L’entraîneur-chef du Fury d’Ottawa, Nikola Popovic, affrontera son ancienne équipe, les Rangers de Swope Park, samedi soir à la Place TD. «Affronter un de ses anciens clubs, ça procure toujours des sensations particulières», a reconnu Popovic.

Popovic affrontera ses anciennes amours

Ce sera un petit match routinier pour tout le monde... Sauf pour Nikola Popovic.

Le Fury d’Ottawa s’apprête à recevoir la visite des Rangers de Swope Park. Le match sera présenté samedi soir, à la Place TD.

Sur papier, rien d’exceptionnel. Dans la United Soccer League, les Rangers appartiennent à la catégorie des « clubs de réserve ». Ils alignent les espoirs du Sporting de Kansas City, dans la Major League Soccer.

Les Rangers connaissent une saison difficile. Ils ont remporté trois de leurs 18 premières parties en saison régulière, ce qui leur confère le 32e rang du classement général.

Ils ont récolté deux petits points de classement en huit parties sur la route.

Pour Popovic, ce match aura quand même un petit parfum de retrouvailles.

Le Serbe de 45 ans connaît un certain succès à la barre du Fury, cette année. Sans trop vivre dans le passé, il est quand même reconnaissant envers le Sporting, de lui avoir ouvert les portes de l’Amérique du nord.

Mercenaire, Popovic avait passé les 12 premières années de sa carrière à se balader un peu partout dans le monde. Quand les Rangers ont vu le jour, en 2016, ils ont embauché le Québécois Marc Dos Santos à titre d’entraîneur-chef et Popovic pour le seconder.

Lorsque Dos Santos a quitté, un an plus tard, il a été promu.

« Affronter un de ses anciens clubs, ça procure toujours des sensations particulières », a reconnu Popovic, plus tôt, cette semaine.

« J’ai passé deux belles années, là-bas. Je me suis beaucoup amusé. Les propriétaires du club, le président, les fans... Tous ces gens m’ont laissé une très belle impression. Mais vous savez tous à quoi ressemblent nos vies. Nous sommes des professionnels. Nous déménageons constamment. Ottawa, c’est ma nouvelle maison. »

Les Rangers ne forment pas une franchise modèle à tous les niveaux. Dans leur grand stade Kansas City, ils vivent pas mal dans l’ombre de leurs grands frères. Ils attirent en moyenne 425 spectateurs à leurs matches à domicile. C’est 10 fois moins que le Fury.

Les difficultés aux guichets sont peut-être accessoires, pour les dirigeants qui visent d’abord le développement.

Les difficultés sur le terrain sont inhabituelles. Ils ont remporté le championnat de l’Association Ouest en 2016, puis en 2017, avant de s’incliner en finale de la USL Cup.

« Chaque année, quand on les voit jouer, on voit la même chose. Les Rangers se battent constamment. Ils ne reculent jamais devant un challenge. Ils sont toujours capables de remonter la pente. Tout cela est possible grâce à la culture du club. La culture gagnante de Kansas, c’est la chose qui m’a le plus marquée durant mes deux années passées là-bas. »

Popovic voue une grande admiration pour Peter Vermes, l’entraîneur qui compte le plus d’ancienneté dans la MLS. Cet homme de 52 ans dirige le Sporting depuis 10 bonnes années.

« Il est le grand responsable de la culture de l’organisation. »

Adversaires inférieurs

La visite de Swope Park donne le ton à une nouvelle séquence pour le Fury.

Le Fury a remporté six matches et fait match nul à sept reprises à ses 14 derniers matches. Un exploit, quand on considère qu’il s’est souvent mesuré à des clubs de pointe.

Il affrontera plusieurs clubs de fond de classement dans les prochaines semaines.

« Il faudra quand même les prendre au sérieux. Il n’y a pas de matches faciles dans la USL », croit Popovic.