Wal Fall débarque à Ottawa avec la réputation de pouvoir amener son club à un niveau supérieur. En trois ans, il n’a jamais raté les séries de la USL.

Fall: pièce maîtresse du Fury en 2019

Il est né à Francfort en Allemagne, trois ans après la chute du mur de Berlin.

Et même si son nom pourrait être un clin d’œil à ce moment historique, Wal Fall assure qu’il n’en est rien.

« Mon prénom est Sénégalais et n’a rien à voir avec l’Allemagne ! Mon père vient du Sénégal. Il parle français, mais pas moi, malheureusement. Mon nom se prononce Val Falle, mais en Amérique du Nord, tout le monde le prononce à l’anglaise : Wall Fall. C’est correct. Je suis habitué ! »

Voilà pour la petite histoire derrière ce nom que tous les partisans du Fury d’Ottawa apprendront à connaître par cœur en 2019. Le directeur général Julian De Guzman a été assez clair là-dessus. Wal Fall représente « le meilleur coup du club » depuis longtemps.

Débarqué en Amérique il y a trois ans, le milieu de terrain de 26 ans a toujours participé aux séries de la USL. Les deux premières années, c’était avec les Rhinos de Rochester. L’an dernier, c’était avec le FC St-Louis.

Un des joueurs les plus recherchés pendant la saison morte, Fall n’aurait pas arrêté son choix sur Ottawa s’il ne croyait pas en ses chances d’accéder aux séries. Quand un joueur espère être recruté par un club de la MLS, il ne cherche pas à s’associer à un club qui ne participera pas aux séries.

« Nous avons passé près d’un championnat à mes deux années à Rochester et St-Louis a participé aux séries pour la première fois l’an dernier. Je m’en viens ici pour aider l’équipe à atteindre cet objectif », a-t-il dit en ce début de deuxième semaine du camp d’entraînement du Fury.

L’athlète de 6’3’’ avait le gros bout du bâton dans ses négociations. Plusieurs clubs étaient à ses trousses. Dans la capitale canadienne, il était séduit par le style de jeu que tente d’implanter l’entraîneur-chef Nikola Popovic.

« Sa façon de voir le jeu convient à mon style offensif. Je me retrouve dans ce système. »

Puis, son lien avec Julian De Guzman a aussi fait pencher la balance en faveur du Fury.

« Je connais Julian par l’entremise d’un ami commun. Je suis en contact avec Julian depuis que je suis à Rochester. Il a eu le temps de me vendre la façon de faire du club ici. Ça me convenait. »

Dernier incitatif, mais non le moindre. Fall et sa conjointe attendent la venue d’un premier enfant.

« Je pense que cette ville sera idéale pour élever un enfant. Pour toutes ces raisons, Ottawa représentait le meilleur endroit pour ma famille et moi. »

Le joueur étoile allemand n’arrive pas à Ottawa en territoire inconnu non plus. Il a joué avec Christiano François à Rochester et il a connu l’entraîneur-adjoint Victor Oppong en Allemagne.

« J’ai consulté Christiano avant de venir. Ma décision a été facilitée parce que je connaissais des gens ici. La Place TD est aussi un bon endroit pour jouer au soccer. Quand je suis venu par le passé, il y avait toujours de bonnes foules avec une bonne ambiance. Ça pourrait être encore mieux si plus de gens venaient nous encourager. Parfois, les spectateurs arrivent à nous pousser dans la bonne direction. »

À Ottawa, Wal Fall a l’intention d’en mettre plein la vue afin d’atteindre l’objectif qu’il s’était fixé en traversant l’Atlantique.

« Tout le monde veut jouer au plus haut niveau possible. En Europe, j’étais coincé. Je n’arrivais pas à faire avancer ma carrière. En m’amenant ici, je voulais lui donner un nouveau souffle et écrire de nouveaux chapitres. Pour un jeune joueur international, c’est plus difficile d’accéder à la MLS parce que les équipes favorisent des joueurs plus expérimentés. Je ne contrôle pas leurs décisions. Tout ce que je peux faire, c’est d’aider mon club le plus possible en jouant chaque match à mon meilleur niveau. »