Le nouvel entraîneur-chef du Fury d’Ottawa, Nikola Popovic, a dirigé son premier entraînement à l’ouverture du camp d’entraînement du club de la USL lundi après-midi. Il a notamment travaillé un an avec Marc Dos Santos à Swope Park, toujours dans la USL.

Popovic, une présence rassurante

Nikola Popovic a dirigé des équipes de soccer dans huit pays différents depuis qu’il est devenu entraîneur en 2005.

Débarqué en Amérique du Nord en 2016 où il a été l’adjoint de Marc Dos Santos avec les Rangers de Swope Park, il arrive à Ottawa où il aimerait enfin pouvoir installer sa famille et profiter d’un peu de stabilité.

« J’ai un contrat de deux ans, mais je me suis déplacé beaucoup depuis le début de ma carrière d’entraîneur. Je suis à Ottawa avec l’idée de rester longtemps. J’ai aimé le plan que m’a vendu la direction de l’équipe et j’aime ce que le club essaie de construire », a dit l’entraîneur d’origine serbe, mais qui détient aussi la nationalité portugaise.

Le nouveau patron du Fury d’Ottawa a tenu son premier entraînement lundi après-midi au Centre R.A. alors que l’équipe de la capitale nationale a lancé le cinquième camp de son histoire au soccer professionnel.

Quatrième entraîneur-chef de la franchise après Marc Dos Santos, Paul Dalglish et Julian De Guzman, Popovic arrive à Ottawa avec une feuille de route rassurante.

Sur son passage, il a rencontré Marc Dos Santos. Ensemble, ils ont atteint la finale de la USL. Quand « MDS » est parti à San Francisco où il a mené les Deltas au championnat de la NASL en 2017, Popovic a pris son relais avec les Rangers de Swope Park, club-école du Sporting de Kansas City dans la MLS.

Popovic a répondu en gagnant le championnat de la conférence de l’ouest de la USL avant de s’incliner en tirs de barrage dans la finale contre Louisville City.

Même si Marc Dos Santos a été un personnage important dans sa carrière d’entraîneur, Popovic signale qu’il n’a rien eu à voir avec son arrivée à Ottawa.

« Marc est devenu un très bon ami. C’est une des meilleures têtes de soccer en Amérique du Nord. Nous avons partagé plusieurs idées en travaillant ensemble et c’est vraiment lui qui m’a fait comprendre la mentalité fort différente du soccer nord-américain. J’arrivais avec un bagage européen. Il m’a enseigné des tas de trucs, mais sans blague, c’est Julian De Guzman (nouveau directeur général du Fury) qui m’a téléphoné après notre passage en finale de la USL. Une finale, ça se remarque ! Il m’a vendu un programme qui m’intéressait. Pour moi, le Fury, c’est un nouveau défi dans un nouveau pays et j’espère contribuer à l’essor du soccer au Canada. »

Contenu canadien

Nikola Popovic, 44 ans, a d’ailleurs hérité d’une équipe à forte saveur canadienne. Sept des 16 joueurs sous contrat pour la saison 2018 ont un passeport canadien.

« Nous voulons attirer les meilleurs Canadiens ici et nous en avons plusieurs qui ont l’expérience d’avoir joué avec l’équipe nationale. »

Finaliste à deux reprises dans la USL, Popovic voudra évidemment traîner sa recette du succès à Ottawa, où le club a connu plus de bas que de hauts depuis son passage en finale en 2015.

Soccer offensif

« Nous sommes allés chercher plusieurs joueurs qui ont déjà gagné par le passé. Ils ont des mentalités gagnantes. C’est un élément clé. Quant à nos anciens, il faut tirer des leçons de ce qui s’est passé depuis deux ans, oublier les mauvais plis et recommencer à redevenir une équipe compétitive. »

Le camp d’entraînement du Fury va durer six longues semaines, mais Popovic avance que le prochain mois et demi sera crucial.

« Je serai très exigeant. Je veux un club axé sur la possession du ballon. Ça prend des joueurs de qualité pour jouer ce style. Nous allons jeter les bases de ce système de jeu dans les prochaines semaines. L’attaque ne viendra pas seulement des attaquants. Les joueurs du milieu du terrain devront également être mis à profit. Ces joueurs vont aider nos attaquants à compter des buts et ça sera intéressant à regarder pour nos partisans. »

Vent d’optimisme pour la saison 2018

Les dernières semaines de la saison morte de la USL ont été palpitantes chez le Fury d’Ottawa.

Le club a annoncé la mise sous contrat de plusieurs joueurs au potentiel de faire vibrer les partisans de la Place TD en 2018.

Maxim Tissot, favori local, s’avère justement l’une de ses belles prises et ce dernier a fait preuve d’optimisme quand le camp d’entraînement du Fury s’est mis en marche lundi après-midi.

Quels joueurs apportent de l’espoir aux yeux du milieu de terrain gatinois ?

« Pour moi, la venue de Maxime Crépeau, un gardien avec qui j’ai grandi et avec qui j’ai joué pendant 10 ans, est une grande source de fébrilité. Nous avons le même agent et j’avais une bonne idée qu’il pourrait aboutir ici. »

Le gardien québécois fera la lutte au Britanno-Colombien Callum Irving pour le titre de gardien numéro un de l’équipe cette année. Il s’agira d’une des plus belles compétitions à suivre au cours du prochain camp.

Sinon, Tissot a été comme les partisans extatiques du Fury la semaine dernière. Quand il a appris la mise sous contrat du défenseur Colin Falvey, il était excité.

« Il a fait la finale à Ottawa en 2015 et à Indy en 2016 où il était capitaine. Il a la mentalité d’un gagnant. Puis, mon coéquipier Nana Attakora à San Francisco. Il était notre capitaine et nous avons gagné un championnat dans l’adversité. C’est exceptionnel ce que nous avons fait là-bas avec une équipe d’expansion qui a appris en juillet qu’elle n’existerait plus après une seule saison. »

Tissot a ajouté que les retours des Canadiens Jamar Dixon, Carl Haworth et Eddie Edward représentaient aussi de bonnes nouvelles.

« Ils ont fait partie du cœur de cette équipe dans les années précédentes. Ce sont de gros morceaux de l’équipe. »

Pour Maxime Crépeau, un grand espoir de l’Impact de Montréal, chaque début de saison représente un nouveau départ et il a senti beaucoup d’énergie positive au premier entraînement du Fury.

« Je retrouve des joueurs que je connais déjà assez bien. Je serai en compétition avec Callum Irving que j’ai connu avec le programme national. J’ai déjà joué avec Eddie Edward et Carl Haworth. Je vois déjà des joueurs disciplinés, qui ont des mentalités gagnantes et qui veulent avoir le ballon. Il y a aussi beaucoup de nouveaux visages et nous avons jusqu’au 12 mars pour apprendre à nous connaître. »

Seize joueurs sont sous contrat pour le moment, mais 14 joueurs étaient également à l’essai au Centre R.A. Kyle Porter, un ancien du Fury, qui était à Tampa Bay l’an dernier, est du nombre.

Le DG Julian De Guzman a dit qu’il aimerait en garder un ou deux pour la prochaine saison et que d’autres signatures sont à venir.

« Il ne faut pas oublier que l’Impact de Montréal va nous prêter des joueurs plus tard. Cet hiver, nous avons essayé de recruter des joueurs de caractère, avec un passé gagnant. Il est temps de retrouver la culture gagnante au sein de cette équipe. Ça doit commencer dans le vestiaire. Je veux 25 capitaines qui vont vouloir se battre les uns pour les autres. »