Le Fury ratera les séries pour une quatrième fois en cinq ans.

Pas de séries pour le Fury d'Ottawa

Oubliés, tous les scénarios de probabilités d’accès aux séries éliminatoires de la USL pour le Fury d’Ottawa.

Le premier critère qu’il pouvait contrôler, une victoire obligatoire, n’a pas été coché samedi après-midi devant 5385 spectateurs à la Place TD.

Dans son match de la dernière chance, le Fury (13-15-6) a été blanchi dans un quatrième match consécutif à domicile. Il s’est incliné 2-0 contre le Battery de Charleston (14-6-14). Du même coup, il ratait les séries pour une quatrième année depuis sa rentrée au soccer professionnel il y a cinq ans.

« S’il y a une chose que je ne peux pas remettre en question, c’est le cœur et l’effort de notre équipe », a dit le vétéran défenseur Eddie Edward.

Il a cependant ajouté un « mais » à son commentaire.

« Malheureusement, dans le sport professionnel, le cœur et l’effort, ce n’est pas toujours suffisant. Enlevez nos deux erreurs qui ont mené à leurs deux buts et je pense que nous avons joué un de nos meilleurs matches de la saison. C’est dur à prendre. Nous savons tous que nous sommes capables de faire mieux. Nous avons laissé tomber nos partisans... Il faut tirer des leçons de cette déception et revenir plus fort l’an prochain. »

Le défenseur natif d’Ottawa a raison. Le Fury a généré les meilleures chances de marquer contre le Battery, mais c’est un peu l’histoire de sa saison.

« Nous n’aurions jamais dû être dans une position d’avoir à gagner notre dernier match de l’année pour rentrer dans les séries. Aujourd’hui, on voit ce qui se produit quand tu ne saisis pas tes occasions durant la saison. »

Encore une fois, le Fury a touché des poteaux ou raté des filets complètement ouverts.

L’entraîneur-chef Nikola Popovic a dû se rendre à l’évidence après le match.

« Je n’ai jamais dirigé une équipe qui a frappé autant de poteaux dans une saison. À un moment donné, ce n’est plus que de la malchance ou des accidents. Il faut que ce soit relié à une question de qualité... »

Le Fury n’a marqué que 15 buts en 17 matches à la maison en 2018. En pleine course aux séries, il a été blanchi quatre fois de suite à ses quatre derniers matches à la Place TD. Clairement, une équipe qui aspire aux séries ne peut se permettre cela.

« Il y a trois éléments qui vont faire de nous une meilleure équipe l’an prochain a dit l’entraîneur Popovic. De meilleures conditions de camp d’entraînement. S’assurer d’avoir un meilleur calendrier et un alignement plus solide pour disputer un calendrier de 34 matches. Il faudra s’assurer d’avoir la même qualité sur le terrain même quand nous avons deux matches dans la même semaine. »

La différence entre le Fury et le Battery samedi ?

Quand ils ont eu des chances, les visiteurs ont concrétisé. Quand le Fury a eu des chances, il a frappé des poteaux, raté le filet ou encore, il a été victime d’un bel arrêt du gardien Robert Beebe.

En ce sens, la foule venue appuyer son équipe est restée sur son appétit. Si Maxime Crépeau ne réalisait pas un blanchissage, les chances du Fury de gagner étaient minces cette saison, mais au moins, ils ont pu lutter pour une place dans les séries jusqu’au dernier match de la saison, ce qui n’avait pas été le cas depuis deux ans.