Julian De Guzman l’avoue : quelques mois plus tôt, il ne se doutait pas que le Fury connaîtrait autant de succès cette saison.

Du renfort pour Popovic et pour le Fury?

Tout le monde a été surpris de voir le Fury d’Ottawa connaître autant de succès dans la première moitié de saison. Même le directeur général du club doit l’admettre. Il ne s’attendait pas à voir son équipe accumuler autant de points.

« Ça m’étonne un peu », a reconnu Julian De Guzman lors de notre passage à la Place TD, plus tôt, cette semaine.

Son club se préparait en prévision de son prochain match. Samedi soir, à Pittsburgh, il tentera de prolonger à sept sa séquence de matches sans défaite.

« Quand je repense à la saison morte... À un certain moment donné, on essayait de se battre pour conserver notre droit d’évoluer dans la United Soccer League. Nous n’avions alors que huit joueurs et quatre employés sous contrat ! Je peux vous garantir, à ce moment-là, que les résultats estivaux étaient assez loin, sur ma liste de priorités. »

« En rétrospective, il faut reconnaître que les joueurs qui ont choisi de se joindre à nous croyaient au programme du Fury. Ils étaient prêts à faire une différence. »

De Guzman vante le travail des joueurs internationaux qui ont survécu au rude mois de mai que nous venons de connaître. Les milieux de terrain européens Wal Fall et Charlie Ward, de même que l’attaquant africain Mour Samb, connaissent effectivement de bons départs.

Les choses fonctionnent si bien, pour le Fury, que De Guzman devra sans doute penser à leur donner un coup de pouce.

Le mois de juin qui débute s’annonce difficile. « Nous aurons sept matches à jouer dans un assez court laps de temps, souligne l’entraîneur-chef Nikola Popovic. Je devrai établir une rotation pour donner un peu de repos à certains joueurs. C’est crucial. Nous devons sortir de ce segment de notre calendrier sans subir trop de pertes. »

De façon parallèle, en juin, s’ouvrira une nouvelle fenêtre pour les transferts internationaux. Le Fury n’a jamais disposé d’énormes budgets, mais De Guzman cherchera quand même à dénicher quelques joueurs qui pourraient donner un coup de pouce.

« L’alignement d’un club de soccer n’est jamais complet à 100 %, commente-t-il. Nous pouvons toujours ajouter à notre profondeur. Nous avons déjà identifié quelques individus. Nous discutons constamment. »

« Je crois qu’on pourrait ajouter un joueur. Qu’ils soient Canadiens ou qu’ils soient étrangers, ces gens devront être prêts à faire une différence. Ils devront être capables de nous apporter un petit quelque chose de plus. »

Un entraîneur changé

À l’approche de la mi-saison, les dirigeants de la USL ont commencé à identifier les candidats aux honneurs individuels.

Dans un article publié sur le site officiel de la ligue, on a ciblé trois hommes pour le titre d’entraîneur-chef de l’année. Popovic en fait partie.

À défaut d’être nouveau, comme ses joueurs Fall, Ward et Samb, il semble avoir modifié son approche en 2019.

« Il est un des meilleurs entraîneurs de notre ligue. Il a enfin les joueurs qui lui permettent de mettre en œuvre ses idées. »