En sept matches, Callum Irving n’a été battu que quatre fois et a mené le Fury à une fiche de 4-1-2.

Irving remplace Crépeau avec brio

La saison du Fury d’Ottawa n’est vieille que de 10 matches, mais déjà l’apocalypse appréhendée par la perte de Maxime Crépeau n’est plus une source de préoccupation.

En 2018, dans une saison de 34 matches où le Fury n’avait généré que 31 buts, Maxime Crépeau s’était avéré le joueur par excellence du club. Son record la USL de 15 blanchissages avait permis au club ottavien d’éviter le pire et de lutter pour une place dans les séries jusqu’à la dernière semaine du calendrier. Son brio lui a ensuite valu une promotion dans la MLS avec les Whitecaps de Vancouver où il est devenu le gardien titulaire du club de Marc Dos Santos.

À Ottawa, les saisons 2018 et 2019 de Callum Irving sont aux antipodes. Gardien numéro un en 2017, il a perdu son poste à Crépeau après seulement deux matches en 2018 après avoir accordé neuf buts sur 16 tirs. Pire, le gardien britanno-colombien était devenu le troisième gardien du club parce que David Monsalve avait eu la confiance de l’entraîneur-chef Nikola Popovic quand Crépeau a dû s’absenter pour représenter le Canada sur la scène internationale.

Encore cette saison, c’est Monsalve qui a amorcé les trois premiers matches du club, mais la première défaite de 3-0 contre Nashville dans le troisième match a ouvert la porte à Irving. Cette porte ne s’est jamais refermée.

En sept matches, il n’a été battu que quatre fois. Il a mené le Fury à une fiche de 4-1-2. Il a réalisé trois jeux blancs et il n’a pas encore accordé la moitié des buts qu’il avait alloué en deux matches en 2018. Sa moyenne de 0,57 but accordé par match contraste avec sa moyenne de 1,28 en 2017 quand il avait amorcé les 32 matches du Fury dans une saison où il avait été le joueur le plus utile du club.

Stats avantageuses

Comment va Irving ? Oublions les 15 jeux blancs de Maxime Crépeau l’an dernier. En 31 matches, sa moyenne s’était établie à 1,00 but par match avec un pourcentage d’arrêt de 72,6 %. Irving est donc à 0,57 dans un plus petit échantillon, mais son pourcentage d’arrêt se situe à 81 %.

«C’est tout un rebondissement hein ?», a-t-il répondu au Droit lorsqu’on lui a fait part de ses statistiques des deux dernières années.

En bon coéquipier, le gardien de 26 ans a affirmé que l’équipe de cette année est la meilleure qu’il a eue devant lui depuis trois ans.

«J’en suis certain à 100 %. Nous plaçons l’adversaire dans des positions où il est difficile de compter. Mon travail, c’est de m’assurer d’être positionné de manière à ce que les tirs soient les moins dangereux possible. Je me suis beaucoup amélioré dans cet aspect du jeu. Tactiquement, mon positionnement me faisait hésiter dans des situations de jeu où les chances de compter étaient de 50/50. J’avais de la misère à prendre des décisions. Ma position de départ est mieux maintenant et j’organise aussi mieux le jeu devant moi.»

À force de regarder Maxime Crépeau travailler l’an dernier, Irving avoue avoir appris un truc ou deux du gardien québécois.

«Tout ce que Max fait, il le fait avec intensité. C’est un gardien agressif qui ne se soucie pas d’une erreur. Il n’a pas peur de refaire le même jeu pour se racheter. Je suis plus agressif aujourd’hui.»

L’approche mentale d’Irving a aussi changé par rapport à ses débuts à Ottawa en 2017.

«Avant, je me souciais de ce que j’avais à faire pour être bon et garder mon poste. Maintenant, je sais ce que j’ai à faire pour aider l’équipe. Je dois juste laisser le jeu venir vers moi au lieu de penser à ce que je peux faire pour l’affecter. Je suis plus calme. J’ai plus d’assurance.»

Irving et le Fury (5-2-3) vont tenter d’amasser au moins un point dans un sixième match de suite dimanche quand l’Independance de Charlotte (1-6-5) sera de passage à la Place TD.