Maxime Crépeau (à gauche) profite d’une pause avec un autre ancien du Fury, Marcel de Jong, et le jeune gardien de 18 ans Alessandro Busti.

Retour triomphal de Crépeau

Il n’a pas eu d’impact direct dans la victoire historique de l’équipe canadienne masculine de soccer en Floride dimanche dernier, mais Maxime Crépeau occupait une place de choix quand celle-ci a inscrit un sommet de huit buts dans un spectaculaire gain de 8-0 contre les Îles vierges américaines.

Cette écrasante victoire a été enregistrée dans le premier match de la Ligue des Nations de la CONCACAF, une étape de qualification à la Coupe du monde 2022. Le vétéran Milan Borjan défendait la cage canadienne, mais le gardien du Fury d’Ottawa s’est retrouvé aux premières loges pour admirer le spectacle de l’équipe nationale.

De retour à Ottawa, l’espoir de l’Impact de Montréal s’est dit emballé par sa plus récente expérience avec l’équipe canadienne.

« Nous avions de la profondeur à toutes les positions. Notre noyau de joueurs était plus jeune et ces jeunes évoluent dans des ligues de plus en plus compétitives. Ils jouent dans de gros championnats. C’est l’équipe la plus puissante que nous avons rassemblée jusqu’à présent », a confié celui qui mène toujours la USL avec ses 12 blanchissages.

Contre une équipe classée 199e au monde par la FIFA, le Canada (79e) devait s’imposer. Il a certainement réussi dimanche, mais l’équipe n’avait jamais été aussi incisive par le passé sur la scène internationale.

« Les gars se sont adaptés au système de jeu de (l’entraîneur-chef) John Herdman. Il a amené beaucoup de professionnalisme. Il est sérieux et ne laisse rien au hasard. Le programme national avait besoin d’un gars comme lui. Notre mouvement offensif a créé des espaces que nous avons exploités. Devant le but, nous avons vu la qualité de nos attaquants. Ça ne s’achète pas. Il faut que ce soit inné. »

Jonathan David

Parlant de talent inné, Crépeau a eu de bons mots pour l’attaquant franco-ontarien Jonathan David. L’Ottavien de 18 ans a réalisé l’exploit d’inscrire deux buts dès son premier match avec l’équipe senior. Il est ainsi devenu le premier joueur de l’histoire canadienne à marquer dès son premier match international.

« Son instinct autour du filet est naturel. Il est très intelligent. Il peut finir les jeux du pied droit ou gauche. Il a commencé à marquer à profusion dans la Ligue belge, une des 10 meilleures au monde. Il est en train d’exploser. Son talent est déjà reconnu. Je suis très heureux de le voir performer de la sorte à un si jeune âge », a dit Crépeau au sujet de l’ancien du programme sports-études de l’école secondaire Louis-Riel à Blackburn Hamlet.

De son côté, même s’il n’a pas joué, Crépeau est rentré à Ottawa comblé.

« Je savais que Milan (Borjan) était le numéro un. J’étais là pour le pousser à l’entraînement, mais aussi pour lui offrir du support psychologique. Je suis là pour lui parler et l’écouter. Il le sait. J’ai bien aimé ma semaine. Maintenant, il faudra se concentrer sur notre prochain match contre la Dominique à Toronto à la fin du mois d’octobre. »

Contre Richmond

De retour à l’entraînement à la Place TD, Crépeau se prépare maintenant au prochain duel crucial contre Richmond samedi. Les Kickers (6-18-4) sont déjà exclus des séries et le Fury (11-13-5) a besoin des trois points.

« Il reste cinq matches à jouer et nous sommes neuvièmes au classement. Il faut les aborder avec la mentalité de tous les gagner. C’est là que nous allons voir le caractère de cette équipe-là. Ça fait deux ans que l’organisation ne participe pas aux séries. Notre objectif, c’est d’y être, mais aussi d’aller jusqu’au bout de l’aventure. Il faut aller chercher les trois points. Richmond est éliminé des séries et ils ont même déjà annoncé qu’ils allaient jouer en division 3 l’an prochain. C’est un match à notre portée. »