Le défenseur anglais du Fury d’Ottawa, Onua Obasi

Honnête Obasi

Onua Obasi n’a pas peur d’analyser objectivement ses performances.

Le défenseur anglais du Fury d’Ottawa s’est retrouvé dans le XI de la semaine de la United Soccer League (USL). « C’est gentil. Toujours agréable d’être reconnu pour son travail... même si j’ai parfois l’impression qu’on remet un peu ces prix de manière aléatoire », réagit-il.

Obasi a pourtant livré une performance solide, samedi dernier. Dans un verdict nul de 0-0 contre le Battery de Charleston, sur la route, il a réussi une dizaine de tackles.

« Oui, c’était un bon match. Ce que je veux dire, c’est que j’ai déjà livré de meilleures performances sans pour autant me retrouver parmi les étoiles de la semaine. »

À Charleston, le Fury a réussi à blanchir ses adversaires dans un quatrième match d’affilée.

L’équipe tentera d’étirer sa séquence sans allouer de but, vendredi soir, lorsque le Bethlehem Steel FC sera de passage à la Place TD.

Dans d’autres sports, où les athlètes abusent davantage des clichés, on dirait que les honneurs individuels rejaillissent sur toute l’équipe.

Obasi est d’ailleurs le deuxième défenseur du Fury à se retrouver parmi les étoiles de la USL, en mai.

L’Irlandais Colin Falvey a reçu cet honneur avant lui.

« C’est probablement vrai, croit Obasi. J’imagine que les gens qui choisissent les étoiles identifient d’abord les équipes qui ont réussi une clean sheet. Ils regardent ensuite les statistiques de tous les défenseurs, pour isoler celui qui a complété le plus de grand nombre de tackles ou de challenges. Généralement, quand une équipe joue un match complet sans concéder un seul but, toute la ligne défensive s’est montrée solide pendant 90 minutes. »

Amélioration constante

Les geeks et les adeptes de cosplay seront à l’honneur, vendredi, dans le Glebe. Ce sera la première soirée dédiée à la « Pop Culture » à la Place TD.

Des prix seront décernés aux gens qui oseront porter leurs costumes de superhéros dans les gradins.

On a utilisé Maxime Crépeau pour faire la promotion de l’événement. Sur les affiches, on le voit porter le Gant de l’infini, du film Avengers : Infinity War.

Le gardien québécois n’est pas un grand fan de ce type de cinéma. Pourtant, à l’image des protagonistes qui gagnent (et perdent) en équipe, il aime répéter qu’il n’est pas le principal responsable de la récente séquence du Fury.

« Si l’équipe enchaîne les blanchissages, ce n’est pas juste moi. Ce n’est pas juste les défenseurs, non plus, ni les milieux de terrain. C’est tout le monde », commente-t-il.

Il ne sait pas trop à quoi s’attendre du Steel FC.

Ce club, qui profite d’un partenariat avec l’Union de Philadelphie, pourrait envoyer quelques jours de la MLS à Ottawa pour ce duel.

De toutes façons, le Fury n’a qu’à s’appuyer sur ses récentes performances. « Lorsqu’on défend correctement, lorsqu’on est neuf ou 10 joueurs derrière le ballon, on est vraiment difficiles à briser, commente-t-il. Les Red Bulls de New York y sont parvenus, un peu. Les autres clubs que nous avons affrontés récemment n’ont pas été capables.