La Première ligue canadienne veut gagner des partisans cette saison.
La Première ligue canadienne veut gagner des partisans cette saison.

La Première ligue canadienne veut gagner des partisans

Sylvain St-Laurent
Sylvain St-Laurent
Le Droit
Le commissaire de la Première ligue canadienne, David Clanachan, a pris quelques minutes pour discuter avec nous, vendredi matin. À quelques jours du lancement de la saison 2020, son temps est précieux. Il tente par exemple de finaliser une entente qui lui permettra de présenter quelques matches à la télévision.

«Nous sommes en train de finaliser une entente. Nous savons déjà que nos matches seront disponibles en ligne, grâce à OneSoccer, qui nous offre une magnifique plate-forme. Nous aimerions quand même avoir une présence à la télévision traditionnelle. Le contexte unique de l’été 2020 nous offre de belles opportunités», commente-t-il.

L’an dernier, à l’occasion de leur première saison, les clubs de la PLC ont travaillé fort pour gagner des partisans dans leurs marchés respectifs.

En 2020, le circuit pourrait essayer de gagner des fans dans des coins du pays où il n’est pas nécessairement présent.

«Je crois que c’est possible», avance M. Clanachan.

«On voit de plus en plus d’événements sportifs, en direct, à la télévision. L’offre actuelle ne se compare quand même pas à ce que nous avions avant la pandémie. Je suis convaincu que ça va nous permettre de rejoindre de nouveaux spectateurs. Et quand ces gens verront ce que nous sommes capables d’offrir, ils ne seront pas déçus.»

Expansion au Québec ?

La télédiffusion de quelques matches à la télévision traditionnelle permettrait, en outre, à la PLC d’atteindre des régions et des provinces où elle souhaite s’installer d’ici quelques années.

Le circuit comptait sept clubs - à Calgary, Edmonton, Halifax, Hamilton, Toronto, Victoria et Winnipeg - en 2019. L’Atlético d’Ottawa se greffe à ce groupe, cet été.

Avant la pandémie, M. Clanachan et ses associés voulaient accueillir une dizaine d’équipes, au total.


« Je demeure convaincu qu’il nous faut une équipe au Québec. »
David Clanachan

Il ne cache d’ailleurs pas son intérêt pour le marché de Québec.

Avec ses 800 000 habitants, la région de la Vieille Capitale est plus grande que la plupart des milieux où le circuit est déjà implanté.

«Nous discutons avec des gens qui souhaiteraient installer des équipes dans différents milieux. Je suis très optimiste, en ce qui a trait à ce que nous pouvons accomplir. Mais je demeure convaincu qu’il nous faut une équipe au Québec.»

«Si on se fie au nombre de joueurs fédérés, le Québec est la deuxième province où le soccer est le plus populaire, au pays. Même si nous sommes présents d’un océan à l’autre, nous ne serons jamais une véritable ligue canadienne tant que nous ne serons pas présents dans cette province.»

En attendant d’effectuer sa rentrée au Québec, la PLC effectuera cet été une percée dans une autre province où elle ne compte pas de clubs.

Tous les joueurs et les entraîneurs se réuniront, sous une bulle, sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Après avoir discuté avec des gens de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick, David Clanachan a jugé que Charlottetown était la ville idéale où organiser le tournoi de 2020.

«Les trois provinces auraient pu accueillir le tournoi, mais tous les astres se sont alignés, au bon moment, pour l’Île-du-Prince-Édouard. Le gouvernement provincial nous offrait son plein soutien. Le Canada est un pays sécuritaire, dans l’ensemble, depuis le début de la pandémie. L’Île est une petite province et ses gens ont été très disciplinés. Ils n’ont pas été trop durement frappés. Il s’agit donc d’un milieu d’accueil idéal pour nos joueurs et pour les autres employés de nos équipes.»