Carl Haworth disputera sa 100e rencontre dans l'uniforme du Fury, samedi, à Rochester.

Le meilleur compteur du Fury de retour

Elle a mis du temps à guérir, cette entorse à la cheville gauche.
Blessé à une semaine du début de la saison de la USL, Carl Haworth a été réduit au rôle de spectateur dans les 11 premiers matches du Fury d'Ottawa en 2017, mais le meilleur compteur du club en 2016 est prêt à renouer avec l'action.
L'entraîneur-chef Paul Dalglish entend être prudent avec son joueur le plus utile de la dernière saison. « Il pète le feu à l'entraînement. Je dois le retenir parce qu'il pousse la note un peu fort. Parfois, ça expose un joueur à une rechute. Nous sommes ravis de le ravoir avec nous, mais il faudra le réintégrer graduellement. »
Le Fury rendra visite aux Rhinos de Rochester samedi et Dalglish compte donner du temps de jeu à l'attaquant de 27 ans en fin de match. « Nous avons trois matches en huit jours. On aimerait lui donner des minutes à Rochester et lui permettre d'augmenter la cadence par la suite », a ajouté Dalglish.
Auteur de huit buts en 2016, Haworth vient de connaître la meilleure saison de sa carrière. Seul survivant de la saison initiale du Fury, Howarth espérait reprendre là où il avait laissé cette saison avant d'être victime de malchance. Il avait marqué quelques buts pendant les matches préparatoires. Il a même joué un premier match avec l'équipe nationale senior du Canada l'an dernier. Il était en pleine confiance lorsqu'il a été blessé juste avant le début de saison du Fury.
« Je voulais profiter du momentum de la dernière saison pour continuer sur ma lancée, mais j'ai dû prendre un recul avec ma blessure. C'était frustrant. Je n'avais jamais raté plus de deux ou trois semaines d'action en raison d'une blessure avant. S'il y a du positif dans tout ça, c'est que j'ai réalisé à quel point je suis chanceux de pouvoir gagner ma vie en jouant au soccer. »
Congestion en attaque
En son absence, le Fury a eu de la difficulté à se mettre en marche en début de saison, mais les buts ont commencé à pleuvoir il y a un mois, si bien qu'il y aura bientôt congestion sur la première ligne d'attaque. Sito Seoane a pris la tête des compteurs du club avec quatre buts en USL et deux autres dans le championnat canadien.
La recrue Tucker Hume a commencé à trouver le fond du filet avant d'être blessé à son tour. Embauché pour compter des buts, Steevan Dos Santos a été comme ses coéquipiers. Après un lent départ, il avait pris son envol avant d'être ennuyé par une récente blessure.
Hume, Dos Santos et Haworth seront disponibles au prochain match. Il y a aussi les attaquants prêtés par l'Impact de Montréal dans le portrait. Ils ont été rappelés par le club de la MLS récemment, mais Nick DePuy et Michael Salazar pourraient revenir bientôt.
Ça devrait offrir un beau casse-tête à l'entraîneur Dalglish. « Je ne vois pas ça comme un problème. Le retour en santé de nos attaquants va nous permettre d'établir une rotation et ils seront plus frais. Nous deviendrons plus dangereux, ce qui augure bien parce que nous nous sommes bien débrouillés malgré toutes nos blessures. »
Même s'il a vu ses coéquipiers marquer des buts à profusion depuis quelques semaines, Carl Haworth ne s'est jamais inquiété de perdre sa place dans la hiérarchie de l'équipe.
« Une compétition saine amène tout le monde à donner le maximum de soi-même. Parce que l'équipe allait bien dernièrement, j'ai pu prendre le temps nécessaire pour guérir à 100 %. Je suis content que nous ayons commencé à compter des buts. Si j'étais inquiet de perdre mon poste, je ne serais pas dans la bonne profession. »
Rhinos: un test qui arrive à point
Avec le retour en santé de la majorité de ses joueurs, le Fury d'Ottawa n'aura jamais été aussi bien armé pour affronter une équipe de pointe dans la USL.
Trois des 30 équipes du circuit ont été créditées d'une seule défaite cette saison. Les Rhinos de Rochester, prochains adversaires des Ottaviens samedi, font partie de ce groupe restreint. Même s'ils forment une équipe à petit budget, les Rhinos trouvent toujours le moyen de se hisser parmi les meneurs de leur ligue. Leur seule défaite remonte à il y a deux mois. Le dernier revers du Fury dans la USL remonte au 13 mai. Ils ont gagné à trois reprises en plus de faire match nul une fois à leurs quatre derniers duels.
Les Rhinos (4-1-5) n'ont qu'un point d'avance sur le Fury (4-3-4) au classement, mais ils ont aussi joué un match de moins. La partie à Rochester samedi pourrait permettre à l'une des deux équipes de se détacher de l'autre. L'aspect fatigue pourrait toutefois procurer un léger avantage au Fury. Mercredi soir, les Rhinos disputaient un match de la US Open Cup contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (MLS). Le Fury n'a pas joué depuis samedi.
Même si ce match en milieu de semaine peut profiter aux siens, l'entraîneur-chef Paul Dalglish redoutera les hommes de l'entraîneur-chef Bob Lilley. «Bob est un vieux routier que l'on surnomme le roi du soccer de deuxième tiers. Peu importe où il passe, son équipe est toujours au sommet du classement», a-t-il dit au sujet de celui qui a déjà dirigé l'Impact de Montréal dans la «A League» et les Whitecaps de Vancouver (USL).
«Ses équipes ne comptent pas beaucoup de buts, mais ils en accordent très peu. Ils ont établi un record de ligue il y a deux ans.»