Eddie Edward honoré à Ottawa.

Eddie Edward honoré

Joueur émotif qui ne donnait jamais dans la demi-mesure, Eddie Edward a été honoré par le Fury d’Ottawa avant le premier match de la saison à la Place TD.

Natif d’Ottawa, le défenseur de 30 ans était venu compléter sa carrière chez lui où il a disputé ses 79 derniers matches professionnels devant parents et amis. Seuls Carl Haworth et Jamar Dixon (un autre Ottavien) ont disputé plus de matches que lui dans la jeune histoire du club.

L’organisation lui a remis un cadre avec son chandail #3 en guise de souvenir. Samedi après-midi, il avait troqué ses crampons pour une tenue de ville.

«C’est certainement différent et un peu difficile. J’ai des émotions partagées. Il y a une bonne foule ici aujourd’hui. Les gars ont connu un bon début de saison. C’est sûr que j’aimerais encore être avec eux. Physiquement, je pense que je pourrais encore jouer, mais en discutant avec les dirigeants et de la direction qu’ils souhaitaient prendre cette saison, c’était mieux d’arrêter. De toute façon, avec mon épouse, nous avions toujours ciblé mes 30 ans pour ma retraite sportive.»

Edward ne sera jamais bien loin de la Place TD. Il a aussitôt été embauché par l’OSEG afin d’agir à titre de directeur des comptes dans l’équipe des ventes.

«Je n’ai pas étudié là-dedans, mais mon père a travaillé dans ce domaine tout comme mon frère en ce moment. Ça court dans la famille! J’ai appris d’eux, mais mon travail n’est pas vraiment de la vente. On me demande d’organiser des expériences avant, pendant et après les matches. C’est assez facile parce que tout est en lien avec le soccer, un sport qui me passionne et que je connais très bien. Je profite de mon expérience pour la partager avec les jeunes.»

Parmi ses meilleurs souvenirs, Edward aura toujours un faible pour la victoire du Fury contre le FC Toronto dans le championnat canadien, mais rien ne va surpasser un but qu’il a compté pour conduire l’équipe à une victoire à la Place TD.

«Mon père n’allait pas bien. Il ne pouvait pas se déplacer, mais le reste de ma famille était ici pendant que mon père regardait le match à distance. Quand j’ai compté le but, j’ai été frappé par les émotions parce que finalement, c’est le dernier match que mon père a vu...»

Le père d’Eddie Edward est décédé des suites d’un cancer peu de temps après.

Dans sa carrière, le puissant défenseur a joué un peu partout en Amérique du Nord, notamment avec le FC Dallas, les Islanders de Puerto Rico et avec le FC Edmonton, où il avait été un joueur vedette chez les «Eddies».