Paul Dalglish confirme que le jumelage avec la MLS fait en sorte que les équipes sont maintenant plus compétitives, lui qui a été entraîneur dans la USL avant de se joindre au Fury.

Des échelons à gravir en juillet

En changeant de ligue cette saison, le Fury d'Ottawa passait d'un club à petit budget dans la NASL à un club à gros budget dans la USL.
La saison dernière, quand l'entraîneur-chef Marc Dos Santos a quitté l'équipe pour prendre les commandes des Rangers de Swope Park, club-école du Sporting de Kansas City, il avait amené sa bande de jeunots en finale de la USL. Avec un budget plus élevé et des joueurs beaucoup plus expérimentés, on pouvait donc s'attendre à ce que le Fury domine son nouveau circuit.
Or, la troupe de Paul Dalglish arrivera à sa mi-saison samedi pour son match contre le FC Toronto-II et avant de partir pour la Ville Reine, son équipe ne faisait pas partie du portrait des séries éliminatoires. Le Fury (5-5-5) occupait le neuvième rang de la conférence de l'Est de la USL.
Se pourrait-il que le calibre de jeu de la USL se soit amélioré depuis l'an dernier ? Après tout, la ligue a changé de statut en passant de circuit professionnel de troisième division à celui de deuxième division.
L'attaquant Steevan Dos Santos est bien placé pour répondre à la question. Avant de s'amener à Ottawa cette année, il avait marqué 17 buts en deux saisons avec les Rhinos de Rochester. « Depuis que je suis arrivée en Amérique du Nord, la ligue s'est améliorée chaque année. Ça devient de plus en plus difficile de gagner. Cependant, j'ai l'impression qu'il y a plus de club-écoles d'équipes de la MLS dans la conférence de l'Ouest et il y a probablement quelques clubs plus faibles dans cette conférence. Après tout, dans la finale de la dernière saison, le Red Bull de New York avait gagné facilement 5-1 (contre Swope Park) », a expliqué celui qui a trois buts en 11 matches avec le Fury.
De son côté, Carl Haworth est membre du Fury depuis ses beaux jours dans la PDL. Il a aussi goûté à la NASL et la USL. Il peut également affirmer que le calibre de jeu prend du mieux dans la USL. « Depuis cinq à sept ans, chaque club est devenu meilleur. Certains clubs se défendent très bien dans la US Open Cup. Il y a de gros marchés à Sacramento et Cincinnati qui attirent de grosses foules. »
Le FC Cincinnati évolue devant une foule moyenne de près de 20 000 personnes cette saison. Sacramento attire en moyenne 12 000 personnes par match. L'argent généré aux guichets sert en partie à attirer des vedettes internationales. Pour Carl Haworth, la différence principale entre la NASL et la USL se situe dans l'expérience des joueurs. « Il y a moins d'équipes dans la NASL. Les joueurs sont plus âgés. Je pense vraiment que les deux ligues sont tout aussi compétitives. »
Le standard augmente
L'entraîneur-chef Paul Dalglish a passé plusieurs saisons dans la USL avant de venir remplacer Marc Dos Santos à Ottawa. Il confirme que la compétition devient de plus en plus féroce dans le circuit. « Je n'ai jamais vu le standard de jeu être aussi élevé depuis que je suis en Amérique du Nord. Il n'y a pas de matches faciles. Nous évoluons dans une ligue à 30 équipes et son prestige a pris de l'ampleur quand elle s'est associée à la MLS. Les clubs ont de plus en plus de budgets. Je remarque aussi que les puissances de la ligue sont regroupées dans notre conférence, mais il n'y a que deux clubs qui se détachent du reste : Louisville et Charleston. »
Le Fury n'est qu'à sept points de la troisième position de sa conférence. S'il pouvait remporter un match contre l'équipe de dernière position à Toronto (2-9-5) samedi, il pourrait entamer une remontée rapide du classement, car les quatre matches suivants seront disputés à Ottawa. « C'est le temps de faire une poussée dans le classement. Il faut profiter de notre calendrier favorable du prochain mois », a conclu Dalglish.
Un jeune prodige arrive
Le Fury d'Ottawa a ajouté un très jeune talent à son attaque jeudi en mettant sous contrat un Ontarien de 17 ans.
Repêché par le FC Dallas dans la MLS, Adonijah Reid a été le premier joueur à faire partie du programme canadien « Génération Adidas » conçu pour favoriser l'ascension des meilleurs joueurs nationaux vers la meilleure ligue d'Amérique du Nord.
« Adonijah est jeune et dynamique avec de bonnes habiletés pour compléter les jeux. Il va apporter du rythme à notre attaque en plus d'ajouter à notre compétition interne », a signalé l'entraîneur-chef Paul Dalglish au sujet du plus jeune joueur de son équipe.
Adonijah Reid a remporté le soulier d'or à 15 ans alors qu'il évoluait dans la Ligue-1 ontarienne.
Natif de Brampton, Reid a été sélectionné au deuxième tour (40e au total) du Superdraft de la MLS en 2017. En 2015, à l'âge de 15 ans, il a gagné le soulier d'or de la Ligue-1 ontarienne en marquant 20 buts en 20 matches avec le ANB Futbol de King City en troisième division canadienne. Il avait également remporté le titre du joueur de l'année.
Malgré son jeune âge, l'attaquant de 5'6'' a aussi représenté le Canada avec l'équipe nationale des moins de 20 ans dans sa préparation pour la Coupe du Monde U-20 en 2017. Le jeune prodige a représenté le pays pour la première fois dès l'âge de 14 ans.
Reid n'avait pas été utilisé par le FC Dallas cette saison. Sa venue à Ottawa va lui permettre d'obtenir du temps de jeu qu'il ne pouvait pas obtenir dans la MLS à 17 ans.