Le Fury d'Ottawa a profité de l'appui de ses jeunes partisans pour offrir sa première demie la plus intense de la saison.

Le Fury séduit les écoliers

Le Fury d'Ottawa a profité du premier « match des écoliers » de son histoire pour amadouer sa clientèle de l'avenir mardi midi à la Place TD.
Devant 7551 enfants déjà bien heureux de rater une journée d'école, le Fury a agrémenté leur plaisir en signant une victoire de 1-0 devant l'Orlando City B. Les trois points qui accompagnent ce gain ont permis aux Ottaviens de racheter leur revers de 1-0 à Rochester samedi et de grimper au sixième rang de la conférence de l'Est de la USL. Le Fury (5-4-4) a également pris ses distances avec l'Orlando City B (4-6-4). Les deux clubs étaient séparés par un seul point avant leur duel qui s'est déroulé sous les murmures constants des jeunes partisans.
Bien qu'ils ne semblaient pas toujours attentifs, les enfants n'ont pas raté le seul but de la rencontre. Une grande clameur a accompagné le but de Steevan Dos Santos, habilement préparé par Carl Haworth. De retour au jeu samedi dernier, Howarth a encore été une menace offensive en touchant la barre horizontale dans un deuxième match de suite.
Joueur offensif par excellence de la saison 2016 du Fury, Howarth a bien aimé sa première expérience d'un match présenté en matinée devant des enfants déchaînés. « C'était vraiment cool. Ils étaient complètement impliqués dans le match. Ils nous ont encouragés jusqu'au coup de sifflet final. Ils étaient déjà bruyants pendant la période de réchauffement. J'ai été privé d'action pendant 16 longues semaines alors leur énergie m'a aidé à en donner davantage sur le terrain. Je n'ai pas encore joué 90 minutes (Howarth est sorti à la 59e minute), mais ça s'en vient. Peut-être que je pourrai jouer un match complet en fin de semaine prochaine. »
Les locaux n'ont pas mis de temps à mettre leurs partisans survoltés derrière eux. Ils ont passé presque toute la première demie en territoire ennemi sans pouvoir marquer avant la 43e minute.
« C'est probablement notre demie la plus dominante de la saison », a reconnu l'entraîneur-chef Paul Dalglish après le match.
Son équipe menait 8-0 au chapitre des tirs dans les 45 premières minutes, mais n'avait qu'un seul but d'avance. Comme il anticipait une baisse de régime de ses équipiers qui avaient joué à Rochester trois jours plus tôt, Dalglish a choisi de protéger cette avance en deuxième demie au lieu d'attaquer davantage.
La stratégie a failli être coûteuse puisqu'en profitant du vent favorable qui soufflait sur le terrain, l'équipe floridienne a été plus menaçante dans la deuxième portion du match. Les visiteurs ont dominé la colonne des tirs 6-2 dans les 45 dernières minutes de jeu, mais le gardien Callum Irving était aux aguets et sa défensive a également étouffé quelques bonnes occasions de marquer.
Malgré la perspicacité d'Orlando City, le Lavallois Jimmy Shammar-Sanon a failli confirmer la victoire du Fury dans les arrêts de jeu. Le jeune attaquant s'est échappé contre le gardien Earl Edwards, mais ce dernier a effectué l'arrêt à bout portant.
Évoluant sous les yeux de son célèbre père Kenneth Dalglish, l'entraîneur-chef du Fury était content de conduire son équipe à un troisième gain consécutif à la Place TD. Le « King Kenny », comme il est surnommé en Écosse grâce à une brillante carrière de joueur et d'entraîneur avec le Celtic et Liverpool, passera la prochaine semaine à Ottawa. Paul Dalglish n'a pas voulu dire si la victoire était un cadeau de la fête des Pères. « Mon père veut que je gagne chaque match, que ce soit pour la fête des Pères ou pour Noël ! »
Daglish se réjouissait surtout de voir Carl Haworth prendre ses aises en attaque. « Il était notre homme clé l'an dernier. Ils nous a manqué. C'est un catalyseur. Il génère de l'attaque, mais il est aussi un excellent joueur défensif. »
Le Fury renouera avec ses partisans « réguliers » samedi prochain. Le Red Bull de New York sera en ville pour ce troisième match en huit jours.