Une semaine après son élimination au premier tour des séries de la USL, le Fury d’Ottawa a annoncé qu’il ne retiendrait pas les services de son entraîneur-chef Nikola Popovic en 2020.

Le Fury se sépare de Nikola Popovic

Une semaine après son élimination au premier tour des séries de la USL, le Fury d’Ottawa a annoncé qu’il ne retiendrait pas les services de son entraîneur-chef Nikola Popovic en 2020.

Le directeur général Julian De Guzman n’a pas parlé directement aux médias mercredi. Par voie de communiqué, il a indiqué que sa décision avait été difficile, mais qu’elle s’avérait la meilleure pour le club ainsi que pour Popovic.

«J’ai beaucoup de respect pour Nikola sur le plan personnel et professionnel. Ce n’est pas une décision facile à prendre, mais nous pensons qu’il valait mieux aller dans une autre direction. Je voudrais remercier Nikola pour son engagement envers le Fury. Je lui souhaite du succès dans ses projets.»

Le contrat de deux ans de Popovic était venu à échéance. Il s’était joint à l’équipe en 2018 après deux saisons couronnées de succès chez les Rangers de Swope Park. À Ottawa, il a compilé une fiche de 27 victoires, 25 défaites et 16 verdicts nuls dans le championnat de la USL. Sous sa gouverne, le Fury a renoué avec les séries pour la première fois depuis 2015 cet automne, mais ses équipiers se sont inclinés 2-1 après des tirs de barrage mercredi dernier à la Place TD.

Le Fury a également inscrit un record de 50 buts pendant les 34 matches de la saison régulière où il a pris le huitième rang du classement de l’Association de l’Est.

Popovic a été le troisième entraîneur-chef du Fury après Marc Dos Santos et Paul Dalglish. Il a réussi à ramener une culture gagnante au sein de l’équipe après le séjour tumultueux de Paul Dalglish. Sur le terrain, l’équipe vient d’ailleurs de connaître sa meilleure saison en quatre ans, mais certains joueurs ne répondaient pas favorablement sous ses ordres. Des joueurs populaires ont pris la porte de sortie pendant son séjour à Ottawa. Colin Falvey, membre de l’équipe finaliste de 2015, vient en tête de liste.

Julian De Guzman a plusieurs contrats à négocier avec ses joueurs en vue de la septième saison du club en 2020. Il lui sera sans doute plus facile de retenir des joueurs clés avec un nouvel entraîneur-chef en place. Le directeur général va s’entretenir avec les médias jeudi. Un entraîneur-chef canadien pourrait être dans sa mire. Après tout, l’objectif de son projet avec le Fury est de mettre le soccer canadien à l’avant-plan. Jean-François Plante, Le Droit