En quatre matches avec le Fury, Nick DePuy (15) a déjà tiré sept fois vers le filet adverse. Prêté par l'Impact de Montréal pour la deuxième fois de la saison, il a inscrit son premier but chez les professionnels dimanche.

L'Impact à la rescousse du Fury

Toujours à la recherche de sa première victoire à titre d'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa, Julian De Guzman sentait aussi son club sur la corde raide lorsqu'il a lancé un S.O.S. à l'Impact de Montréal la semaine dernière.
L'entraîneur jetait un coup d'oeil à l'alignement du club de la MLS lorsqu'il s'est aperçu qu'un attaquant de 22 ans n'avait pas joué depuis 13 matches. Premier choix de l'Impact en 2017, Nick DePuy avait déjà été prêté pendant trois matches au Fury cette saison et De Guzman pensait que l'Américain pouvait l'aider à transformer sa série de matches nuls en victoires.
En bon joueur, l'Impact a accepté de prêter ce jeune marqueur au Fury pour la balance de la saison. L'appel de Julian De Guzman aura porté fruit parce que DePuy a été l'unique marqueur du club ottavien dimanche. Le problème, c'est que personne d'autre n'a compté contre Louisville et le Fury a dû se contenter d'un match nul de 1-1. Pour la cinquième fois de suite, les protégés de De Guzman n'ont encaissé qu'un seul point au classement alors qu'ils ont un urgent besoin de victoires pour se hisser dans le tableau des séries éliminatoires.
Le Fury (7-9-12) espère que Nick DePuy pourra trouver le fond du filet à nouveau mercredi soir à Harrisburg City (8-7-14) parce qu'il a encore cinq points de retard sur la huitième et dernière place qui donne accès aux séries de la USL. Le club devra combler ce déficit en seulement quatre matches.
Quand De Guzman a pris le combiné pour appeler l'Impact, il savait que son club allait disputer trois matches cruciaux en huit jours. Pour aller chercher des victoires, il avait besoin d'attaquants frais et dispos. C'est pour cela qu'il avait ciblé DePuy.
« Il avait bien fait avec nous plus tôt cette saison. Sa présence et son expérience avec l'Impact pourront nous aider. Il n'avait pas joué depuis longtemps. Je savais qu'il devait être désespéré d'obtenir des minutes de jeu. J'ai pensé qu'il pouvait ajouter des flammèches à notre attaque. Montréal a accepté de nous le prêter et j'espère qu'il pourra faire la différence en transformant des nulles en victoires », a expliqué De Guzman pendant un long trajet de neuf heures d'autobus jusqu'en Pennsylvanie mardi.
Depuis qu'il a pris le relais de Paul Dalglish, De Guzman n'a subi que deux défaites en huit matches (0-2-6), mais il n'a jamais pu goûter aux joies d'une victoire non plus.
Sports Club Stats, un site Web spécialisé dans les projections d'équipes sportives, accorde seulement 4,9 % de chances au Fury d'étirer leur saison en octobre.
L'arrivée de DePuy pourrait-elle lui permettre de renverser cette prévision pessimiste ?
Le principal intéressé l'espère bien. « Je n'ai joué que 30 minutes dans le dernier match, mais ç'a fait du bien de compter mon premier but chez les professionnels. Je suis encore jeune. J'ai besoin de jouer. Je comprends pourquoi l'Impact m'a cédé à Ottawa. Si je peux compter et aider l'équipe à gagner des matches pour accéder aux séries, tant mieux. »
Le géant de 6'5'' dit ne pas ressentir la pression d'être le sauveur du Fury, mais il voudra tout mettre en place dans les quatre derniers matches pour laisser sa trace.
« Je suis un attaquant. Mon job, c'est de compter des buts. Je suis jeune. Je connais mon rôle. L'important, c'est de grandir en tant que joueur pendant que je suis ici », a dit celui qui a joué 128 minutes avec l'Impact et 272 minutes avec le Fury à sa première saison professionnelle.