Ben Fisk devrait être le premier capitaine de l’histoire de l’Atlético d’Ottawa dans la Première ligue canadienne.
Ben Fisk devrait être le premier capitaine de l’histoire de l’Atlético d’Ottawa dans la Première ligue canadienne.

Fisk a hâte de jouer, peu importe l’endroit au Canada

L’incertitude. Toujours l’incertitude.

Voilà déjà six semaines que les joueurs de l’Atlético d’Ottawa sont de retour à l’entraînement progressif.

Bientôt, ils auront atteint leur «forme de match», mais avec la COVID-19 qui montre des signes de recrudescence, personne ne sait s’il y aura bel et bien une saison en 2020 dans la Première ligue canadienne (CPL).

Pressenti pour être le capitaine de la formation d’expansion de la CPL, Ben Fisk a juste hâte de jouer des matches significatifs, peu importe le format que prendra la saison écourtée de 2020.

«Honnêtement, les gens parlent d’un tournoi sur l’île de Vancouver ou sur l’Île-du-Prince-Édouard. Je n’ai pas de préférence. Ils peuvent bien nous envoyer dans le nord au Nunavut s’ils le veulent. Tant que le terrain sera décent pour jouer, nous y serons», a dit le milieu de terrain âgé de 27 ans.

Fisk a été le premier joueur à signer un contrat avec l’Atlético. Il a été un des rares à rester à Ottawa depuis le début de la pandémie. Par moment, il lui a été difficile de garder espoir.

«Le monde entier a été affecté. Quand on vous enlève votre travail, c’est difficile de garder le sourire, mais nous sommes de retour sur le terrain maintenant et tout le monde est content.»

Ben Fisk

La ligue travaille depuis plusieurs semaines à élaborer les plans d’un tournoi de type Coupe du Monde dans un lieu à huis clos. Le championnat canadien pourrait suivre à ce même endroit. Là-dessus, Ben Fisk n’a aucun contrôle. Tout ce qu’il veut, c’est jouer.

«Je ne me préoccupe pas du format que prendra notre saison. Tout ce que je veux, c’est de jouer le plus grand nombre de matches possibles. Comme équipe, nous voulons démontrer aux dirigeants et à nos partisans qu’ils ont bien fait de nous rassembler. Comme joueurs, nous sommes payés pour performer sur le terrain. Pour le reste, nous allons faire confiance aux gens placés plus haut que nous pour qu’une saison ait lieu», a-t-il expliqué.

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À titre de représentant syndical de l’Atlético auprès de la nouvelle association des joueurs de la CPL, Fisk dit avoir été consulté davantage en ces temps sans précédent.

«C’est un moment très compliqué pour un nouveau syndicat. Il est difficile d’avoir de vraies réponses parce que nous sommes devant une situation inconnue. Je suis très passionné par la création de la Première ligue canadienne. Je veux que ça fonctionne. Je vais déplacer des montagnes pour que cette ligue connaisse du succès. Pour que ça fonctionne, il faut voir les deux côtés de la médaille. Il est important que tout le monde ait une voix. Les joueurs ont été impliqués dans les conversations plus que par le passé. C’est une bonne chose. La ligue et les joueurs ont un but commun. Nous avons été consultés sur certaines choses et moins sur d’autres.»

L’Atlético peut maintenant tenir des entraînements avec leurs 14 joueurs sous contrat (deux autres joueurs internationaux sont coincés dans leurs pays). Certaines règles sanitaires doivent être suivies, mais au moins, Fisk peut déjà travailler à solidifier l’esprit d’équipe.

«Nous avons vraiment plusieurs bons morceaux dans notre équipe. Tout le monde apporte quelque chose de spécial. J’aime bien les personnalités de nos joueurs. Nous ne sommes pas encore prêts à répondre à des situations de match, mais nous sommes en train d’établir une chimie. Les joueurs vont bien dans les circonstances. Nous avons tous hâte que les matches commencent.»