Le style de jeu préconisé par Nikola Popovic ne convenait plus au Fury d’Ottawa.

Le Fury cherche un autre profil d’entraîneur

En deux ans à la barre du Fury d’Ottawa, Nikola Popovic a rempli son mandat.

Il a instauré un système de jeu pour offrir du soccer plus excitant aux partisans à la Place TD. Le Fury n’a jamais marqué autant de buts qu’en 2019. Il a aussi atteint son premier objectif d’accéder aux séries de la USL.

Maintenant, la direction veut passer au prochain niveau. Elle veut gagner des trophées. Pour y parvenir, le directeur général Julian De Guzman a préféré relayer le bâton à un nouvel entraîneur-chef. Le club a annoncé qu’il n’allait pas renouveler le contrat de Popovic mercredi. La recherche est déjà entamée. Si tout se déroule comme prévu, l’équipe aura son homme en place vers la fin du mois de novembre.

Julian De Guzman ne regrette pas l’embauche de Nikola Popovic. «Il a fait des choses extraordinaires pour lancer un club compétitif sur le terrain. Nous avons notamment connu le meilleur début de saison de notre histoire», a-t-il dit au Droit jeudi matin. En même temps, il sentait qu’un changement était nécessaire pour que le Fury arrive à combler ses ambitions.

Si le Fury a formé une équipe redoutable à la Place TD, il a éprouvé plus de difficultés dans les stades étrangers. Pour expliquer certaines défaites, Popovic a souvent parlé des conditions difficiles de certains stades de la USL. Il a aussi fait référence au gazon artificiel de la Place TD qui devenait parfois un frein à son plan de match. Des fois, il critiquait le budget limité de son club et le manque de profondeur.

Pour accéder au prochain niveau, le Fury pense qu’il lui faudra trouver un entraîneur capable de s’adapter à certaines variables incontrôlables. Popovic était un bon entraîneur, mais il ne correspondait pas au profil recherché.

«Nous cherchons quelqu’un qui connaît bien la ligue et notre réalité à titre de seule équipe canadienne de la USL. Nous jouons sur du gazon artificiel et nous avons construit un bon club pour jouer à domicile. Nous voyageons beaucoup. Nous avons eu certains résultats sur la route, mais il faut trouver une façon de jouer correctement dans de multiples environnements», a expliqué De Guzman.

Pour lui, le prochain entraîneur-chef du Fury devra comprendre l’environnement dans lequel évolue le Fury.

«En maîtrisant cet environnement, il sera plus facile d’aller chercher plus de constance. Le type de soccer pratiqué par Nikola Popovic était très exigeant pour un long calendrier de 34 matches.»

Julian De Guzman a déjà établi la chronologie de son prochain mois.

«Je vais parler à plusieurs personnes. Je ne veux rien précipiter, mais j’aimerais avoir une courte liste de candidats à la fin du mois de novembre. À ce moment, je devrais avoir une bonne idée de la bonne personne qui pourra diriger notre équipe actuelle.»

Coach canadien ?

Fier défenseur du soccer canadien, De Guzman pourrait être tenté d’octroyer le poste d’entraîneur-chef à un visage «local».

«Il y aura des Canadiens parmi les candidats, c’est certain, mais je vais aussi regarder du côté des entraîneurs qui ont fait leurs preuves dans la USL, dans la MLS ou encore des anciens joueurs qui ont évolué en Amérique du Nord. Nous avons établi des standards élevés avec Nikola. Maintenant, nous voulons jouer pour gagner des trophées.»

En 2020, ces trophées visés seront ceux du championnat canadien et du championnat de la USL. Pour l’instant, rien n’indique que le Fury va se joindre à la nouvelle CPL.

«Nous prévoyons jouer dans la USL encore en 2020. Nous n’avons pas rencontré d’obstacles à cet effet jusqu’à maintenant. Dans mes discussions avec les joueurs, nous allons nous fixer un objectif d’améliorer notre position au classement afin de faire un plus long chemin dans les séries éliminatoires», a conclu De Guzman.