À 32 ans et toujours aussi fougueux, le défenseur Colin Falvey revient à Ottawa avec un contrat de deux ans, mais se dit prêt de rester plus longtemps s’il le faut.

Falvey: le retour d’un visage populaire

Il est dur et impitoyable sur un terrain de soccer. Il déteste perdre et il a porté le brassard de capitaine depuis deux ans.

Avec Richie Ryan, Carl Haworth et Julian De Guzman, le nom de Colin Falvey a assurément fait partie de la liste des joueurs préférés des partisans depuis les débuts du Fury d’Ottawa en 2014.

Or, Falvey n’a disputé qu’une saison dans la capitale nationale. C’était en 2015 pendant la saison magique qui a vu le Fury atteindre la finale de la NASL. Comme plusieurs gros noms, il avait abandonné le navire quand l’entraîneur-chef Marc Dos Santos avait accepté un poste avec le club-école du Sporting de Kansas City.

À Indianapolis, le défenseur irlandais a continué de connaître du succès. Il a d’ailleurs participé à une autre finale en 2016, mais avec le statut nébuleux de la NASL, il est de retour à Ottawa pour la saison 2018. Son ancien coéquipier devenu directeur général du Fury, Julian De Guzman, a eu son mot à dire sur ce populaire rapatriement.

Au beau milieu de la troisième semaine du camp d’entraînement du Fury sous les ordres de Nikola Popovic, Colin Falvey est plus convaincu que jamais de son choix de revenir au Canada.

« Plus le camp avance, plus c’est clair dans ma tête que j’ai pris la bonne décision. Le nouveau personnel d’entraîneurs est impressionnant et les joueurs qui ont été ajoutés à l’équipe sont excellents. Je pense que nous avons les éléments pour connaître du succès en 2018 », a dit l’athlète de 32 ans.

Ajout prioritaire
Pour Julian De Guzman, la mise sous contrat de Falvey était prioritaire pour sa première année dans le fauteuil du DG.

« Colin est un ancien coéquipier. C’est la colle qui rassemble les morceaux d’une équipe. C’est un leader naturel. Quand il parle, les autres écoutent. En tout cas, quand je jouais avec lui, j’écoutais ! Il va nous aider à naviguer à travers les hauts et les bas d’une saison. Il est capable de prendre le taureau par les cornes. C’est un joueur qui fait la différence quand ça compte. Il a porté notre uniforme. Il a connu du succès ici. Il était en demande partout dans la USL, mais il brûlait d’envie de revenir. Nous sommes chanceux de l’avoir. »

Falvey avoue qu’il était courtisé ailleurs aux États-Unis, mais que l’idée de renouer avec son ami De Guzman le séduisait.

« Premièrement, c’est dur de dire non à Julian ! On s’entendait bien en 2015 et j’ai toujours aimé discuter de soccer avec lui. J’avais le goût de faire partie de ce qu’il essaie de construire. Un contrat de deux ans m’a donné une certaine sécurité dans un environnement où il y a de nouveaux entraîneurs. J’ai deux ans pour ajouter de la quincaillerie à mon bagage. »

Rôle précis
Pendant les deux saisons qui ont suivi son départ, le Fury a frayé dans les bas-fonds du classement de la NASL en 2016 et de la USL en 2017. Que s’est-il passé à son avis ?

« J’ai parlé avec quelques anciens coéquipiers qui ont vécu ces deux saisons. Je n’étais pas là, mais de ce que je comprends, c’est que les joueurs étaient confus par rapport à leurs rôles. Aussi, la philosophie et le système du club changeaient souvent. Ça va occasionner des problèmes. Ce n’est certainement pas le cas avec le nouveau coach. Il est très clair dans ce qu’il veut et il va s’en tenir à son modèle jusqu’à la fin de l’année. »


«  Colin est un ancien coéquipier. C’est la colle qui rassemble les morceaux d’une équipe. C’est un leader naturel. Quand il parle, les autres écoutent. En tout cas, quand je jouais avec lui, j’écoutais !  »
Julian De Guzman

Colin Falvey représente le modèle du candidat idéal pour devenir capitaine du Fury cette saison. D’ailleurs, la direction lui a demandé de prendre l’équipe à sa charge et l’Irlandais compte saisir la balle au bond.

« La direction veut que l’équipe adopte une mentalité gagnante. Vous me connaissez. Je ne passe pas par quatre chemins pour passer mes messages. On m’a dit que l’an dernier, on utilisant plusieurs excuses pour expliquer les défaites. Il n’y aura plus d’excuses. Le club veut une équipe forte mentalement. Nous allons disputer chaque match pour le gagner. Le reste est inacceptable, mais ça va être un travail facile. Les joueurs que Julian a mis sous contrat ont tous la même mentalité que moi. »