Christiano François et Kévin Oliveira sont devenus amis, inséparables, durant le camp d’entraînement. Ils sont devenus colocataires au début de la saison. Ils partagent presque tout. Ils ont même décidé d’adopter la même coupe de cheveux.

Deux «jumeaux» avec le Fury

Toute cette histoire peut facilement porter à confusion.

Christiano François et Kévin Oliveira sont coéquipiers. Ils font tous les deux partie du XI partant du Fury d’Ottawa. Ils sont souvent complices, puisque l’attaque passe en grande partie par eux.

Ils sont devenus amis, inséparables, durant le camp d’entraînement. Ils sont devenus colocataires au début de la saison. Ils partagent presque tout. Ils ont même décidé d’adopter la même coupe de cheveux.

C’est là que le spectateur non-habitué peut s’y perdre. Quand les deux joueurs qui se partagent le ballon dans le territoire ennemi ont la même tête blonde et bouclée...

«Cette coupe de cheveux me porte chance», affirme Oliveira, sourire en coin.

«J’ai reçu des tas de bons commentaires. Ma copine trouve que ça me va bien. C’est juste un petit quelque chose que je fais chaque année. À l’approche du match inaugural à domicile, j’essaie de faire un petit quelque chose de nouveau», complète François.

Oliveira, membre du programme international du Cap-Vert, a le droit de penser que sa nouvelle tête lui porte chance. Il a marqué deux des quatre buts du Fury, depuis le début de la saison. Le deuxième a été inscrit la fin de semaine dernière, dans la victoire de 2-0 enregistrée à la Place TD.

François a été un peu moins chanceux.

L’attaquant haïtien mis sous contrat durant l’hiver a obtenu quelques belles opportunités. Il domine présentement l’équipe avec 12 tirs et 5 tirs cadrés.

Il n’a pas encore marqué.

«Je ne dirais pas que j’ai été malchanceux, intervient le joueur de 25 ans. Je crois certainement que ça va bientôt débloquer. Je crois en Dieu. Je crois en moi. Si je continue de profiter de mes opportunités, si je continue à jouer de la bonne façon, je vais bientôt marquer.»

Oliveira n’a pas l’air trop nerveux quand il pense à son grand copain.

«Il est tellement rapide! Il est si rapide qu’il est difficile de le couvrir, à un contre un. Si on fait la moyenne, en 10 bagarres individuelles, il va sortir avec le ballon à huit ou neuf occasions. C’est pourquoi j’essaie de le trouver le plus souvent que possible, sur le terrain.»

Menace à Louisville

L’attaque ne sera pas la principale source de préoccupation du Fury, ce week-end.

Le club a repris l’avion, vendredi après-midi.

Samedi soir, il rendra visite au très intimidant Louisville City FC.

«C’est un adversaire que nous prenons très au sérieux, reconnaît l’entraîneur-chef Nikola Popovic. Le Louisville City FC ressemble beaucoup au Nashville SC.»

Nashville, on s’en souvient, a infligé un revers de 2-0 au Fury, il y a quelques semaines.

«Louisville a remporté le championnat de notre ligue, l’an dernier. Ce club aligne des tas de joueurs de très haut niveau. Pour avoir une chance, contre eux, il faudra jouer de façon très compacte. Il faudra se montrer très agressifs défensivement», explique Popovic.

Les équipes de la USL qui visitent le Kentucky sont aussi confrontées à un défi particulier. Le City FC s’installera dans son domicile permanent en 2020. En attendant, les champions «squattent» un stade de baseball des ligues mineures. «Leur terrain est bien particulier. Il y a du gazon naturel, du gazon synthétique, du sable... Le club local est habitué. Les visiteurs doivent trouver une façon de très vite s’y adapter», commente Popovic.

Le Fury est à l’aise. «Nous n’avons pas encore perdu sur la route», note Christiano François.