Callum Irving luttera avec David Monsalve et Jordan Tisseur pour une place devant le filet du Fury. Sa force? «Il a une petite touche offensive comme gardien», explique l’entraîneur-chef Nikola Popovic.

Le Fury s’offre une «bataille à trois»

Le Fury a ramené un visage connu dans son giron.

L’ancien gardien numéro un, Callum Irving, participait à l’entraînement de l’équipe de la USL, jeudi matin, au complexe Branchaud-Brière, à Gatineau. Quelques minutes avant que les joueurs foulent la surface synthétique, la direction annonçait la mise sous contrat du Britanno-Colombien âgé de 25 ans.

Le communiqué indique clairement qu’Irving « cherchera à se battre pour le rôle de partant » avec David Monsalve et Jordan Tisseur. L’entraîneur-chef Nikola Popovic a répété la même chose deux heures plus tard.

« Ce sera une bataille à trois. Le meilleur homme se retrouvera devant le filet. On verra comment la prochaine partie et les prochaines semaines se dérouleront. »

Monsalve a été envoyée dans la mêlée, le week-end dernier, lors du match d’ouverture qui s’est conclu par un verdict nul de 1-1 contre le Battery de Charleston. Il devrait à nouveau être le gardien de confiance, samedi soir, contre une équipe d’expansion à Birmingham.

Le Fury profitera ensuite d’une pause d’une vingtaine de jours avant sa troisième joute du calendrier régulier, le 6 avril, lors de la visite du Nashville SC à la Place TD.

Irving avait disputé toutes les minutes de l’équipe en 2017. Les partisans l’avaient même élu joueur le plus utile à l’époque.

Sauf que la saison dernière, il l’a passée surtout à regarder un autre gardien briller.

Maxime Crépeau lui a ravi son poste lors du troisième match régulier en avril. Irving avait alloué neuf buts dans deux défaites, perdant sa place dans l’alignement.

On ne l’avait revu dans le feu de l’action qu’en septembre lors d’une partie amicale contre l’Impact de Montréal.

Reste à voir si on assistera à une répétition du scénario de l’an passé. Sauf que cette fois-ci, ça pourrait être Irving qui prend la relève d’un autre.

« Je ne le cacherai pas. C’était difficile l’an passé », a-t-il dit.

« Ce n’était pas le scénario auquel je m’attendais. Mais c’est comme ça dans le sport. Il y aura des hauts et des bas durant ta carrière, surtout en tant que gardien. »

Revenir à Ottawa n’était pas dans ses plans initiaux durant la saison morte.

Irving avoue avoir offert ses services à diverses équipes professionnelles. « Mais ce n’est pas facile de trouver preneur quand tu n’as pas joué l’année précédente », a-t-il fait valoir.

Le Fury a gardé un œil sur lui. Plus précisément le directeur général Julian De Guzman. Quand il a vu que son ancien gardien était encore sans emploi plus tôt au mois de mars, il l’a appelé.

« Ce n’était pas difficile de me convaincre de revenir puisque j’aime vivre ici. J’ai plusieurs amis sur le terrain et hors du stade », a-t-il commencé par dire.

« Mais Julian et moi, nous avons quand même eu une bonne discussion, surtout avec la saison que je venais de connaître. Quand ce fut terminé, je me sentais bien. »

Et la forme physique dans tout ça ? Il aura raté le camp d’entraînement.

« Je suis chanceux. J’ai encore de bons amis chez les Whitecaps de Vancouver », a-t-il souligné au sujet de l’équipe de son patelin dans la MLS.

« J’ai pu participer à certaines de leurs cliniques de gardiens », a-t-il assuré.

Le mot de la fin revient à Nikola Popovic.

Le coach a expliqué le retour d’Irving par le nouveau style de jeu adopté par le Fury, dont l’accent est mis sur le temps de possession du ballon. « Je crois que Callum peut exceller puisqu’il a une petite touche offensive comme gardien. Et bien sûr il excelle à effectuer des arrêts », a-t-il soutenu.