Nikola Popovic devra trouver une façon d’animer son attaque samedi contre Charleston. Le Fury est avant-dernier pour les buts marqués. Son gardien Maxim Crépeau mène la ligue pour les jeux blancs.

Match décisif pour le Fury

Des clubs de la USL ont fait leur boulot depuis deux semaines. Ils ont arraché de précieux points à des adversaires directs du Fury d’Ottawa pour lui permettre de conserver ses espoirs d’accéder aux séries éliminatoires.

Le ballon est maintenant dans son camp pour assurer sa survie dans le dernier duel de la saison 2018 qui sera présenté à la Place TD samedi après-midi.

On attend possiblement la meilleure foule de la saison dans le match d’appréciation aux partisans et la mission de l’équipe locale sera simple.

Installé au neuvième rang de sa conférence, le Fury (13-14-6) doit gagner. C’est obligatoire. Encore là, il aura besoin d’aide extérieure pour gravir un échelon, peut-être même deux pour obtenir le droit d’étirer sa saison.

Nashville (48 points) Bethlehem (47), Ottawa (45) et la Caroline du Nord (44) se battent pour les deux dernières places qui donnent accès aux séries.

Nashville n’aurait pas eu à se casser la tête s’il n’avait pas laissé filer une avance de 2-0 dans les dernières minutes d’un match contre le pauvre FC Toronto II mardi. Grâce à ce match nul, le Fury a maintenant deux chances plutôt qu’une de terminer parmi les huit premières équipes du classement.

Le Fury doit gagner et espérer une défaite de Nashville contre la meilleure équipe de la USL (Cincinnati) samedi ou encore prier pour que Bethlehem fasse match nul ou perde contre Tampa Bay dimanche.

Tous les scénarios tombent à l’eau si le Fury ne récolte pas les trois points d’une victoire contre le Battery de Charleston, déjà assuré de terminer au quatrième rang de la conférence avant le dernier match de la saison.

« Les dieux du football nous ont aidés dans les dernières semaines, mais habituellement, ils égalisent les chances. Je pense qu’ils nous en devaient quelques-unes depuis le début de l’année. Nous avons eu les résultats que nous souhaitions récemment. Maintenant, tout repose sur nous. Une victoire nous placerait en bonne posture », assure le capitaine Carl Haworth.

Le Fury va amorcer ce dernier duel avec le plein d’énergie puisqu’il a obtenu congé la semaine dernière.

« Cette pause ne pouvait pas survenir à un meilleur moment. Le calendrier de la saison est épuisant. Physiquement et mentalement, nous avons pu recharger nos batteries. Tout le monde se sent d’attaque. C’est le match le plus important de l’année et c’est le dernier. C’est le genre de match que tout le monde veut jouer. L’adrénaline coulera dans nos veines », a ajouté Haworth.

L’entraîneur-chef Nikola Popovic, lui, maugréait par rapport à la pause de son club la semaine dernière.

« C’est arrivé au moment où nous avions du momentum. On prenait du mieux dans chaque match. Dans ces cas-là, tu voudrais poursuivre en enchaînant les matches. »

Popovic aura un beau casse-tête à résoudre pour ce dernier match crucial. Nana Attakora et Kevin Oliveira purgeront un troisième et dernier match de suspension en raison de cartons rouges. Ce sont deux partants. Ensuite, le défenseur David Edgar manquera à l’appel parce qu’il est avec l’équipe canadienne masculine. C’est un autre élément clé. Le Lavallois Jimmy Sanon a aussi un engagement international avec l’équipe d’Haïti.

« Ceux qui nous restent ont une chance de démontrer qu’ils ont des qualités de partants. Nous avons quelques blessés qui ne seront pas à 100 %, mais qui ont repris suffisamment de forces pour contribuer à une victoire », a-t-il dit en parlant de Eddy Edward, Onua Obasi et Daniel Kinumbe.

Reste à savoir si le Battery, qui n’a rien à gagner ou perdre dans ce duel, lèvera le pied pour éviter les blessures ou s’il foncera quand même dans un match sans signification.

« Si j’étais eux, je jouerais pour gagner, car nous ne savons jamais ce que demain nous réserve. La victoire est au cœur de la culture d’équipe que nous voulons instaurer », a conclu Popovic.