Le troisième capitaine de l'histoire du Fury, Lance Rozeboom (droite)

Lance Rozeboom: un capitaine dans l'âme

En 2014, aux débuts du Fury d'Ottawa au soccer professionnel, les partisans étaient tombés sous le charme du premier capitaine de leur histoire.
Richie Ryan, le sympathique irlandais à la crinière blonde avait graduellement fait sa place dans l'équipe d'étoiles de la NASL grâce à son style « col bleu » au centre du terrain, mais après deux saisons à Ottawa, il gagne maintenant sa vie à Miami, toujours dans la NASL. Son successeur, Julian De Guzman, n'était rien de moins que le joueur le plus titularisé de l'histoire de l'équipe canadienne senior, mais il a pris sa retraite du soccer il y a quelques semaines pour devenir entraîneur-adjoint avec le Fury.
Pendant le camp préparatoire de la quatrième saison du Fury, l'entraîneur-chef Paul Dalglish s'est tourné vers un visage connu pour assurer le leadership de son équipe. L'Américain Lance Rozeboom avait été son capitaine à Austin dans la USL avant de le rapatrier à Ottawa pour la saison 2016.
« Nous avons consulté plusieurs personnes avant de choisir le troisième capitaine de l'histoire du club : les gens de l'OSEG, les entraîneurs, dont Julian De Guzman, ainsi que les joueurs. Lance était un choix unanime parce qu'il représente l'image qu'on se fait d'un capitaine. C'est un joueur qui mène par l'exemple. C'est un gars qui se motive naturellement et qui a une éthique de travail irréprochable. C'est un modèle à suivre », a expliqué Dalglish à l'issue de l'entraînement quotidien des siens au Centre R.A. mercredi après-midi.
Âgé de 27 ans, Rozeboom n'en est pas à ses premières expériences à titre de capitaine. En plus d'avoir joué ce rôle avec l'Aztex d'Austin, il avait également été le capitaine des Lobos de l'Université du Nouveau-Mexique dans la NCAA. « Ça fait partie de mes meilleurs souvenirs au soccer. À ma dernière année universitaire (en 2011), nous avions été invaincus pendant toute la saison. Ça m'avait valu mon premier contrat professionnel. »
Repêché dans la MLS
En janvier 2012, il a été un choix de deuxième ronde du D.C. United dans la MLS, mais quelques semaines après avoir signé son contrat, il a été victime d'une sérieuse blessure à un genou. Sa saison au complet s'est retrouvée à l'eau et il a été libéré.
Comme Ryan et De Guzman, l'Américain natif de l'Iowa évolue au centre du terrain. Lors des matches à la Place TD en 2016, les partisans pouvaient facilement l'identifier parce qu'il a participé à tous les matches du Fury, mais aussi parce qu'il était toujours coiffé de sa célèbre queue de cheval nouée derrière la tête.
Celui que l'on surnommait « Boomer » à l'époque des Lobos de l'UNM a accepté le brassard du capitaine du Fury avec humilité. « Je succède à une légende (De Guzman), mais je crois que nous avons déjà un très bon noyau de leaders en place. Je pense à Carl Haworth qui est ici depuis le début et à Ryan Williams. »
Du haut de ses 6'1'', Rozeboom a déjà joué au basket-ball jusqu'à l'école secondaire, mais le soccer a toujours représenté sa passion. « J'avais un frère huit ans plus vieux que moi qui jouait et je voulais faire tout ce qu'il faisait. J'avais une certaine facilité au soccer, alors évidemment, j'adorais ça. Nous avons une famille intense chez nous. Quand on fait quelque chose, on veut y exceller. Rapidement, j'ai voulu faire carrière au soccer. »
À sa deuxième saison avec le Fury, l'Américain aux racines hollandaises est déjà bien placé pour évaluer la différence entre l'équipe de 2016 et celle qui a été rassemblée en vue de la saison 2017.
« La transition entre l'ancien entraîneur et le nouvel entraîneur est faite. Les joueurs avaient connu du succès sous l'ancien régime. Ils étaient réfractaires au changement. Le groupe actuel achète le système de jeu que Paul (Dalglish) veut nous vendre. Nous sommes beaucoup plus près l'un de l'autre. Nous avons des joueurs de caractère et bien qu'il soit encore tôt, je n'ai jamais joué avec un groupe aussi talentueux en six ans de carrière professionnelle. »
Déjà en mode prévention
La cinquième semaine du camp d'entraînement du Fury d'Ottawa bat son plein et bien que le début de la saison régulière soit encore loin, l'équipe s'est déjà placée en mode de prévention des blessures. Le voyage d'une semaine en Floride a été parfait pour tisser des liens entre nouveaux coéquipiers, mais les trois matches en cinq jours ont laissé des traces sur le plan physique. À la fin du camp, l'entraîneur-chef Paul Dalglish se demandait s'il aurait assez de joueurs pour disputer la troisième partie. De retour en ville depuis une semaine, il semble qu'il y ait eu plus de peur que de mal en Floride. «En général, ce sont des blessures mineures, mais nous voulons prévenir au lieu de guérir comme l'an dernier. Les multiples blessures, tôt dans la saison, avaient hypothéqué notre saison», se remémore Dalglish. À part le vétéran défenseur Eddie Edward, tout le monde pourrait entreprendre la saison si elle commençait demain. Après cinq matches hors-concours, le Fury montre une fiche de trois victoires, une défaite et un match nul. La défaite est survenue vendredi dernier à Toronto contre le club-école du Toronto FC.