup d’expérience. »

Au fil du temps, le joueur qui est aujourd’hui âgé de 32 ans a développé quelques trucs qui lui permettent de nouer des amitiés très rapidement.

« Je suis à l’aise avec les gens qui ont des origines différentes. Même ici, c’est utile. Charlie vient de l’Angleterre. Wal est Allemand. Chris Manella est Canadien, mais ses racines sont italiennes. Je suis capable de comprendre tout ce monde. »

« Durant le camp d’entraînement, les choses se déroulaient plutôt bien, pour nous. La blessure m’a nui, mais j’ai profité de ma convalescence pour observer ce qui se passait. Maintenant, je sais exactement comment notre équipe se comporte, sur le terrain. »

Contre Louisville

De retour de Halifax, les joueurs du Fury n’ont pas fini de savourer la victoire acquise dans leur dernier match. Ils devront redescendre de leur nuage d’ici dimanche. Ils accueilleront dimanche après-midi un autre bon club de la USL, le Louisville City FC.

« Ça pourrait nous poser un problème, croit l’entraîneur-chef Nikola Popovic. Il faudra quand même trouver une façon de répondre positivement. »