Le capitaine Carl Haworth est aujourd’hui l’unique membre original du Fury.

Le Fury atteint son rythme de croisière

Aligner les points sur une base régulière n’est pas une mince tâche dans une ligue aussi compétitive que la USL.

Pour la première fois depuis 2015, le Fury d’Ottawa est en mesure de le faire. 

La troupe de Nikola Popovic n’a pas subi la défaite en plus de deux mois. 

Elle a amassé des points dans chacun de ses neuf derniers matches. 

Auteur d’un but à Nashville samedi dernier, le capitaine Carl Haworth est aujourd’hui l’unique membre original du Fury. 

Il est donc bien placé pour parler de la clé des succès de son équipe en 2019.

« Ça prend du temps avant qu’un entraîneur-chef parvienne à implanter sa vision ainsi que la culture et l’identité qu’il souhaite donner à son équipe. À sa deuxième année, Nikola Popovic mise aussi sur des joueurs qui correspondent mieux à ses besoins. Nous sommes passés par là avec Marc Dos Santos. Nous n’avions pas une grande équipe à sa première année et même au début de sa deuxième année. Le temps a arrangé les choses. Tout est rentré dans l’ordre. Nous avions disputé 12 matches sans défaite. C’est le même phénomène qui se produit ici maintenant. »

Sur le terrain, Haworth pense que le Fury a un autre atout qui l’aide à tenir tête aux meilleures équipes de la ligue.

« Nous pouvons changer notre style de jeu à tout moment. Nous sommes capables d’attendre à l’arrière pour nous défendre en planifiant des contre-attaques. Nous pouvons jouer de manière plus directe. Évidemment, nous pouvons surtout contrôler le rythme d’un match avec notre système axé sur la possession du ballon. En conservant le ballon pendant de longues périodes, nous arrivons à épuiser l’adversaire en plus de le frustrer. Nos joueurs ont été très bons pour lire tous les scénarios en fonction de la nature d’un match. »

Le capitaine note aussi l’addition de quatre joueurs de grande qualité pour expliquer la relance du club. 

Les arrivées de Christiano François, Charlie Ward, Wal Fall et Mour Samb ont changé le visage de l’équipe.

« Leur contribution est massive. François avec sa vitesse et sa ténacité, Samb avec son habileté pour finir les jeux, Fall avec sa capacité de tout faire sur le terrain et Ward pour ses qualités de passeur et le rythme endiablé qu’il apporte dans un match. »

Ces joueurs ont apporté un niveau de confiance absent depuis 2016 chez le Fury. 

Même Haworth fait sa part en pratiquant une position qu’il n’a jamais jouée auparavant dans sa carrière. 

Muté de son poste d’attaquant à défenseur latéral droit, il a quand même marqué deux buts cette saison et il obtient toujours plusieurs occasions de marquer.

« Je suis un étudiant de notre sport. J’ai toujours voulu apprendre les autres positions pour devenir meilleur. J’avais déjà dépanné à l’arrière à l’occasion, mais tout a commencé avec un carton rouge avec huit matches à jouer l’an dernier. J’ai été inséré dans ce poste et j’y suis resté pour la majorité du temps après. »

Ce qui est de bon augure dans la montée au classement du Fury, c’est qu’il y a encore beaucoup d’espace pour devenir plus redoutable.

« Nous pouvons nous améliorer dans plusieurs aspects du jeu. Nous avons été capables de dominer complètement certaines portions de matches, mais il faut arriver à le faire avec constance pendant un match complet. Pour atteindre le prochain niveau, il faut passer par cette étape. »

Le Fury (6-2-6) aura fort à faire pour étirer sa séquence sans défaite puisque le Battery de Charleston (5-3-7) et les Rowdies de Tampa Bay (9-1-6) seront ses prochains rivaux. 

À trois, ces trois clubs n’ont perdu que six matches sur 45. Le Battery sera à la Place TD mercredi soir. 

Le Fury se rendra ensuite à Tampa Bay pour affronter une équipe bien reposée samedi.