Maxim Tissot était présent avec les membres du Fury d’Ottawa pour l’annonce d’un partenariat communautaire avec des clubs de soccer mineur de la région vendredi dernier au dôme de l’école secondaire Louis-Riel, mais il devra attendre encore quelques mois avant de reprendre l’entraînement complet avec ses coéquipiers.

Maxim Tissot doit patienter

Limité à deux matches et à 48 minutes de jeu dans la saison régulière de la USL en 2018, le Gatinois Maxim Tissot met plus de temps que prévu à se remettre d’une intervention chirurgicale à un genou afin de revenir en force en 2019.

Opéré le 20 août dernier, le défenseur latéral gauche sera sur le terrain lorsque le Fury d’Ottawa va commencer son entraînement intérieur au Complexe Branchaud-Brière lundi prochain, mais il devra faire ses exercices sur les lignes de côté. Si tout se passe comme prévu, l’ancien de l’Impact de Montréal anticipe un retour au jeu au mois de mai ou encore en juin.

« La période de convalescence est plus longue que prévu parce que j’ai un muscle super tendu derrière le genou qui m’empêche de mettre ma jambe droite. À cause de cela, je suis incapable de travailler les muscles de cette jambe à 100 %. C’est un mécanisme naturel du corps qui essaie de protéger ma jambe. Quand ce sera réglé dans les prochaines semaines, la guérison devrait se faire assez vite. »

Âgé de 26 ans, Tissot a vécu une saison 2018 difficile sur le plan des blessures. En 2017, il avait pourtant complété sa saison dans la peau d’un champion avec les Deltas de San Francisco de la défunte ligue NASL. Afin d’éviter une répétition de sa dernière saison, Tissot compte se montrer prudent.

« Je veux m’assurer d’être remis à 100 % avant de reprendre l’action. La semaine prochaine, je vais faire des exercices légers sur les lignes de côté. Au moins je serai là en même temps que le reste du groupe. Je vise un retour à l’entraînement complet en avril, ce qui ne sera pas trop mal. Nous n’avons que deux matches à l’extérieur en mars et l’équipe sera de retour en avril. Je serai donc autour de l’équipe. J’aimerais jouer mes premiers matches en mai, sinon en juin. »

Dans le pire scénario, si la jambe n’arrive pas à reprendre sa pleine flexibilité, une deuxième opération n’est pas écartée, mais Tissot a bon espoir d’éviter cette procédure.

« C’est toujours une possibilité, mais il y a peu de chances que ça se produise. J’en serais très surpris. Je m’attends à voir une belle progression dans les prochaines semaines. »

Petite frousse

Les 12 joueurs sous contrat du Fury tiennent des rencontres avec les membres de la direction cette semaine. Le modèle de jeu et les valeurs du club seront expliqués en long et en large, surtout aux nouveaux venus, qui ne sont que trois pour le moment.

Tout ce beau monde a cependant vécu des jours stressants à la fin du mois de décembre quand l’avenir du Fury a été mis en suspens parce que la CONCACAF menaçait de ne pas sanctionner sa participation dans la USL.

« Cette nouvelle est sortie de nulle part. Personne ne s’y attendait, mais Julian De Guzman (le directeur général) nous avait tous expliqué ce qui s’en venait avant que l’information soit rendue publique. Il avait aussi l’impression que le dossier allait se régler dans une question de jours et c’est ce qui s’est produit. Finalement, je ne pense pas que ce soubresaut ait fait trop peur aux joueurs et aux agents. Je sais que nous allons ajouter deux ou trois joueurs cette semaine. C’est l’occasion pour Julian et Nikola (Popovic) d’ajouter des joueurs qui vont rejoindre leur propre identité »

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POPOVIC PENSE AVOIR DE MEILLEURS OUTILS POUR DIRIGER LE FURY EN 2019

Pour une troisième saison de suite, le Fury d’Ottawa n’a pas eu le privilège d’accéder aux séries éliminatoires l’an dernier. Il a raté sa participation aux séries de la USL par quatre points après avoir compilé un dossier déficitaire de 13-15-6.

Or, même s’il n’avait que 12 joueurs sous la main pour l’ouverture officielle de son camp d’entraînement lundi, l’entraîneur-chef Nikola Popovic pensait déjà disposer de meilleurs outils pour amener son équipe dans les séries en 2019. Il a eu une saison complète pour apprendre à connaître ses propres joueurs. Ceux qui n’étaient pas compatibles au système de jeu qu’il tente d’implanter ne sont pas de retour. Ceux qui possèdent les qualités requises ont été retenus et les trois nouveaux joueurs sous contrat répondent tous à ses critères.

« Ce n’est pas qu’il nous manquait de joueurs de qualité l’an dernier. C’est juste qu’ils n’étaient pas compatibles avec le style de jeu que je tentais d’installer. Charlie Ward et Cristiano François, nos deux nouveaux joueurs internationaux, répondent à nos besoins. J’ai eu l’occasion de les voir jouer dans cette ligue. Tous les deux ont fait mal à mes équipes par le passé. Ce sont des joueurs qui peuvent faire la différence parce qu’ils vont nous permettre de mieux contrôler le ballon et d’être plus agressifs au lieu d’attendre l’adversaire dans le seul espoir de contre-attaquer. »

Le Fury a toujours quelques joueurs clés dans sa mire et il croit pouvoir annoncer de l’aide supplémentaire cette semaine. Ces joueurs devraient permettre à l’équipe ottavienne d’être plus rapide et agressive sur le plan défensif en 2019.

Autre facteur important et non négligeable, le Fury ira passer ses trois dernières semaines d’entraînement en Floride au lieu d’aller s’y entraîner pendant une semaine comme par le passé.

« Nous aurons la chance de nous entraîner dans un environnement réel pendant trois semaines avant de nous rendre directement à notre premier match de la saison à Charleston le 9 mars. Nous ne pouvons pas nous permettre un mauvais début de saison comme l’an dernier », a ajouté Popovic.