Maxime Crépeau a ajouté à son record de la USL en signant un 15e jeu blanc en 30 matches cette saison. Il a aussi surpassé la marque établie en 2015 par Romuald Peiser chez le Fury.

Le Fury se bute à des poteaux

Quatre tirs sur des poteaux, dont un sur un tir de pénalité.

Si le Fury d’Ottawa doit se résigner à regarder les autres matches de la USL tout en récitant des prières d’ici leur dernier match de la saison 2018 dans 13 jours, ce sera à cause de cette mauvaise fortune dans un match de 0-0 dimanche après-midi à la Place TD.

À leur premier match en un mois devant leurs partisans, les locaux ont tout fait pour amasser les trois points d’une victoire dans un match crucial contre le Steel de Bethlehem, mais 5470 spectateurs ont plutôt grincé des dents en voyant leurs favoris frapper quatre poteaux dans les 31 premières minutes de jeu.

Le Fury était clairement en mission. Il ne faut pas se laisser berner par le pointage de 0-0. Les partisans ont été sur le bout de leur siège pendant tout le match tellement les équipiers de Nikola Popovic ont eu des occasions de marquer, mais le joueur le plus utile du Steel dimanche aura été un objet stationnaire conçu pour tenir des filets.

Le Fury (13-14-6) a probablement su que le sort ne serait pas de son côté dès la cinquième minute quand Steevan Dos Santos a tiré directement sur le poteau à partir d’un pénalty qui aurait pu faire toute la différence au monde. Dos Santos a ensuite frappé l’autre poteau à la 23e minute après un arrêt partiel du gardien Jake McGuire. À la 27e minute, c’est Cristian Portilla qui a vécu la même frustration. Puis, Thomas Meilleur-Giguère a frappé la barre horizontale à la 31e minute.

L’équipe ottavienne a ainsi raté une occasion en or de devancer le Steel (13-12-7) au classement. Elle se retrouve maintenant dans l’obligation de gagner son dernier match de l’année le 13 octobre contre Charleston en plus de devoir compter sur l’aide d’autres clubs de la USL pour se faufiler dans les séries éliminatoires.

Selon le site Sports Club Stats, le Fury aura 82,7 % des chances d’y accéder en remportant son dernier match. S’il perd ? Ça tombe à 3,2 % alors qu’un verdict nul contre le Battery lui procurerait une faible probabilité de 9,6 %.

« Nous sommes dans une position où nous aurons besoin d’aide d’autres équipes, mais au moins, nos points sont déjà en banque. Les équipes qui nous suivent avec des matches en main doivent gagner leurs points », a lancé le capitaine Carl Haworth.

Le Fury occupe le septième rang de sa conférence, mais avec un seul point d’avance sur le club de neuvième position (Nashville) et deux points sur le club de 10e place (New York). Ces deux clubs ont deux gros matches en main.

« Je suis très fier de notre club. Nous avions trois joueurs suspendus et nous avons joué à Toronto mercredi pendant que le Steel se reposait depuis deux semaines. Si nous avions pu frapper la cible au lieu des poteaux... Il faudra attendre pour voir ce que les autres clubs vont faire, mais il faut croire en nos chances. À mon avis, si nous gagnons le prochain match, nous serons dans les séries », a avancé l’entraîneur Popovic.

Crépeau : autre record
Encore une fois, le gardien Maxime Crépeau a permis au Fury de s’assurer d’un point en effectuant un superbe arrêt, son seul du match, à la 89e minute. En plus d’ajouter à son record de la USL avec ce 15e jeu blanc, il a maintenant fracassé le record de franchise qu’il partageait avec Romuald Peiser. Il devance aussi Matt Pickens de Nashville par deux blanchissages cette saison.

« Je reçois de la reconnaissance, mais nous sommes 25 dans ce club et nous avons tous travaillé à briser les attaques adverses depuis le début de la saison. Mes coéquipiers ont du mérite. Mon objectif sera de démontrer que je pourrai répéter cette saison à l’avenir. »