« Si les joueurs ont le droit de commettre des erreurs, les arbitres ont le droit aussi », a déclaré Sito Seoane après le match.

Le Fury l'emporte dans la controverse

Il n'y a pas eu de conséquences dramatiques. Les trois précieux points au classement ont été mis en banque. Le Fury d'Ottawa a réussi à vaincre les City Islanders de Harrisburg, 1-0.
Samedi soir, dans la salle de travail des médias à la Place TD, il était malgré tout question d'une bourde des officiels.
L'attaquant Sito Seoane était convaincu qu'il avait ouvert la marque durant la première demie. Ses coéquipiers aussi. Les fans qui ont pu voir la reprise sur vidéo ont bien vu le ballon franchir la ligne des buts.
Le problème, c'est que dans la United Soccer League (USL), les officiels n'ont pas le loisir de modifier leurs décisions après avoir revu la séquence.
Sur le terrain, dans le feu de l'action, on avait déterminé qu'il n'y avait pas eu de but.
Pas question de jeter la pierre aux officiels qui étaient en devoir ce week-end. Les joueurs et les membres de direction du Fury sont prêts à vivre avec la décision de la Canadienne Carol Anne Chénard, qui travaillait samedi à titre d'arbitre central.
« Si les joueurs ont le droit de commettre des erreurs, les arbitres ont le droit aussi », reconnaît Seoane.
« Ce sont des choses qui arrivent. Ça s'est déjà produit en pleine Coupe du monde. Frank Lampard et l'équipe d'Angleterre ont subi ce traitement. La balle avait traversé la ligne d'au moins deux verges. Le but n'a pas été accordé », a rappelé l'entraîneur-chef du Fury, Paul Dalglish.
« Les officiels n'ont vraiment pas un mandat facile. Il est encore plus difficile pour eux d'effectuer leur travail en cette période où notre sport devient de plus en plus rapide. »
Le comble de l'ironie, c'est que la USL met présentement à l'essai un système qui permettra aux officiels de profiter des reprises vidéo. L'équipement se promène d'une ville à l'autre, cette saison. Le Fury pourra justement en faire l'essai lors de son prochain match à domicile, le 20 juin prochain.
« Je suis en faveur de tout ce qui peut aider les arbitres à prendre les bonnes décisions. À la fin de la journée, les joueurs travaillent si fort... Un but, c'est un but », tranche Dalglish.
« Mais bon... Nous avons gagné ce match. Nous pouvons poursuivre notre chemin. »
Encore Sito
À la mi-temps, dans le vestiaire, Dalglish a demandé à ses joueurs de ne pas baisser les bras. « Je leur ai dit que les équipes qui sont faibles mentalement s'apitoient sur leur sort. Les équipes qui sont fortes trouvent des moyens de gagner. »
Seoane, la révélation du printemps 2017 à Ottawa, a trouvé une façon de marquer un autre but. Son quatrième de la saison.
Le Fury a réussi à contrôler le jeu face à un adversaire en déroute. Les City Islanders n'ont pas gagné depuis le 15 avril.
Le club de Dalgish, mine de rien, a subi seulement deux revers à ses 13 dernières parties, toutes compétitions confondues.
« Nous avons adopté une nouvelle identité d'équipe. Nous sommes directs, robustes, et il n'est pas facile de nous affronter. Tous les joueurs dans le vestiaire sont prêts à se battre pour aller chercher les premiers et les deuxièmes ballons », souligne le produit local Eddie Edward.
Avec tous les blessés, ce dernier a été utilisé à l'attaque pendant 85 minutes, samedi.
« Je sais bien que je ne possède pas les habiletés naturelles de Steven, Tucker et des autres joueurs que je dois remplacer. J'essaie simplement de faire mon boulot », commente le défenseur.