Colin Falvey n’a jamais fait partie d’une équipe perdante depuis qu’il a traversé l’Atlantique pour évoluer en Amérique du Nord en 2010.

Falvey ne joue pas avec des perdants

Le début de saison du Fury d’Ottawa est un désastre.

Comment dire autrement ? Avec un seul point en banque après cinq matches, il forme provisoirement le pire des 33 clubs au classement la USL. Ces résultats contrastent avec l’enthousiasme débordant de l’organisation pendant le camp d’entraînement.

La situation serait inquiétante si l’entraîneur-chef Nikola Popovic n’avait pas participé à deux finales consécutives de la USL avec les Rangers de Swope Park, doubles champions en titre de la conférence de l’ouest. Ce dernier en a assez vu pour croire que son équipe est meilleure que sa fiche ne l’indique après cinq matches où elle n’a compté que deux buts en plus d’en avoir accordé 14.

L’autre personnage rassurant dans le vestiaire du Fury est le vétéran Colin Falvey. Le défenseur irlandais n’a jamais fait partie d’une équipe perdante depuis qu’il a traversé l’Atlantique pour évoluer en Amérique du Nord en 2010.

À la veille d’un match qui sera présenté en matinée devant plus de 7000 écoliers mercredi avant-midi, Falvey se faisait rassurant malgré l’absence de points au classement du Fury.

« Ça fait neuf ans que je joue sur ce continent. J’ai toujours joué pour de bonnes équipes. Honnêtement, nous avons beaucoup de travail devant nous, mais ceci n’est pas une équipe perdante. Nous connaissons un début de saison frustrant. Les résultats ne viennent pas aussi rapidement qu’anticipé, mais ce que les gens ne peuvent pas voir, c’est que nous sommes vraiment proches d’être en mesure de renverser la vapeur. »

Le défenseur de 32 ans signale quelques éléments qui sont à la source des déboires de son club.

« Premièrement, le club a pris une toute nouvelle direction. Il y a un nouveau personnel d’entraîneurs et un nouveau système de jeu à maîtriser avec un nouveau groupe de joueurs. Puis, il y a le facteur nordique qui joue contre les équipes canadiennes. Nous prenons du retard dans les premières semaines de notre camp d’entraînement en jouant à l’intérieur sans véritables matches préparatoires. Même lors de notre grosse année en 2015 avec Marc Dos Santos, nous avions mis du temps avant de nous mettre en marche. »

Falvey ajoute qu’il a déjà fait partie d’équipes où il a ressenti de l’inquiétude. Ce n’est pas son cas cette année.

« Je vois des améliorations. Il faut mieux gérer nos matches et se mettre le nez dans le trafic. Vous avez vu l’entraînement aujourd’hui. Le groupe demeure positif. C’est un groupe ouvert, qui veut apprendre. Nous jouons encore avec énergie. Il y a des sourires sur les visages. Nous venons même de tenir une discussion sérieuse parce que ça nous prend juste un bon résultat pour nous lancer », pense-t-il.

Contre New York
Pour commencer, Falvey aimerait bien voir son équipe compter le premier but d’un match afin d’abaisser la tension qui pèse sur les épaules de ses coéquipiers.

Le Red Bull de New York est en ville mercredi. C’est un club offensif qui n’a perdu qu’une fois en sept matches.

Nikola Popovic a qualifié le Red Bull du meilleur club-école d’une équipe de la MLS dans la USL. « Avec les Rangers de Swope Park (Kansas City), le Red Bull est le meilleur club affilié de la ligue. Ils sont agressifs. Ils sont jeunes. Ils sont rapides et ils ont souvent des prêts de joueurs de la MLS. »

Le Fury recevra de l’aide afin de tenter de gagner son premier match de la saison. Le défenseur Onua Obasi a terminé de purger une suspension de trois matches pour le carton rouge dont il a hérité dans le deuxième match de l’année à Tampa Bay. Popovic a aussi assuré que Doneil Henry, prêté par les Whitecaps de Vancouver, ferait ses débuts contre le Red Bull.