Nikola Popovic mise sur un bon début de saison pour aller chercher les points qui manquent d’habitude au Fury pour faire les séries.

«Il faut faire les séries»

Julian De Guzman a été catégorique dans une rencontre informelle avec les médias avant de partir en Floride avec le Fury d’Ottawa il y a près de trois semaines.

« Il faut faire les séries. Nous avons une saison pour prouver que la seule équipe canadienne de la USL a sa raison d’être. Il faut démontrer que notre projet peut s’avérer un tremplin pour nos joueurs vers la MLS. Je crois qu’il est important d’avoir un club canadien dans une très bonne ligue. »

Le directeur général sait que le défi sera grand, surtout que certains n’ont pas digéré la décision du club de bouder la saison inaugurale de la Première ligue canadienne (CPL).

« La qualité de jeu dans la USL s’améliore chaque année et c’est pour ça que nous avons gardé un noyau de joueurs de la dernière saison en plus d’ajouter des joueurs qui feront la différence. »

Le Fury aura son premier test samedi soir alors qu’il va lancer sa saison en Caroline du Sud contre le Battery de Charleston, un club qui s’est qualifié pour les séries de la USL à ses huit dernières saisons.

« C’est un des quatre meilleurs clubs de notre conférence, pense l’entraîneur-chef Nikola Popovic, de retour pour une deuxième année. Nous n’avons pas beaucoup d’information sur eux en matière de style de jeu en ce début de saison, mais juste en regardant leur alignement, nous savons qu’ils seront difficiles à affronter. »

Lents départs

À ses cinq premières campagnes chez les professionnels, le Fury a toujours connu de lents départs. Il a donc essayé de rectifier le tir cette année en restant plus longtemps en Floride pour s’entraîner dans un environnement similaire à celui de samedi soir au MUSC Health Stadium.

Le Fury a raté les séries à chacune de ses trois dernières saisons. Souvent, il lui a manqué qu’une poignée de points pour y accéder. Il espère que les mesures prises cet hiver vont lui permettre d’aller chercher ces points.

L’édition 2019 du Fury, c’est 22 joueurs, dont 15 Canadiens. Onze joueurs sont de retour, dont le capitaine Carl Haworth, Kevin Oliveira, Nana Attakora, Jérémy Gagnon-Laparé, Jamar Dixon, Onua Obasi et Maxim Tissot. Ce dernier se remet toujours d’une opération à un genou et va rater les premiers mois de la saison.

Parmi les nouveaux venus, Julian De Guzman a dit qu’il souhaitait avoir des joueurs internationaux qui allaient faire la différence. À ses yeux, Christiano François, Charlie Ward et Wal Fall ont ce profil.

Joueurs perdus

« Dans la saison morte, nous avions ciblé huit joueurs à qui nous tenions énormément. Nous en avons eu trois. Nous étions sur le point d’ajouter deux autres attaquants quand l’imbroglio avec la Concacaf a éclaté à la fin du mois de décembre. Ils n’étaient pas prêts à attendre le dénouement de la cause. Ils sont allés jouer ailleurs. »

Ce que De Guzman a aimé au camp d’entraînement, c’est que ses anciens de 2018 et ses nouveaux visages ont été capables de maîtriser rapidement le système de jeu privilégié par l’entraîneur Popovic.

« Au bout de 10 jours, ils avaient compris ce que nous n’étions pas parvenus à faire en un an l’an dernier ! Les partisans devraient voir une équipe au style différent cette année. Nous allons créer beaucoup plus d’occasions de compter. Avec 31 buts en 34 matches l’an dernier, c’était nettement insuffisant. »

Si le Fury pense être plus menaçant en zone offensive en 2019, il restera à voir s’il pourra maintenir la même étanchéité défensive sans son gardien Maxime Crépeau, qui a fait le saut dans la MLS avec les Whitecaps de Vancouver.

David Monsalve, qui n’a pas disputé un seul match avec le Fury en saison régulière, est le numéro un jusqu’à nouvel ordre. Un autre gardien d’expérience de la USL est dans la mire du club afin de lui offrir une saine compétition. Une entente serait imminente.